T. iX, p. 12 et 13 : Ballade ci M. Foticquet
3. T. I, iiv. lï, fable XVIII : la Châtie métamorphosée en fille.
4. T. IX, p. 184-185 : Deuxième Discours à i1i"'° de La Sablière.
Une si bonne pensée dure dans son cerveau juste le temps d'y songer ou de Fécrire. D'autres idées plus attrayantes s'emparent de son être, le subjuguent à nouveau et l'empêchent de mettre à exécution le plan qu'il vient de dresser pour son affranchissement. Parfois sa faiblesse est si grande qu'il en devient fataliste ; il est alors partisan du caractère inné et tout fait ; il nous avertit même qu'il n'arrivera point à maîtriser chez lui le vieil homme, et cela, à cause de son âge :
Plutôt que d'être réduit à corriger nos habitudes, il faut travailler à les rendre bonnes pendant qu'elles sont encore indifférentes au bien et au mal *.
Parler de la sorte, c'est parler justement, mais c'est aussi montrer que l'on refuse la lutte, que l'on n'est pas maître de soi et que l'on ne veut pas l'être. Celui qui ne veut pas agir s'excuse toujours agréablement, trouve mille raisons pour justifier sa paresse, son inertie, parce qu'il lui en coûte d'abandonner la plus petite de ses mauvaises habitudes.
La Fontaine est essentiellement un faible, un lymphatique. Il n'a jamais voulu se faire effort : il s'est toujours systématiquement refusé à s'adaptera la vie pratique. Sa morale ou plutôt la morale qui ressort de ses œuvres tire en grande partie son origine d'une certaine mollesse mélangée à un optimisme facile. Ne forçons point la nature, car « rien ne sert de courir, il faut partir à point ». A quoi cela nous sert-il d'être avare ou ambitieux? etc.
Telles sont quelques-unes des sages paroles qu'il pro-