‹ Formes de Début Non Fistuleuses de l'Actinomycose ColiqueChapitre 21 sur 63 · PÉRIODE DE TUMEUR · texte numérisé non relu

PÉRIODE DE TUMEUR

« Avec elle débute la phase vraiment clinique de la maladie et apparaissent des signes assez nets pour étayer un diagnostic ».

À ce stade, les douleurs deviennent plus diffuses, plus continues, en rapport avec des adhérences (Hugo Langstein). Le malade accuse surtout une sensation de gêne, de tension. |

Nous verrons que cette atténuation des douleurs n’est pas un phénomène constant. Dans certains cas, les douleurs augmentent, peuvent être assez vives pour obliger le malade à s’aliter ; elles peuvent provoquer une attitude antalgique : la flexion de la cuisse sur le bassin.

La tumeur est indolore à la palpation. Elle se présente comme « une tuméfaction profonde, mal limitée, d’une dureté spéciale, indépendante de la paroi, mais peu mobile dans la grande excavation. Elle pousse parfois vers le petit bassin des prolongements

appréciables par le toucher rectal ou le toucher vaginal. Ses contours présentent des masses en saillie, de consistance inégalement résistante. Elle peut rester stationnaire pendant des mois, avec de légères alternances de rétrocession et d'augmentation. …« Puis elle prend contact avec la paroi et alors, en quelques jours, pour ainsi dire sous les yeux de l’observateur, elle s'étale, englobant de larges surfaces, depuis la crête iliaque jusqu’à l’ombilic, englobant parfois la fosse iliaque gauche... Elle immobilise la région qu’elle occupe au point de donner l’impression d’une injection de suif poussée à travers la peau... ».

Cette magistrale description de Poncet et Bérard n’a rien perdu de sa valeur depuis 40 ans. Cependant, elle ne saurait valoir pour tous les faits observés ; nous verrons que l’actinomycose colique peut revêtir des aspects plus divers.

Page 1