PREFACE
Dans ses Portraits des Personnages frangais les plus illustres du xvr® siécle, zmprimés en 1848, Niel écrit : « Ce serait un livre charmant et du plus haut intérét que celui qui comprendrait tous les témoignages particuliers, tous les faits de détail ordinairement négligés par Phistotre, qui démontrent jusqu’a quel point Frangois I° avanga et domina son siecle dans les arts, la littérature et les meurs.»
Charme a part, dont le lecteur sera juge, cest ce liwre-la que je lui donne dans la premitre partie de cet owrage. Fontainebleau et la cour de Francois I° et de ses successeurs immédiats offraient le juste point de vue du sujet tracé par ces lignes. Pour peindre cette cour il fallait la connaitre, et 1 image qu'elle offre .y met le scean.
A Ta curiosité qwexcite universellement la suite dune histoire de ce genre, la seconde partie de ce livre répondra, 7 espere.
Dans le développement des arts en France, comme dans celui de la soci¢té, autant quelle sexprime dans une cour, il a paru que cette résidence tenait une place trop importante pour qu’on laissdt le sujet en chemin.
Comme il ny avait aucune raison de Varréter avant son terme, on le trouvera poussé dans ce volume jusqu a la derniére cour qu’ ait abritée le chiteau. Le régne de Henri IV, presque aussi important que celui de Frangois I°, ny a pu tenir moins de quatre chapitres. Louis XIII, Louis XIV, seconds en importance, pouvatent se contenter d’un seul pour chacun. Rien ne devait empécher que le court regne de Louis XVI fit joint au chapitre consacré a Louis XV ; et quoique une grande lumitre a’histoire tombe sur les lieux au temps de Napoléon, les quatre réegnes qui suivent y ont une part si réduite, quils ont pu sans effort se ranger a sa suite, dans un huitieme et dernier chapitre.
Les gouvernements de Louis XIII et de Louis XIV ayant imprimé a toutes choses un caractere bien different de celui des minorités qui les précedent, j'ai trouvé avantage a mouvrir ces deux réegnes quau terme de ces minorités. Le cas wétant pas le méme pour Louis XV, j'ai laissé dans le sien la Régence.
Nulle unité que de lien ne pouvait étre recherchée dans la pre- Sentation de ces dwerses parties. Les styles ont changé, les murs aussi, et, selon le mode de P’ histoire, a P’écart de toute loi, et méme de toute préférence absolue. Tout ordre démonstratif, emprunté Soit de Pévolution, soit de la comparaison, manquait ; ce qui fait que fai demandé a la seule variété d’autant de tableaux successifs Pintérét dont le lire était capable. Le lecteur dira si py ai réussi.