EVOLUTION
Tantôt, du fait de la soudaineté de l’intoxication, tantôt du fait de l’indécision du diagnostic, la thérapetique n’a pu être mise en jeu ou trop tardivement, tantôt il faut bien le dire, malgré toute thérapeutique, l’évolution se fait vers la mort.
La rapidité avec laquelle tous les symptômes apparaissent et se complètent, comporte une certaine valeur pronostique.
La mort survient habituellement pendant la première semaine, le plus souvent vers le cinquième jour, annoncée par des irrégularités de pouls, des troubles respiratoires : cyanose et dyspnée, souvent en pleine connaissance. :
Elle survient par syncope, collapsus et surtout par asphyxie. |
Elle est la conséquence de troubles bulbaires soit de l’asphyxie par paralysie des muscles respiratoires ou laryngés,
(M.-A. DoLruss rapporte une observation mortelle, où la trachéotomie, pratiquée devant l’importance des signes respiratoires, n’a cependant pas empêché l'issue fatale),
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soit encore par broncho-pneumonie: de déglutition.
Au cours de l’évolution, on peut voir survenir des complications qui cependant sont rares :
Stomatite et angine ulcéro-nécrotique déjà signalées.
Ictère.
Mais surtout parotidite, seule, elle mérite une mention spéciale, parce que méconnue ou mal traitée, elle pourrait entraîner la mort.
Considérée par certains auteurs comme faisant
partie du botulisme, en réalité c’est une complication qui ne s’observe que dans les formes sévères ; C’est une parotidite infectieuse, habituellement unilatérale et n’évoluant pas vers la suppurtion ; elle apparaît du 8° au 10° jour, marquée par une élévation thermique et déterminant un gonflement rétro-maxillaire. Elle rétrocède habituellement en une dizaine de jours.
En résumé, en général on peut dire que l’évolution de la maladie se fait sans complication.