T. VI : Poème du Quinquina
2. Plotin, Leibnitz : ce rapprochement est dû à M. Bergson, dans Bon cours sur V Histoire de Vidée de temps (Collège de France, 1903 h 1904).
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lées et que les causes finales nous échapperont toujours. Il est très prudent, très logique en cela. Les secrets ultimes de la nature nous seront toujours impénétrables, parce qu'ils sont en Dieu, qui n'a pas voulu les (( objectiver » dans le monde qui nous environne.
Aurait-il imprimé sur le front des étoiles,
Ce que la nuit des temps enferme dans ses voiles < ?
La Fontaine explique lorigine de Thomme en s'inspirant de l'Ancien et du Nouveau Testaments. Dieu le créa parfait et heureux, mais il pécha et il déchut de sa splendeur primitive, qui aurait pu être éternelle. Mais Jésus, par son sacrifice de la croix, a racheté l'humanité de la faute commise par le premier homme. Naissance, déchéance, rachat, tel est bien le processus de la condition de l'homme vis-à-vis de son Créateur 2.
L'ordre est partout dans la nature et tout y est pour le mieux; seul l'homme est mauvais, ingrat et pervers. Le mal est en lui, vient de lui, il l'a produit, créé et le produit encore chaque jour. L'homme souille la nature, il jouit de bienfaits dont il est indigne :
Non, non, tous ces biens que tu vois, Te viennent d'une main et trop bonne et trop sage^.
L'homme est composé de corps et d'esprit. Le corps tombe sous les sens et se meut sous l'impulsion et l'ordre de Tesprit. L'homme se sépare de la matière organique en ce qu'il possède la propriété de penser. L'esprit est
1. T. I, p. 168 : V Astrologue qui se laisse tomber dans un puils^ lac. cit.