CHARLES D'ANJOU
Louis traitait le roi René « en beaucoup de rencontres fort mal. »
Mais nonobstant toutes ces raisons et fictions de Louis XI, le roy René aimant grandement son nom et la Royale Maison de BVance, sans considérer aux enfants de ses filles, avec le conseil de ses plus confidens conseillers, choisit pour son héritier et successeur en tous ses États, tan 4 ATA, son unique neveu, fils de son frère Charles^ un peu auparavant décédé en la ville d'Aix ; sçavoir
Charles d'Anjou, comte du Maine, duc de Calabre; en faveur de qui l'année précécente, 1473, il avait érigé la baronnie de Berre, les lieux d'Alençon, etc., etc., sous le nom et titre de vicomte de Martigues ; à qui, la même année 1473, il avait donné en mariage une de ses petites filles, nommée Jeanne, fille de Frédéric de Lorraine, comte de Vaudémont, et de sa propre fille Yolande. Et ce faisant il satisfait judicieusement à la natui*e, donnant tous ses États au mari de sa petite fille, à la loi salique, au cas qu'elle prétendît d'avoir lieu en Provence, faisant héritier le fils de son frère; et à la couronne de France, choisissant un prince de sa maison, qui mourant sans enfant, devrait porter tous ses Etats a la ROYALE Maison de France, et les faire réunir au domaine royal, d où ils avaient été séparés; comme en effet cela est arrivé de cette sorte... »
{Histoire de Provence, par le sieur Honoré Bouche, docteur en théologie A. P. D. S. I.)