‹ Formation des Annexes Embryonnaires et du PlacentaChapitre 32 sur 33 · BTE · texte numérisé non relu

BTE

(Si, comme l’affirme Van Beneden, le développement du blastoderme donne lieu à un ectoplacenta, celui-ci n’est, il est aisé de le comprendre, qu'un épaississement au niveau de la caduque sérotine du feuillet ectodermique qui entre plus tard dans la formation du chorion.)

Le chorion est une membrane qui, de même que la caduque, forme un sac fermé de toutes parts dans l’intérieur duquel est enfermé l’ovule.

L'extension de l'enveloppe choriale suit le développement de l’œuf et le chorior se retrouvera au terme de la grossesse parmi les membranes de l'œuf,

Son feuillet ectodermique tend à prendre un aspect plasmodial, tandis que la couche sous jacente, couche cellulaire de Langham, est constituée par des éléments de grande taille parfaitement délimités.

La plupart des auteurs lui décrivent, en outre, des villosités externes dont la nature histologique ot l’importance embryogénique ne semblent pas bien connues.

Amnios.— À droite et à gauche de l'embryon la paroi externe de la fente pleuro-péritonéale est soulevée par un repli proéminent qui s’incurve au-devant de la face dorsale de l'embryon et qui se dessine sur les coupes sous l'aspect d’un bourgeon formé par l’ectoderme et son feuillet fibro-cutané mésodermique. Les deux replis droite et gauche marchent à la rencontre l’un de l’autre et finissent par se rencontrer sur la ligne médiane. La cloison médiane disparaît, il en résulte

-une cavité sous-jacente qui enferme l'embryon, et

qui une fois elose se laissera peu À peu distendre par

ss du liquide. La paroi de cette cavité (l’amnios autrement dit), à l'examen microscopique, apparaît formée de

des AE LAS

deux couches: l’externe est composée de cellules mésodermiques, l’interne de cellules ectodermiques. En poursuivant sur une coupe la paroi externe de la fente pleuro-péritonéal, le long de ses replis d’où provient l’amnios, on arrive, après avoir quitté cette membrane et parcouru les extrémités digitales des replis, sur le chorion où l’ordre des couches est renversé. L'externe est formée de cellules ectodermiques, l’interne de cellules mésodermiques. Les extrémités digitales qui cloisonnent ces replis sur la ligne médiane disparaissent enfin, et alors une seule fente pleuro-péritonéale entoure l'embryon et la vésicule ombilicale ainsi que nous l’avions déjà annoncé.

La cavité amniotique refoule le chorion, acquiert un développement énorme et ne tarde pas à se confondre avec la cavité utérine. L’amnios, par conséquent, dans son extension progressive viendra enfin s'appliquer contre le chorion et ainsi les trois membranes de l’œuf seront constituées : caduque, chorion et amnios.

Vésicule ombilicale. — Pendant l'accroissement de l’'amnios, les parois de la vésicule ombilicale qui provienent de l'extension du blastoderme extra-embryonnaire autour du vitellus ovulaire finissent par se rejoindre en un sac complet ouvert seulement du côté de la cavité intestinale avec laquelle elle communique au niveau de l’ombilie primitif par son pédicule (conduit omphalo-mésentérique). Cette cavité intestinale s’est également fermée par rapprochement de ses bords, autrement dit l’entoderme embryonnaire doublé de la lame fibro-intestinalemésodermique rapprocheses bords droit et gauche pour achever la cavité cylindrique

intestinale déjà ébauchée au niveau de l'intestin supé-

DÉQUTRES rieur et de l'intestin inférieur ou postérieur. Il ne reste enfin qu'une ouverture circulaire qui siège à la portion moyenne. Cet ombilic primitif met en communication la cavité intestinale embryonnaire avec la cavité vitelline de la vésicule ombilicale. Peu à peu la vésicule ombilicale s'allonge et sa régression se complète. A ce moment l'amnivs etl'allantoïde ayant acquis leur entier développement, les restes de la vésicule ombilicale et de son pédicule se trouvent refoulés entre leurs parois et se sont ainsi accolés au pédicule de l’allantoïde, c’est-à-dire au cordon ombilical définitif. |

Allantoïde. — T’allantoïde apparaît très vite chez les animaux où la vésicule ombilicale a une durée éphémère ainsi que l’a reconnu Plashmann, le développement et l'importance de la première est en raison inverse de la seconde. Chez les rongeurs, l’allantoïde est déjà proéminente sous forme d'un bourgeon mésodermique, avant même que les premiers signes qui révèlent la naissance de l'embryon, puissent être reconnus à l'examen de la région embryonnaire du blastoderme.

Chez l'homme, il est difficile jusqu'ici de préciser l’époque embryogénique de la naissance de l’allantoïde. Néanmoins, quand l’allantoïde apparaît, la cavité amniotique qui acquiert dans l'espèce humaine le plus grand développement possible occupe déjà toute la cavité utérine, et l’amnios recouvre entièrement le pédicule de la vésicule ombilicale. Le bourgeon allantoïdien au fur et à mesure envahit le cœlome externe, mais il n’existe plus qu’une seule voie pour y pénétrer ; le canal amniotique. L’allantoïde et son pédicule franchissentdonc cetétroit canal déja traversé par le pédicule de la vésicule ombilicale. Le cordon ombilical qui relie

cor BB Cu

dès maintenantl'embryon à l’allantoïde, se trouve ainsi composé d'éléments divers, il est tapissé extérieurement par l’amnios et outre les vaisseaux allantoïdiens, il renferme les restes du pédoncule de la vésicule ombilicale. Ces divers éléments sont maintenus agglutinés ensemble par un tissu conjonctif particulier ordinairement appelé gélatine Warthon.

L’allantoïde s'étend avec rapidité dans le cœlome externe et se hâte d'entrer en communication avec le chorion qu'elle tapisse. Elle en apporte des vaisseaux fœtaux qui pénètrent les villosités choriales, surtout abondantes au niveau de la caduque sérotine.

Nous avons laissé penser dès le début que les villosités choriales si abondantes au niveau de la caduque sérotine, constituaient dans l’œuf humain une sorte d’ectoplacenta.

Placenta, — Il est probable, en effet, que l’évolution embryologique soumet l’ovule des divers animaux, aux mêmes lois générales et qu’elles doivent se reconnaître dans les processus plus ou moins complexes par lesquels il s'organise. D'ailleurs, la considération des descriptions et des coupes du placenta semblent nous

‘permettre quelques rapprochements entre le placenta

humain et le placenta des rongeurs sur lesquels Mathias Duval a jeté la lumière la plus complète.

Les lacunes glandulaires observées dans le tissu ma-

‘ ternel nous paraissent également correspondre aux lacuñes sanguines maäternelles de Duval. Ne sont-elles

pas entourées d’un tissu plasmodial ? Leurs divisions et la pénétration des vaisseaux allantoïdiens à leur niveau semblent également créer un double réseau, traversé

: J’un par le sang maternel, l’autre par le sang fœtal.

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