‹ Formes cliniques de la tuberculose miliaire du poumonChapitre 14 sur 14 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Nous venons de passer en revue les formes cliniques de la tuberculose miliaire du poumon, formes que nous avons établies en nous basant sur la transformation ou la non-transformation du tubercule, sur la prédominance de l'état général ou de l'état local, et dans ce dernier cas, nous avons demandé nos subdivisions principalement à la présence ou à l'absence d'un élément important, l'élément congestif ou inflammatoire.

II nous semble que de cette étude résultent certaines indications thérapeutiques qui dépendent, soit de la nature de la maladie, soit d'éléments surajoutés, soit du malade. Nous les formulerons sans nous y étendre.

Évidemment, c'est contre la maladie première, c'est contre la diathèse tuberculeuse qu'il faudrait agir ; mais malheureusement à moins de s'y prendre de fort bonne heure, et de pouvoir recourir plutôt à l'hygiène qu'à la thérapeutique, les moyens que nous avons contre elle sont frappés d'impuissance.

Devons-nous désespérer, je ne le pense pas. La nature nous indique peut-être le but vers lequel doivent porter nos efïorts ; pourquoi dans certains cas, le tubercule tend-il vers cette heureuse évolution, Févolution fibreuse ; pourquoi dans d'autres, tend-il vers l'ulcération ? Telle est une question qui se pose actuellement au médecin et plus particulièrement peut-être à l'anatomo-pathologiste. Or, devant les progrès réalisés, peut-on douter que, dégagée des subtilités d'outre-Rhin et suivant la voie féconde que lui a ouverte depuis quelques années, la grande école française, l'anatomie pathologique vienne, elle aussi apporter son contingent à l'étude de l'étiologie et de la pathogénie. '

L'état général, telle est une indication que le médecin ne doit pas négliger, car, à moins que le malade ne soit emporté par quelques comphcations, ou par le fait même d'une impuissance fonctionnelle donnant heu à une suffocation rapide, due, soit à l'abomlant développe-

ment de tubercules dans l'intérieur du poumon, soit à une congestion trop intense, les phénomènes aigus, nous l'avons vu, peuvent disparaître et la maladie suivre une évolution chronique. Le médecin doit donc mettre l'économie vivante en état de lutter autant que possible.

Enfin, il est un autre élément, source d'indications thérapeutiques importantes, c'est l'élément congestif ou inflammatoire; et, on le sait, nous avons contre lui des moyens énergiques, sur lesquels i) ne m'appartient pas d'insister.

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