‹ Fontainebleau (volume 3)Chapitre 103 sur 131 · Selon d'Olivet : Histoire de l'Académie · texte numérisé non relu

Selon d'Olivet : Histoire de l'Académie

la bonhomie naturelle qui le rendait amusant pour son entourage, n'impliquent pas qu'il ne sait se défendre lorsqu'on l'attaque ou lorsqu'il est lésé dans ses droits. Il n est pas nécessairement toujours distrait, et, lorsqu'il s'aperçoit que l'on se moque de lui, qu'on le « gruge », dans ses intérêts ou dans sa réputation, il se défend avec beaucoup de verve et <le ténacité.

Son différend avec Lulli nous le montre maniant avec habileté l'épigramme et le calembour, et défendant avec humour ses intérêts. Ce Lulli, ce vilain Florentin, qui « l'enquinauda >>, sut bien vite à qui il avait affaire. Il lui fait écrire des vers et il en encaisse le prix. La Fontaine ne peut accepter qu'on fasse ainsi deux parts de la récompense :

L'argent et les chansons *.

Et ce qu'il ne veut surtout pas, c'est que l'argent soit pour Lulli -, les « sons » et la « gloire » pour lui-même. Aussi, couvre-t-il cet étrange collaborateur do ses railleries et (le son persiflage.

Dans la querelle dos Anciens et <les Modernes, nous le trouvons autoritaire et énergique : c'est si rare chez lui! Il est nettement pour les anciens et les défend avec passion.

Et Descartos, dont on eût fait un dieu chez les païens? 11 finit par le couvrir de tout le mépris dont il est capable. Il ne lui pardonnera jamais d'avoir réduit l'animal à un pur automate.

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