‹ Formes Mortelles du BotulismeChapitre 35 sur 49 · PUNTO PAT TT POS RTE SE · texte numérisé non relu

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cette sécheresse des muqueuses s'accompagne de troubles de la motricité pharyngienne et œsophagienne et comme l’a montré M. Vrrroz, il faut souligner le parallélisme entre la marche des troubles oculaires et celle des troubles de la motricité pharyngienne. En effet, comme dans le syndrome oculaire, l'atteinte du tractus digestif dans sa partie supérieure se fait par étapes successives et si, dans la plupart des cas graves, la paralysie est massive et intense à la fois sur les constricteurs et l’œsophage, eile peut dans certains cas prédominer soit sur l’œsophage, soit sur les constricteurs, soit sur le voile du palais, mais l'atteinte de ces trois-territoires correspond toujours à des formes graves ; comme pour les troubles oculaires, il semble donc exister une progressivité indéniable. des troubles en rapport avec le degré de l’intoxication.

LA DYSPHAGIE. ”

que l’on a imputé pendant longtemps à la seule sècheresse des muqueuses, puis à une paralysie du voile du palais, est en réalité due à une véritable paralysie de l'æœsophge qui fait partie du syndrome de pa-. ‘alysie digestive du botulisme.

Ceci a été démontré pour la première fois par Worms et GAUD.

Le malade sent d’ailleurs le bol alimentaire s’arrêler à la partie supérieure de l’œsophage.

Ces données cliniques ont été confirmées par les contrôles radiologiques et œsophagoscopiques.

À la radioscopie, chez un sujet normal, la bouillie barytée tombe directement de la bouche de l’œsophage au cardia.

MM. ALAJOUANINE, THURIEL et DURUPT ont constaté dernièrement que le premier temps de la déglutition s’effectue normalement, mais la bouillie s’arrête à l’extrémité supérieure de l’œsophage ; rien ne passe dans l’œsophage ou seulement de très petites quantités qui glissent lentement le long des parois sans qu’aucun mouvement péristaltique n’apparaisse.

A l’œsophagoscope, on note une hypotonie de l’œsophage.

Cette paralysie de l’œsophage peut se rencontrer pure, elle peut être également associée à d’autres paralysies laryngées et pharyngées :

— Tantôt, comme dans l'observation n° II de ia thèse de M. Virroz, la paralysie de l’œsophage s’accompagne de parlysie totale des conistricteurs du pharynx,

— Tantôt, elle s'accompagne d’une parésie diffuse de toute la gorge sans qu’il y ait une paralysie complète du voile. Celle-ci est cependant relativement fréquente, aggravant la dysphagie, entraînant parfois un reflux des liquides par le nez, |

— Tantôt, elle s’accompgne de paralysie laryngée se traduisant par une voix enrouée et assourdie pouvant aller jusqu’à l’aphonie. Très souvent, la parole devient, incompréhensible, le malade est dans l’obligation de se faire comprendre par geste ou par écrit.

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