T. IX, p. 345 : Lettre à Maucroix
d*assez bonne mine, mais mal vêtus et fort délabrés. L^un de'ces béros guzmanesqucs ^ avait fait une tressie de ses cbeveux, lor quelle lui.pendait.en derrière comme une queue de. cheval^ .
Ici, il retient les particularités de position, de situation et de lieux. Un peu plus haut ceci, un peu plus loin cela, et plus près le reste, voilà ce qu'il tient le plus à rappeler. Là encore, quoiqu'il excelle à faire revivre ses personnages par des descriptions d'ordre visuel, nous devons reconnaître que ce tableau manque, en général, de vie et de mouvement. Quelles sont la démarche, la physionomie, l'attitude de ces personnages bizarres et primitifs qu'il a rencontrés? Bien que cela nous intéressé', il ne lé dit pas. Les souvenirs visuels, sans plus ni moins, assurent la reviviscence de ce petit coin de nature-, pourtant si original, qu'il vient d'apercevoir.
Retrôuvons-Je, une fois de plus, après sa visite au château de Richelieu. Qu'a-t-il retenu de ce joli spectacle qui Ta si vivement intéressé?
Ce grand cabinet dont je parle est accompagné d'un autre petit où quatre tableaux pleins de figures représentent les quatre éléments. Ces tableaux sont -du... (Poussin), le concierge nous le dit, si je ne me trompe; et quand je me tromperais, ce n'en seraient pas moins les quatre éléments 3.
Sans doute, malgré son souci pour le détail^ il se trompe ici. Les figures du tableau dont il parle sont de Brevet et les paysages de Claude Lorrain^. Il est aisé de
\. Guzman d'Alfarache, personnage tracassier et bizarre du roman de l'Espagaol Mat;eo Aleman (1599).