‹ Formes Mortelles du BotulismeChapitre 28 sur 49 · OBSERVATION XXIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXIV

Un médecin fut appelé chez Mme C.., âgée de 51 ans, à minuit, le mardi 8 août 1935. La raison donnée était que la malade était incapable de voir, de parler et d’avaler.

A l’examen, la malade tenait ses paupières avec ses doigts et faisait effort pour regarder son médecin. Elle parlait d’une voix incohérente et nasillarde mais elle était parfaitement lucide et pouvait écrire ses demandes quoique terriblement effrayée.

A l’examen, il y avait un double ptosis des paupières et les mouvements de ses yeux dans toutes les directions élaient presque complètement absents. Il y avait une ébauche de mouvement vers l'extérieur. Les pupilles étaient égales et actives. Le palais ne bougeait pas mais le réflexe pharyngé existait. Il n’y avait pas de faiblesse des membres. Les réflexes rotuliens étaient normaux. Les réflexes plantaires en flexion normale. Il n'y avait ‘pas d’ataxie. La malade marchait et trébuchait comme une aveugle. La température était normale. Pouls à 88 — T. A. — 13,8. La malade avait vomi ce jour-là et elle s'était aperçue de la chute de ses paupières plus marquée du côté droit, ce matin-là.

Elle fut transportée dans une clinique à 2 heures du matin, mais en dépit d’un traitement énergique comprenant l'injection de 50 cm° intraveineux et 25 em’ intra-musculaire de sérum antibotulique, elle mourut à huit heures, le 3 août, par paralysie respiratoire. Les symptômes frappants des dernières heures de sa vie furent une douleur accrue dans la région du cœur et dans la région des dernières côtes des 2 côtés.

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