M^ JR.UI DR LA FONTAINE
U. Sa mftikmv i« oomposition. — a) Quels sont, en î^N^iY^H^^ V> prcv^oji'^ ifinvention du fabuliste ? C!omment ^N«\ <"^m<>-v:l îitïr* imjurinsiiitn si génialement féconde? n \A »*M«i 1 Apic*^3>tiTv lui-roèino, car il ne cache jamais >non V y^'iîoTi r^jôdi^ il aime à joindre d'abord et surtout
JV^pifvi»f <yll^)^fif«î$ |»ftr «n^ double image i t xK^f ii U verîr., lu s^^JlKae an bon sens ^
tV,. U Tîï^Yil*:* À ^^î»itî^T plus* sourent qu'il ne le pense ^-Mïi .v^lr.Ta^*^^^,îr4»^if^l<»ul i^equis\-^pcise- « 11 escamote», <rw>ï o,*nr' ,ir )%wrM.N;^ n»^(jne^ î^ul-es les barrières (les j^îVïH^N <j«î WKVCTJi^ àiUîs la vie féodale, séparer deux ^nv^ <;»M>),\inojî^:?. V. timis tes ita^i sur le même plan^ pour
^IN'^ ï^^^^^ }^^ il4'î.*ï]ïS *U>55m*Su isfOoD îeUTS TÎC^S et IcurS
m^HNVvv n:v*wv:*^s. î, nAifc- icy^j^tjï.^ î-onr à lour le lion et )o n^^wo)N^;^M., î^ ^rrr^DAnilif <^: If' bfruf, le singe et Télép)»?ij,«. \c ]u\^\ o< ]h Uivuu., k niiinrfie ea le coche, le *)kwv ,^l ♦, '.\»îw^ii,, ir N;,>^;.if\r o; ir finander^ sans en
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cache plus ou moins le tout et nous fait rire bonnement, franchement. La plupart de ses contes et de ses fables sont aussi fort curieux et fort amusants, par les conclusions précises et railleuses qu'ils contiennent.
Jean ne veut pas que nous soyons purement « passifs » à la lecture de ses œuvres. Sans doute il nous instruit en nous distrayant, mais il veut aussi que cette distraction implique un peu d'effort et que, derrière la lettre, nous sachions voir Tesprit :
Il faut laisser Dans les plus beaux sujets quelque chose à pensera
Telle est la récompense qu'il promet à ses lecteurs. On le voit, ses fables et ses contes contiennent toute la comédie humaine. Il perçoit les faits avec un œil d'artiste et de psychologue. Donnez-lui des intentions mauvaises, il s'empressera alors de vous répondre : « Honni soit qui mal y pense ! »
C'est par goût et par vocation, pour ainsi dire, qu'il s'intéresse à ces « récits », qui ne sont que « sornettes ^),et à ces vains traits, « criminelles douceurs » , d'une âme particulièrement fine et délicate. Ses sous-entendus sont des chefs-d'œuvre de délicatesse et de bon sens. Ils constituent la seule complication théâtrale en harmonie avec son caractère, en même temps qu'ils décèlent une nature des plus intellectuelles et des plus avides d'émotions artistiques.
1. T. m, p. 85, liv. X, fable XIV, Discours à M. le duc de la Rochefoucauld.
b) Le Comique et le Rire chez La Fontaine. — Dès que nous parlons d'auteur comique, nous avons pris Thabilude de jeter immédialeraent les yeux sur Molière, sans nous soucier autrement des fables du Bonhomme. Elles constituent pourtant une ample comédie en cent actes divers. Molière n'a jamais mieux saisi les ressorts intimes du rire que ne Ta fait Jean de La Fontaine. Nous trouvons tendues, dans Tœuvre de celui-ci, toutes les cordes du « rire » que Thomme peut faire vibrer.
Jean possède à un très haut degré d'intuition et de finesse le sens du comique. Cela se comprend d'autant mieux que sa morale est joyeiîse, « ensoleillée* » ; que, jusqu'à ses derniers jours presque, il s'est montré un optimiste.
Le rire, le comique est ce qu'il y a de plus nécessaire, de plus bienfaisant à la nature humaine. Le rire « c'est le soleil de la vie », ajoute La Fontaine. Tout le monde a ri et rira. Le philosophe le plus exercé ou le psychologue le plus maître de lui-même peut parvenir, par une éducation tenace, à contenir « ses larmes » ; mais il lui est beaucoup plus difficile de maîtriser ses réactions joyeuses et hilarantes. Sans craindre de se tromper, l'on peut bien dire du rire ce que Krafi*t-Ebbing2 a dit de nos jours de l'amour : « Quiconque ne rit pas ou ne sait pas rire, sera un philistin toute sa vie». N'oublions pas cependant que les gens qui rient à tout propos sont des malades.