CONSEILS POUR LA CONCLUSION
nous donne, peut être divisée cent fois; et chacun de ces centièmes vous contient, vous qui êtes si grand!... Vous voilà donc tout petit, sans apparence aucune, réduit à rien : vous n'avez pas de voix; vous restez immobile; on vous porte où l'on veut; votre existence eucharistique dépend de notre volonté 1
0 Jésus, si je me vois diminué dans ma réputation, dans mon activité, dans mes ressources, dans mes facultés même, je fixerai mes regards sur cette paix profonde de votre tabernacle, où règne votre humilité.
Mais que vois-je? les opprobres du passé vous poursuivent jusque dans cette retraite où vous vous cachez pourtant si bas; ils s'acharnent sur votre petitesse qui s'efface ; ils ne reculent pas devant cette confiance qui se livre ! L'impiété vous nie ou vous insulte ; l'incurie vous délaisse sur des linges déchirés ou malpropres, comme un pauvre sur son grabat; vous vous donnez à l'indifférent; vous ne vous refusez pas à la bouche fétide du malade-; vous ne repoussez pas même le sacrilège; vous êtes l'humble que rien ne rebute !... Ne pouvant écarter sans de continuels miracles, toutes ces infamies, triste produit de la liberté humaine, vous les avez bravement traversées, pour arriver aux cœurs qui vous aiment ! Notre amour vous fut donc plus cher que votre dignité !
0 Jésus, si l'on est pour moi sans soins, sans