NOT
tinomycoses recto-sigmoïdiennes, on a pu faire cet examen (Bartsch, Bensaude). La muqueuse n’est pas ulcérée, elle est un peu enflammée mais normale. C’est là un signe capital lorsqu'il peut être observé.
Enfin, nous avons vu qu’en période d’occlusion, Pactinomycose simule à s’y méprendre le cancer sténosant du sigmoïde. Rien ne permet ici encore de douter a priori de l'existence du cancer. Les signes cliniques et radiologiques sont absolument identiques.
Ce n’est donc dans ces cas que laspect des lésions à l'intervention qui peut rectifier cette erreur et porter le diagnostic exact.
Nous n’insisterons pas sur les diagnostics exceptionnels :
— La tuberculose donne rarement des tumeurs limitées au côlon gauche ;
— La syphilis peut quelquefois donner des tumeurs intestinales, véritables syphilomes, dont nous avons cité un cas localisé au côlon transverse.
Nous concluerons seulement en disant que le diagnostic d’actinomycose intestinale est difficile, surtout en raison de sa rareté.
Il faut y penser et, dans ce cas, tenter d’en faire la preuve par une sporo-agglutination de Widal et Abrami, et une intradermo-réaction au moyen de filtrat de vieilles cultures. Le diagnostic des formes droites gravite autour de la tuberculose et du cancer. Les actinomycoses du côlon transverse ne font!
guère penser qu’à un cancer. Il en est de même pour les actinomycoses du côlon gauche qui prennent volontiers une forme sténosante. Le diagnostic n’est fait généralement que par l'intervention chirurgi-
cale.