‹ Fontainebleau (volume 3)Chapitre 110 sur 131 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

Et notre bon fabuliste lui-même nous dit, dans sa préface aux Compagnons (Tiih/sse^ que son esprit « diminue ». Une autre fois, dans une lettre qu'il envoie à M"* d'Hervart, il la prie de venir le soutenir, de venir ressusciter « son génie », car il sont qu'il « va décliner* ».

C'est dire que la Fontaine s'est vu partir, parce que ses forces ont diminué parallèlement à laffai bissement de ses facultés. Et depuis le jour où il s'est affaissé, rue du Chantre, il a changé du tout au tout. Nous ne savons rien de ses derniers entretiens. Quelques billets envoyés à Maucroix sont peut-être les seuls témoignages officiels que nous ayons sur la période prémortelle du plus illustre des fabulistes.

IV. Ses opinions sur la société. — Si nous quittons le cadre de sa vie privée dans lequel nous avons fait entrer ses plus proches parents et amis, pour l'étudier dans le cadre plus large de sa vie sociale, nous pourrons contrôler ainsi l'homme privé par l'homme social- La franchise du fabuliste est toujours la même. Ce qui gâte tout chez lui, ce sont les multiples contradictions dans lesquelles il semble se complaire.

Il veut bien lire et « savourer » tous les romans possibles et imaginables, mais il n'entend pas que sa femme touche à un seul. La femme n'est point faite pour les romans.

Les liseuses de romans rendent la vie conjugale impossible ou dangereuse : la femme est ainsi trop facilement prédisposée aux plaisirs violents et capricieux-.

1. T. IX, p. 461 : Lettre à M"* dltlervart. Voir aussi, p. 411, t. IX, Lettre à Saint-Evremond.

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