‹ Formes cliniques et diagnostic des névralgiesChapitre 14 sur 28 · D. EXAMEN OBJECTIF DU VISAGF · texte numérisé non relu

D. EXAMEN OBJECTIF DU VISAGF

L’examen objectif du visage donne ordinairement des résultats négatifs. La douleur provoquée par la pression aux points de Valleix manque, d’après nos observations personnelles, dans 80 % des cas. Il n’y a non plus jamais d’hypoesthésie ou d’hyperesthésie cutanée. L’examen de la bouche révèle presque toujours des lésions dentaires, mais on est d’autant moins porté à leur attacher de l'importance que les crises paroxystiques ont très rarement un point de départ gingival. L’àge des malades suffit le plus souvent à en donner une explication. Certains sont de vrais édentés, ce qui tient à ce que dès le début de leur affection, ils se son! fait arracher successivement d’abord les dents malades, et ensuite les dents saines.

Un seul signe est caractéristique de l’afïection, mais c’en est un effet et non une caus3 : les dents du côté malade, saines ou cariées, sont généralement recouvertes d’une épaisse couche de tartre.

Nous avons des premiers signalé l’immobilité de la pupille au cours des paroxysmes. J1 faut noter que dans la moitié des cas, en dehors de toute autre affection du système nerveux central, nous avons noté, dans les intervalles indolores interparoxystiques, l’absence du réflexe mydriatique à la douleur.

Enfin l’examen objectif dévoile deux symptômes de première importance. L’un est constant et consiste dans l’inefficacité complète de la cocaïne loco-dolento. Le second a été signalé plusieurs fois et prend une grande importance pour la démonstration de l’origine centrale : c’est la lymphocytose du liquide céphalo-rachidien constatée, en dehors de la syphilis bien entendu, par Pitres (1) et Sicard (2) dans des cas de névralgie centrale typique.

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