‹ Fontainebleau (volume 3)Chapitre 109 sur 131 · T. IX, p. 447 et 448 : Lettre au duc de Vendôme · texte numérisé non relu

T. IX, p. 447 et 448 : Lettre au duc de Vendôme

2. T. IX, p. 449 : Ibid, — Voir aussi au sujet du bon vin et des bons

repas les passages, déjà cités (Evolution physique) dans cet ouvrage.

SA MENTALITE 208

Après festin, rapt, puis guerre intestine; Rude combat en champ clos, quoique à nu; Point d'assistants ; blessure clandestine ; Fille damée; et le vainqueur vaincue

Quand sonne Fheure des infirmités, quand apparaissent les signes de la décadence et de la nriort prochaine, il se met à changer et pour tout de bon. Il n'est plus Tépicurien convaincu que nous savions, il n'est plus Tinassouvissable jouisseur que nous connaissions déjà. Sa voix est un peu tombée ; les « Ris et l'Amour » ne le visitent plus : c'est un vieillard maintenant.

Il à gardé cependant toute sa présence d'esprit, et, si ses sens sont un peu affaiblis, il n'en est point conscient dans ses paroles et dans ses actions. L'épicurien seul tremble sérieusement maintenant ; aussi, œuvres pieuses, prières, privations, sacrifices, cilices, sont autant de gestes touchants qui remplacent l'heureux badinage et les escapades du libertin de jadis. Il est bien déchu de sa vigueur première. Le bruit court même qu'il est un peu fou ; mais nous ne devons ajouter qu'une créance relative à une pareille appréciation.

Ninon de Lenclos et Saint-Évremond parlent de lui sur le même ton.

Sa tête est bien affaiblie : c'est le destin des poètes 2.

Saint-Evremond ajoute dans une lettre qu'il écrit à M™° de Mazarin.

Le mal, ce n'est pas d'être fou, c'est d'avoir si peu le temps de l'être 3.

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