‹ Formes Mortelles du BotulismeChapitre 39 sur 49 · FORMES CLINIQUES · texte numérisé non relu

FORMES CLINIQUES

" A) Suivant l’évolution :

On peut distinguer des :

Formes foudroyantes : M. FAURE-BAULIEU en rapporte un cas mortel en moins de vingt-quatre heures, d’ailleurs le seul cas mortel observé au cours d’une petite épidémie dans le Périgord. Cette forme s’est traduite par des accidents d’ordre purement cérébral.

Il faut sans doute rattacher à cette forme de botulisme bon nombre d’intoxications foudroyantes dont l’étiologie reste méconnue. |

Des formes suraiguës ont été souvent rapportées,

tel Le cas de M. Claisse où la mort survient 50 heures seulement après ingestion,

telles les 2 premières observations de l'épidémie de Loc MAREE où la mort survint en 31 et 34 heures.

telles les observations mortelles rapportées par ALLEN et ECKLUND, d’une épidémie de 13 cas mortels dans le NORTH DAKOTA. :

A l’opposé des formes traînantes : dont on a signalé quelques cas : observation de M. JorzY mortelle

ÉLNTA VE

en 12 mois, après guérison apparente au 9° mois, observation si insolite que la nature botulinique de l’intoxication peut être discutée.

B) Suivant le terrain :

Enfants : c’est une règle en matière d’empoisonnement, les enfants sont plus vite et plus gravement atteints que les adultes.

Grossesse : la grossesse par contre (cas du Dr RivET), ne semble pas aggraver l’évolution du botulisme.

C) Suivant la symptomatologie :

Forme mortelle avec parésie des membres (observation de Josso.

Forme mortelle avec paralysie motrice des membres à topographie pseudo-myopathique, rapportée par M. ALAJOUANINE dans la « Revue Neurologique » (1943).

Formes mortelles avec peu ou pas de signes oculaires, — Dans cette même observation de M. ALaA- JOUANINE, telles les observations I et II de l'épidémie de LocH MAREE.

D) Suivant le germe :

. Le bacille À, fréquent en Amérique, n’a pas encore été signalé en Europe et en France, depuis 20 ans nous n'avons isolé que les types B. |

Il se pourrait cependant que des bacilles du type A

AD ee

apparaissent un jour ou l’autre, d’où la nécessité d'identifier la toxine en présence d’une intoxication de botulisme.

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