‹ Formes Rhumatismales De La GrippeChapitre 11 sur 14 · HD · texte numérisé non relu

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mais plus spécialement les membres inférieurs et les genoux, par un exanthème localisé surtout aux extrémités des membres et suivi de desquamation, par la longueur de la convalescence, par sa bénignité remarquable. Cette maladie présente beaucoup de points communs avec la grippe et surtout avec la grippe rhumatismale que nous avons étudiée. Le début est brusque et remarquable par l'intensité de la fièvre et de la céphalée. Mais les douleurs aîfectent aussi bien les masses musculaires et les os que les jointures, et surtout l’exanthème scarlatiniforme ou mobiliforme qui est constant constitue le caractère principal de la maladie : il débute par les mains et les pieds et envahit les membres et le corps ; au bout de deux jours il s’efface et la peau desquame. Sans l'exanthème rien ne ressemblerait plus que la dengue à la grippe rhumatismale et, à ce propos, signalons qu'au début du siècle dernier l'on appelait « fièvre dengue » la grippe ordinaire, dans certaines régions de France (Bourgogne).

Nous avons déjà à maintes reprises, parlé du rhumatisme articulaire aigu franc et de ses caractères, distinctifs. IL est cerlain que ses symptômes de début ont quelque analogie avec ceux du début de la grippe { malaise, coryza, bronchite légère, angine, courbature). Mais ils sont beaucoup moins accusés, leur apparition est bien moins soudaine et brutale et surtout ce qui manque c'est la céphalée intense et l'affaiblissement profond de l'invasion grippale. L’angine est presque constante au début du rhumatisme : or, elle fait défaut dans nos observations personnelles et dans beaucoup de celles que nous avons citées. La fièvre du

rhumatisme aigu est en relation directe avec l'évolution,

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le nombre et l'intensité des fluxions articulaires ; elle dure jusqu’à la disparition de celles-ci. Dans la plupart de mes observations la fièvre durait pendant les deux ou trois premiers jours seulement et les déterminations articulaires continuaient à évoluer et quelquefois même à progresser sans nouvelle élévation de la température. Nous avons déjà longuement insisté sur la différence qui sépare l'arthrite du rhumatisme franc, des fluxions ou des arthralgies de la grippe rhumatismale. Cette dernière, nous l’avons vu, provoque au plus, un peu de gonflement articulaire et, pour ainsi dire, jamais de rougeur ni de chaleur locale. | Presque toujours il s’agit de simples douleurs sans symptômes locaux objectifs. C’était le cas dans toutes nos observations personnelles, où, du reste, la guérison a été rapide, totale et complète. Dansle pseudo-rhumatisme post-grippal nous avons vu, au contraire, la détermination articulaire, bien que moins violente que celle du rhumatisme aigu, affecter une fixité plus grande et se résoudre plus lentement

Pour Samson, la grippe rhumatismale d'emblée (deuxième catégorie de nos observations) se distingue du rhumatisme aigu par les traits suivants :

1° Peu de gonflement ou d’épanchement ;

2° Survient chez des individus qui n'ont jamais eu de rhumatisme, et à un âge où le rhumatisme apparait rarement pour la première fois ;

3° Les associations morbides diffèrent de celles du rhumalisme et consistent surtout en phénomènes nerveux (céphalée, dépression générale et même névrites périphéri-

ques) el presque jamais en phénomènes cardiaques.

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