‹ Fontainebleau (volume 3)Chapitre 71 sur 131 · T. VI, p. 335-336 : poème du Quinquina · texte numérisé non relu

T. VI, p. 335-336 : poème du Quinquina

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Ufi ^r^prii e-î en l-us. qui ■ n:e-ji »• tous nos ressorts. A h'jir tour ces ressorts font • mouvoir » notre àine. La Forl^'lifle «e ref»jse à nous en dire plus sur ce point. I/e-pril giji»Je la main quand j'écris, mais l'esprit, qui le gfiidc? ly^rsquil s'a^t de psychologrie comparée, il se inonU'e beaiu-onji plus prolixe.

Nous savons déjà qu'il s'est révélé penseur ingénieux, lorsqu'il a voulu critiquer la théorie de rautomatisnie de Descartes* :

Les Ksquiinaux vivent encore « ainsi qu'aux premiers

i. Voir pagei 100, 120 et 121 d« cet ouvrage.

temps », dans l'ignorance et la sauvagerie, tandis qu'au milieu d'eux les castors construisent des travaux ingénieux, qui relient entre elles les deux rives d'un fleuve et détournent ainsi, au moment des crues, les torrents dévastateurs de leurs édifices'. X y a-t-il en cela qu'un automatisme aveugle? La Fontaine oublie ou ignore, en ce moment, le caractère à peu près figé ou « cristallisé » de l'intelligence animale, cependant que l'homme évolue, lentement, sans doute, mais méthodiquement, tout en sachant nettement qu'il va vers le mieux, tout en se rendant consciemment compte qu'il se perfectionne.

Que dire aussi de cette perdrix qui « fait la blessée » pour attirer l'attention du chasseur ou de son chien, afin de permettre à sa nichée de se mettre en lieu sûr^? Sont-ce là encore des actes d'automate?

Cette question l'intéresse à un tel point qu'il cherche à se renseigner de tous les côtés. Il apprend un beau jour que Descartes n'est pas l'inventeur de cette fâcheuse doctrine, car il a été prévenu par l'Espagnol Pereira^. Il est très fier de sa trouvaille. Pour toutes ces raisons, bien qu'il la diff*érencie nettement de la nôtre, il accorde à l'animal une certaine conscience qui n'est pas du tout comparable à un aveugle ressort^.

Les sens enregistrent sans cesse les influences du monde extérieur, et c'est par eux surtout que nous con-

1. T. Il, p. 467 : liv. IX, fable I, Discours à 3/— de La Sablière.

2. T. H, p. 465 : Discours à M''' de La Sablière. — Voir aussi, p. 464, comment le vieux cerf déjoue les chiens et les chasseurs,

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