TRAITEMENT
Comme pour le tétanos et la diphtérie, le pronostic dépend, pour une large part, de la précocité de la sérothérapie. Le problème essentiel reste donc celui du diagnostic précoce.
Ii existe actuellement préparés à l’Institut Pasteur, suivant la technique de Ramon, deux sérums antibotuliques, sérums de cheval — anti A et anti B.
On prépare également deux anatoxines À et B. On employait habituellement le sérum polyvalent qui est un mélange d’un quart de sérum anti A et de trois quarts de sérum anti B.
Du fait que, jusqu'ici, seul le type B a été isolé en France, on a tendance actuellement à faire d'emblée du sérum anti B, quitte à utiliser le sérum anti A, si linoculation d’épreuve au cobaye démontrait la présence du type A.
L’anatoxine, bien que n’ayant pas de raison d’être dans une affection où tout le mal est fait du premier coup, est associée au sérum dans l'éventualité que des spores botuligènes pourraient végéter dans l’intestin du malade.
Les doses nécessaires de sérum sont encore mal
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fixées : dans les formes sévères, on doit pouvoir injecter par voie intra-musculaire ou sous-cutanée, de 40 à 100 cm de sérum, doses à répéter quotidiennement jusqu’à arrêt dans la progression des symptômes.
Puis on diminue. les doses, ou on espace les injections. On arrête le traitement lorsqu’ont disparu tous les symptômes, sauf les signes oculaires qui peuvent persister très longtemps.
Avant l'injection de sérum, on aura fait à distance une injection de 1 cm’ d’anatoxine que l’on répètera huit jours après la cessation de la sérothérapie.
M. TINEL a proposé la sérothérapie intrarachidienne sous adjonction d’anatoxine, injections à trois reprises :
le 1% jour: 40 cc.
let2 jours "20 cc.
le.5° jour : 40 cc.
technique qui lui a apporté la guérison dans un cas très grave.