‹ Formation à l'humilité et par elle à l'ensemble des autres vertusChapitre 41 sur 50 · CONSEILS POUR LA CONCLUSION DE CES EXERCICES · texte numérisé non relu

CONSEILS POUR LA CONCLUSION DE CES EXERCICES

signe, les méditations ou les lectures sur lesquelles il vous semblerait le plus utile de revenir, à raison d'une par semaine ou par mois. Ce conseil est de grande importance : les détails se perdent, les impressions s'effacent, le mouvement se ralentit. — Se former à l'humilité est une œuvre de longue haleine. — Allez souvent à ce livre, vous n'en reviendrez jamais sans profit.

Pour clore dignement ces saints exercices, ingéniez-vous à trouver diverses pratiques moins ordinaires.

Que la communion de ce dernier jour soit préparée avec plus de soin, et l'action de grâces plus prolongée. Emparez-vous si fort de Jésus que vous remportiez partout où vous irez.

Chez vous, s.'il se peut, placez des fleurs et une petite lampe allumée, devant une de ses images.

Mettez dans votre physionomie quelque chose de très doux. — Parlez et écoutez de façon à faire plaisir à tous.

Que votre visite au Saint-Sacrement prenne une sorte de solennité : extérieur plus soigné^. démarche plus grave. — Cherchez une intimité plus sensible, en vous avançant vers l'autel le plus près possible, si près que, parlant à voix basse, Jésus et vous puissiez vous entendre..., si Dieu le permettait. C'est alors que vous réciterez lentement et de tout ^œur la prière suivante:

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Auprès du Tabernacle

Au sortir de ces méditations où votre souvenir, ô Jësus, m'a suivi tout le long de la route, me voici encore à vos pieds. Je n'ai plus sous les yeux la crèche où naquit votre humilité, la pauvre demeure de Nazareth qui la vit croître à son ombre durant trente ans, le Calvaire qui la couronna dans les opprobres. Mais pourquoi la chercher à si longue distance quand je l'ai près de moi? Pourquoi des souvenirs de vous, ô Jésus, quand je vous ai vous-même. Dieu, anéanti, là peut-être plus que partout ailleurs... Oh! donnez-moi de comprendre votre Eucharistie !

Ce qui m'y frappe tout d'abord, c'est cette humilité simple et bonne qui se fait toute à tous? Vous aimez les belles cathédrales que vous offre la richesse des villes ; vous aimez tout autant les pauvres églises de campagne, bâties par la sueur du paysan ; vous vous accommodez même d'un toit de chaume et d'une hutte de sauvage. — Ici, des fleurs, des flambeaux qui brillent, des harmonies qui chantent sous les voûtes sonores, des foules empressées... ; là-bas quelques cierges fumeux, des voix sans charme, quelques rares chrétiens distraits!... Votre grand cœur, ô Jésus, plane au-dessus de ces choses; il ne voit en elles que l'expression du

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