‹ Formes de Début Non Fistuleuses de l'Actinomycose ColiqueChapitre 58 sur 63 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I -— L’actinomycose colique est une affection rare, mais non exceptionnelle.

IT. — Elle peut se présenter dans l’ensemble sous deux formes anatomo-cliniques :

a) Une forme hypertrophique, qui se présente sous Jaspect de volumineuses tumeurs inflammatoires. La réaction conjonctive l’emporte sur le processus infectieux.

b) Une forme suppurée, caractérisée par sa tendance à former des abcès, des fistules, et à envahir rapidement tous les tissus voisins. Le processus infectieux l'emporte sur la réaction conjonctive de défense. Entre ces deux formes, il existe des aspects intermédiaires.

III. — Les formes de début de la maladie sont multiples. Il est nécessaire de les étudier séparément :

a) Les formes cæco-appendiculaires peuvent débuter par :

1° Une appendicite aiguë ou subaigué, opérée ou

non, il ’ensuit :

ST

__ soit une actinomycose à forme suppurée,

— soit une forme hypertrophique.

2° Un abcès, d’allure parfois aiguë.

3° Une tumeur de la fosse iliaque droite.

b) Les formes du côlon transverse et du côlon gauche peuvent se manifester par :

— une tumeur,

— une occlusion intestinale.

IV. — Le diagnostic est toujours très difficile ; ce sont en effet de fausses appendicites, de fausses tu-

berculoses, de faux cancers.

Il existe des réactions, il est vrai non spécifiques, mais qui peuvent être d’un grand secours pour le diagnostic :

— la sporo-agglutination,

__ J'intradermo-réaction au filtrat de vieilles cul-

tures.

Le plus souvent, le diagnostic n’est affirmé que par si

— l'examen du pus,

— J’examen histologique.

V. — Le pronostic semble meilleur qu’on ne le disait auparavant. Ses éléments favorables sont : — la précocité du diagnostic, — le mode évolutif (formes hypertrophiques, de pronostic plus favorable), — l'efficacité du traitement.

VI. — La thérapeutique des formes de début est avant tout chirurgicale. L’exérèse, quand elle est possible, est la meilleure intervention.

— Les iodures restent le traitement de fond.

— La radiothérapie peut donner de bons résultats là où les autres thérapeutiques ont échoué.

Va : ANT Yu.

Le Doxen, LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, TIFFENEAU. P. DUVAL.

Vu et permis d’imprimer :

Le RECTEUR DE L’AGADÉMIE DE PARIS,

Page 1