‹ Fontainebleau (volume 3)Chapitre 85 sur 131 · T. VI, p. 240 : poème d'Adonis · texte numérisé non relu

T. VI, p. 240 : poème d'Adonis

2. T. V, p. 20 : conte I, 3" partie, les Oies du frère Philippe.

3. T. VI, p. 26 et 239 : conte III, o" partie, le Stratagème : voir aussi le poème d'Adonis.

Celui-ci ne pense qu'à elle, il ne voit qu'elle, il ne parle que par elle :

... pour tout le reste on est sans yeux '.

Les causes de la suggestion sont innombrables dans rhumanité,et LaFontaine, pas plus qu'un autre, n'a eu la prétention de les décrire toutes.

Si le lieu, le décor et la mimique sont des facteurs puissants de ce pouvoir quasi mystérieux 2, il ne faut pas oublier, non plus, que Tautorité et la position sociale du personnage ne sont pas moins importantes. Un même argument produit un effet différent, selon que C'est le maître ou Télève qui remploie. L'on recueille pieusement. Ton enchâsse parcimonieusement, en soi-même, une fadaise^ une banalité servie par un maître puissant et renommé. Et Jean sait se moquer agréablement de la foule béate qui accepte tout sans compter ou qui admire un homme dans tout ce qu'il fait :

Son raisonnement pouvait être

Fort bon dans la bouche d'un maître,

mais, ajoute- t-il spirituellement,

... n'étant que d'un simple chien, On trouva qu'il ne valait rien 3.

La nature humaine est plastique, naïve et candide. C'est pourquoi la forme joue un rôle important dans la collectivité. A tout moment Ton nous trompe parce qu'à

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