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est complexe et embrasse « des lésions diverses » et conséquemment des formes différentes ; Dominici, quand, il dit : parmi les pseudo-éléphantiasis, les états éléphantiasiques, € nous trouvons là des « hypertrophies dues au gigantisme « partiel, à des néoplasmes à types de tumeurs pures « ‘angiomes, lymphangiomes, angiomes plongés dans un tissu sclérosé), &l faut reconnaître à l'hypertrophie congénitale des formes diverses sur lesquelles nous avons insisté plus haut et dont chacune a pour substratum des lésions différentes. Dès lors, puisque l’on trouve des formes, des lésions diverses, pourquoi vouloir appliquer à tous les cas d'hypertrophie une méme pathogénie ?
« Tous les cas qui ont été publiés sous la dénomination « d'hypertrophie congénitale ne sont pas de: même nature «et ne sauraient être rapportés à une cause unique. « l'est des cas d’éléphantiasis congénital pour lesquels la « théorie lymphatique doit étre acceptée : 1) ».
N'est-il pas logique, également, de penser qu'il y a des cas d'hypertrophie congénitale où la théorie sanguine doit étre admise et d’autres où la théorie nerveuse semble pré Jérable? Les auteurs qui ne se sont pas contentés seulement de fournir une hypothèse, mais qui ont étayé cette hypothèse sur des faits probants ont, presque à coup sùr, appliqué aux cas qu'ils étudiaient la théorie qui leur convenait.
Tout en prenant bien garde de vouloir trancherune question aussi difficile, nous exposerons maintenant le résultat de nos recherches au sujet de la pathogénie des hypertrophies congénitales. ù
En examinant, au Musée de l'hôpital Saint-Louis, les pièces dela vitrine 95, moulées par M. Baretta, et qui onttrait,
(1) KiRMISSON, p. 745. Traité des affections chir. d'orig, congenit.
pour la plupart, à des affections congénitales, nos regards fureut attirés par la pièce n° 908, de la collection générale,
déposée par Tréfat et qui porte la mention suivante : (Lé-
Fic. 4
« sions congénitales multiples. Stricture annulaire de la « jambe. Syndactylie. Amputation congénitale des orteils. »
Nous fûmes frappés par l’exagération de volume que présente cette jambe, au-dessous de la stricture annulaire. IH y
20e a là un développement anormal qui rappelle l'aspect de l'hypertrophie congénitale.
Les mensurations de ce moulage nous ont donné les chif-
fres suivants :
Circonférence de la jambe :
aurmvVeau deals triCtuUr ee RTC Re 19 em. environ.
à 8 cmiau-dessus de lasstricture.. 28 cm.
à 3 em, au-dessous de la stricture......,.. 26 cm. 6. Circonférence du cou-de-pied............... 26 cm.
Situation de la stricture : 18 cm. au-dessus-de la plante du pied. Hauteur : plus grande en avant qu'en arrière :
en avant : 2 cm. 1/2
en arrière : 14cm. 1/2.
Forme :
en arrière, forte encoche.
en avant : la stricture est moins profonde, et moins accusée.
Les deux seuls orteils visibles sur le moulage ont conservé leur forme: ils présentent une syndactylie membraneuse sur toute leur étendue.
Mais, ce qui fait suriout l'intérét de cette pièce, c'est, avec la stricture et l'aspect hypertrophique sous-jacent, la coexistence d'une amputation congénitale de la dernière phalange des orteils fiqurés sur le moulage. Ces orteils se terminent par une extrémité arrondié: n'y «a pas de phalange unguéale. Le moulage ne présente pas de traces de varicosités et de dilatation des veines.
Nous avons recherché dans la littérature médicale si la présence de strictures et de marques de compression avait été signalée en même temps qu'une hypertrophie sous-jacente et nous avons trouvé les observations très intéres-
santes que nous allons relater:
TT INR
OBsEervarion XV Zacorski. Mémoires de l'Académie impériale de Saint-Pétersbourg. 6° série, t. 111, p. 3-7. Année 1834.
Sur un fœtus de 5 mois affecté d'encéphalocèle et de déformation du thorax, on trouva la jambe droite amputée ; la cuisse se terminait en un moignon arrondi et parfaitement cicatrisé d'où partait une bride membraneuse très résistante malgré son petit volume, laquelle venait s'enrouler autour de la jambe gauche qu'elle serrail à la manière d'une ligature, produisant à ce niveau une dépression considérable. La partie du membre située au-dessous de la ligature était un peu tuméfiée. On trouva suspendu, vers le milieu de la bride un petit corps de forme oblongue, que l’on reconnut pour le pied droit parfaitement bien conformé, avec ses cinq orteils, mais offrant seulement le volume du pied d’un fœtus de 10 à 12 semaines (1).
OgsErvarTion XVI
Professeur Kirmissox. Traité des maladies chirurgicales d'origine congénitale. Pages : 436, 438, 439.
fx, Petite fille de 8 ans présentant un pied-bot varus équin congénital gauche et des malformations multiples des orteils et des doigts.
La main droite offre les malformations suivantes: le pouce se termine par un moignon conique présentant à son sommet une petite cicatrice circulaire : le squelette du pouce est réduit à une phalange rudimentaire ; la phalange unguéale est complètement al sente : le métacarpien est bien conformé., L’index est représenté par un mamelon supporté par un pédicule étroit, renfermant dans
son intérieur un squelette solide, Le médius est plus développé en
(1) Article : Amputations congénitales. Dictionnaire Dechambre, p.2et 3. Duplay.
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dd
longueur que l'index ; il est constitué par deux gros mamelons
saillants séparés l'un de l'autre par un sillon circulaire et porte, à
Fi. 6
sa base, un deuxième sillon d'étranglement qui le sépare du méta-
carpien. (Voir figure ci-contre.)
Osservarion XVII
Professeur Kirmisson. Traité des maladies chirurg. d'orig.
congénit., p. 751.
(Hypertrophie lipomateuse diffuse du pied droit.)
Chez un petit garcon de deux mois, il existe une tuméfaction molle sur la face dorsale du pied, la face plantaire est très épaissie, le squelette semble participer à la lésion. On retrouve chez cet enfant une particularité souvent notée en pareil cas ; c’est l’existence d’une syndactylie. Elle affecte iei la forme d'une syndactylie membraneuse partielle, existant entre le deuxième et le troisième orteil. IT faut noter aussi une malformation congénitale
du quatrième orteil du pied gauche, qui passe au-dessous du troisième et est comprimé par lui. Les quatre premiers orteils du pied droit, le deuxième et le troisième orterl du pied gauche présentent sur leur face dorsale une dépression circulaire partielle qui est la trace des brides amniotiques. Rien sur le reste du corps.
OBservaTion XVIII
Professeur Reczus. Bulletin et mémoires de lu Société de chirurgie, 1883, p. 758.
(Sur un cas d’amputation congénitale.)
La petite Delapierre, bien portante d’ailleurs, n’a d'autre malformation que celle des membres inférieurs. À droite, il existe un pied-bot varus et une syndactylie des trois orteils du milieu, syndactylie très remarquable en ce qu’elle est incomplète vers l’extrémité métatarsienne où l'on constate une dépression longitudinale assez profonde et terminée en cul-de-sac.
La lésion principale se rencontre à la jambe gauche ; là existe à l'union du tiers inférieur avec les deux tiers supérieurs, un sillon circulaire profond, en tout semblable à celui que produirait une lLigature énergique.
Pour voir le fond de cette dépression ; il faut en écarter les deux lèvres saillantes en bourrelets et lon constate que la peau y est plus rose, plus humide et légèrement desquamée.
Il est assez difficile de savoir si la face profonde du sillon est adhérente aux tissus sous-jacents. Il semble cependant que les tractions le déplacent un peu sur l’aponévrose d’enveloppe de la jambe et sur la face interne du tibia. En tous cas, les muscles se meuvent sous la ligature, ce que démontrent les mouvements de flexion et d'extension du pied et des orteils.
Au-dessus de l’étranglement, le membre n'a subi aucune altération ; les téguments, bien doublés d'un pannicule graisseux, glissent sur l’aponévrose et les muscles dont le volume paraît normal; au-dessous du sillon constricteur, la jamble semble un peu atrophiée ; certainement, la peau est aussi bien nourrie, aussi bien doublée, aussi souple que sur les autres points du corps, mais le pied est