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lacunes sangui-maternelles considérablement accrues. Il en résulte des lobes ectoplacentaires isolés les uns des autres, et leur parrallélisme donne sur les coupes verticales un aspect colonnaire à l’ectoplacenta.
A un processus plus avancé les lacunes sangui-maternelles formentthéoriquement dans l’intérieur de chaque cloisonnement une cavité vaste et unique, puis ie toit ectodermique supérieur qui les recouvrait se sépare du reste de l'ectoplacenta dessinant une série d'arcades audessus des colonnes ectoplacentaires.
B. Passage des lobes colonnaires à l'état de complerus tubulaires. — Que deviennent ces cloisonnements et les cavités qu’ils circonserivent ?
Dans l'épaisseur des cloisons, les lames mésodermiques de l’allantoïde se développent, le membre de leurs capillaires augmente, mais les couches ectodermiques plasmodiales qui les recouvrent diminuent.
En même temps apparaissent dans l’intérieur des cavités issues des lacunes sangui-maternelles de fines lames mésodermiques accompagnées par leurs vaisseaux capillaires et revêtues d'une seule couche cellulaire plasmodiale.
La pénétration dans les lacunes sangui-maternelles de ces divers éléments, lamelles allantoïdiennes, capil laires allantoïdes, cellules ectoplacentaires devient le point de départ de deux sortes de tubes. Les uns, uniquement formés par les cellules ectoplacentaires de la couche plasmodiale, divisent la cavité d’une vaste lacune sangui-maternelle, en une série de tubes irréguliers, mais parallèlement disposés.
Les autres arrivent formés de toutes pièces et vont se placer dans les interstices des tubes précédents, et ne
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sont autres que les capillaires fœtaux encore entourés de lambeaux allantoïdiens.
Chaque cavité issue des lacunes sangui-maternelle est alors composée de deux réseaux vasculaires. L'un renfermant le sang fœtal est formé par des capillaires fœtaux. L'autre composé de divisions lacunaires en forme de tubes qui ne sont qu'une division de lacunes sangui-maternelles en compartiments plus petits. A chaque extrémité de la cavité existe un espace sans division, vastes lacs sanguins maternels.
Telest le remaniementde l’ectoplacenta dans sa première période,ilaboutit à transformer leslacunes sanguimaternelles, en une quantité innombrable de tubes ou canalicules sangui-maternels placés côte à côte avec d'innombrables capillaires fœtaux. Dans chaque cavité primitive, le double réseau a formé un complexus tubulaire.
C. Division des tubes en canalicules et formation du complexus canaliculaire. — À ce premier ramaniement del ectoplacenta en succède un second. Si l'on considère en effet l'un des tubes du complexus tubulaire appartenant au réseau traversé par le sang maternel, on pourra suivre dans sa cavité réduite les mêmes transformations que nous avons précédemment décrites. Le même travail cellulaire divisera chaque tube en une série de canalicules très ténus, entre lesquels viendront s’interposer des capillaires fœtaux cette fois complètement dépourvus de toute membrane allantoïdienne.
Les complexus canaliculaires sont formés comme les complexus tubulaires par un double réseau, l’un traversé par le sang maternel, l’autre par le sang fœtal, mais les capillaires fœtaux sont, cette fois, directement
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en contact avec les autres canalicules sans interposition de lamelles mésodermiques. Le sang fæœtal et le sang maternel se trouvant ainsi rapprochés, les échanges nutritifs entre chacun d’eux deviennent possible.