POLE
Dans l’observation de Chiari, unique en son genre, elle a constitué à elle seule toute la maladie. Dans le cas de Sokoloff, le malade serait mort au bout de 24 heures, et le diagnostic aurait été fait à l’autopsie ! Bornons-nous à signaler ce fait extraordinaire.
La diarrhée serait la traduction clinique des lésions initiales de la muqueuse intestinale ; elle durerait autant que les ulcérations et s’amenderait avec elles. k ;
La constipation est considérée au contraire comme un signe beaucoup plus rare ; exceptionnellement elle peut alterner avec des périodes de diarrhée (Courtois).
Cette opinion est-elle absolument justifiée ? Sans vouloir trancher la question, on peut dire cependant qu’on la trouve rarement signalée dans les observations plus récentes (Masini, Ferrarini, Stebline Kamynsky). Courtois rapporte dans sa thèse un cas où elle a duré quatre mois. Chez un malade de Barthélemy et Guillemain, elle n'aurait duré que trois jours.
« Chez quelques malades, disent Poncet et Bérard, affection simule une appendicite à répétition, avec crises de coliques, ballonnement du ventre, vomissements, pendant un an ou deux avant toute propagation aux organes voisins, comme dans les observations de Huning, Hanau, Fairweather... Chaque poussée aurait de quelques jours à deux ou trois mois ».
Un fort bel exemple à l’appui de ce fait est fourni par l’observation de Doyen, déjà ancienne : un hom-
RS Et ASE
me avait présenté des symutômes d’appendicite à rechuüutes ; après plusieurs alternatives de crises aiguës et de rémissions, un phlegmon se développa dans la région iliaque et fut incisé.
Nous avons souvent retrouvé ces accidents initiaux d'appendicite, et nous en avons fait une forme spéciale (Brodgen et Chester, V. Tempsky, Webb Griffith, Hüttl). Maïs les crises coliques avec ballonnement nous ont paru plus caractéristiques des formes sténosantes.