LA CONSTIPATION
La constipation complète le syndrome de paralysie digestive du botulisme. Le plus souvent, elle a fait son apparition dès le début de la maladie et ne fait que s’accentuer.
C’est une constipation intense, rebelle à toute thé: rapeutique, c’est aussi un des plus fidèles signes du botulisme.
Il n’est pas douteux que la cause majeure de cette constipation est la paralysie intestinale comme certains auteurs ont pu le vérifier radiologiquement, parésie ou paralysie portant sur tout le tractus digestif : estomac, vésicule, intestin.
Accessoirement, l’absence de sécrétion digestive et la présence de mucus épais joue certainement un rôle.
Parmi toutes les observations mortelles que nous avons réunies, aucune ne s’est accompagnée de diarrhée, hormis la diarrhée passagère du début, attribuable, nous l’avons vu, à des associations microbiennes.
Cependant, on a publié des cas de botulisme moins sévères, n’évoluant pas vers la mort, s’accompagnant de diarrhée persistante (M.-A. DoLLFus).
Cette constipation s'accompagne d’un état saburral des voies digestives, de fétidité de l'haleine, d’anorexie marquée pendant toute l’évolution, ainsi que de ballonnement abdominal, il s’agit en effet d’une véritable occlusion paralytique avec arrêt des matières et des gaz.
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Il est encore fréquent de noter au cours des formes mortelles l'apparition de dysurie et même de rétention d'urine avec mictions par regorgement, d’où la nécessité de palper l’hypogastre d’un malade atteint de botulisme ; ces troubles ne s’observent d’ailleurs que dans les formes sévères.
Pour la majorité, cette rétention s’explique par une paralysie vésicale, les mictions par regorgement par paralysie du sphincter.
Outre ces diverses paralysies, il est possible mais peu fréquent que la paralysie frappe d’autres nerfs craniens et périphériques. |
On peut cependant mettre parfois en évidence une atteinte des membres à allure myopathique avec abolition des réflexes, le plus souvent parésie plus que paralysie et précédant l’atteinte du diaphragme et des muscles respiratoires qui entraînent la mort par arrêt respiratoire alors que le cœur continue à battre.
Mais ce que l’on observe généralement dans les formes graves, c'est une parésie musculaire généralisée, une très grande fatigabilité, l'incapacité de répéter les mêmes gestes.
Dans nos observations, on retrouve fréquemment une diminution et même une abolition des réflexes tendineux des membres, une diminution de leur force musculaire segmentaire, une parésie ou paralysie de la langue et des muscles de la nuque.
En regarG de ces diverses paralysies, un certain nombre de caractères négatifs doivent être mis en évidence.
1) L'absence de température tout au long de l’évo:
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