II. Les examens radiologiques
— (Dans la sténose tuberculeuse, posent le diagnostic de toutes les sténoses. Les signes directs lacunaires, quand ils existent, en imposent pour une sténose cancéreuse. Rappelons l’opinion de GUTMANN : « Rien ne permet de différencier une sténose tuberculeuse d’une sténose cancéreuse >.
Il est un autre diagnostic les sténoses syphiliti-
= "36 — ques à éliminer par les épreuves sérologiques et au besoin par le traitement d’épreuve auquel elles réagissent remarquablement.
— Dans ses localisations extra-pyloriques, la tuberculose pose le diagnostic le plus souvent avec le cancer par ses images lacunaires. Parfois avec l’ulcère en cas de niche.
Enfin, dans l'étude clinique nous avons déjà insisté sur la difficulté diagnostique supplémentaire qu’entraîne la possibilité d’un cancer ou d’une tuberculose gastriques survenant chez un tuberculeux avéré.
III. Le diagnostic radio-clinique d’ulcère ou plus souvent de cancer porté, l’opération décidée, le malade laparatomisé, est-il possible de redresser le diagnostie ? Il ne semble pas. Si, cliniquement, on hésitait entre ulcère et cancer, l’examen à ventre ouvert, du fait de l’induration importante de la paroi, et de la grosse réaction ganglionnaire, ne semble plus laisser de doutes.
« La première impression est celle d’un cancer aux limites de l’opérabilité >» (DE FoURMESTRAUx).
« On l'interprète comme une masse cancéro-inflamt matoire » (NEDELEC).
< Comme il y a doute sur la nature de la tumeur, on décide de faire une gastro-pylorectomie » (LECENE).
La conclusion pratique à tirer de ces faits est que, avant de dire masse cancéreuse et parfois masse cancéreuse inopérable, il faut:
1°) Examiner avec soin l’adénopathie qui est manifestement moins dure que l’adénopathie cancéreuse. La présence de un ou deux ganglions caséeux, fréquemment signalée, peut mettre sur la voie.
de.
2°) En cas de doute, prélever un ganglion pour une biopsie au besoin extemporanée,
Avant de clore ce chapitre, il faut rappeler qu’à diverses reprises, la propagation au duodénum a été signalée. Cette extension au duodénum ne se voit pour ainsi dire jamais dans le cancer.
IV. L’estomac enlevé et ouvert, l'examen macroscopique de la pièce n’est pas caractéristique et n’est d’aucun appoint pour le diagnostic.
V. Et ce n’est en somme qu’à la dernière étape, à l'examen anatomo-pathologique, que le diagnostic est fait. Une question importante se pose alors. Est-il indispensable de trouver des B. K. ou peut-on se contenter des lésions histologiques à’ type bacillaire habituelles ?
Les observations où le B. K. a été trouvé sont rares (5 fois: GossET, BRODERS, SCHEDE, RUGE, LECENE). Ii ne faut du reste l’admettre qu’en connaissant la possibilité de la présence fortuite au niveau de l’ulcération, de B. K. déglutis. La très grande difficulté à les mettre en évidence explique en partie qu’on ne les trouve qu’exceptionnellement.
Actuellement, l’opinion généralement admise est la suivante
— La présence de B. K. n’est pas indispensable, pourvu que les lésions histologiques soient typiques. € Partout, écrit NEDELEC, sont signalées une infiltration folliculaire avec thrombose des petits vaisseaux, l’existence de granulations tuberculeuses typiques en nombre variable à tous les degrés évolutifs avec les cellules géan-
tes et l’infiltration caractéristique des cellules lymphoi-
des. »
Rappelons que -les lésions tuberculeuses typiques
“existent dans les ganglions du groupe correspondant que leur examen constitue un argument diagnostic ni
portant, le seul lorsqu' on ne s'est pas déci idé pour la | gastrectomie. net
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