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PA EME

Les villosités choriales ou ectoplacentaires usant le tissu maternel au niveau de la caduque sérotine pourraient également expliquer 1e fait mis, au fur et à mesure de leur envahissement, en lumière par le professeur Pinard, de l’amincissement des parois utérines à niveau des adhérences placentaires.

D'ailleurs les comparaisons morphologiques suivantes ont déjà été faites par plusieurs embryologistes entre le placenta du lapin, par exemple, et celui de l'homme.

Chez le lapin comme chez l’homme, l’épithélium utérin tombe, les villosités dénudées de la caduque sérotine sont envahis par des villosités ectodermiques choriales qui pénètrent jusqu’au fond de leur cul de sac glandulaire. Chez le lapin toutefois, les villosités ectoplacentaires sont plus petites, chez l'homme elles sont plus développées, plus nombreuses. Maïs dans un sens comme dans l’autre elles sont recouvertes par de vastes assises de cellules ectodermiques divisées en deux couches dont la plus superficielle rappelle chez l’homme la couche plasmodiale décrite dans l’ectopladu lapin. La caduque chez l’homme comme chez le lapin présente les mêmes lacunes sangui maternelles issues de capillaires maternels et dont les plus superficiels ont perdu dans les deux cas leur paroi endothé liale après avoir été envahis parl'élément ectodermique plasmodial.

Cependant d’après les auteurs il existerait quelques divergences dans le détail organique des deux placentas, Ainsi chez le lapin il est indiscutable que l’élément plasmodial de l’ectoplacenta marche à la rencontre des capillaires maternels dilatés et substitue à leur paroi endothéliale une nouvelle paroi où l’on

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reconnaît les caractères de cet élément plasmodial. Chez l'homme certains embryologistes prétendent que les villosités choriales se laissent entourer par les vaisseaux maternels énormément dilatés, mais il paraît de plus en plus certain que l’endothélium des vaisseaux maternels est peu à peu remplacé par un endothélium plasmodial. Chez l’un comme chez l’autre le développement placentaire aboutit encore à la formation d’un double réseau : l’un, traversé par le sang maternel à des parois constituées par des cellules plasmodiales, l’autre, traversé par le sang fœtal est constitué par le prolongement des capillaires allantoïdiens.

Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de la thèse, BROUARDEL, FARABEUF.

Vu et permis d'imprimer :

Le Vice-recteur de l'Académie de Paris, GRÉARD.

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