COMPOSITION CHIMIQUE
Carbonate de cbanx. . . 63,8 Carbonate de magnésie, i ,5
Carbonate de fer H, 6
Silice 14,0
Alamine 5,7
Eau et divers 3,4
100 parties.
Chaux S6,6
Protoxyde de fer .... 13,7
Magnésie 1,1
Silice 21,2
Alumine 6,9
Perte 0,5
100 parties.
Ce ciment est, après la calcination, pulvérisé, tamisé et enfermé dans des barriques goudronnées et bien closes.
La quantité de mortier est équivalente au poids du ciment employé, et le poids sert de base au prix. Le ciment s'emploie sous la forme de mortier avec ou sans sable, en y ajoutant une quantité d'eau égale à environ la 1/2 de son volume.
Un mètre cube de ciment en poudre, à la densité 0,96, converti en mortier sans mélange de sable, perd 17 p. 0/0 de son volume et donne seulement O^SS de mortier.
Le mortier est composé d'ordinaire de volumes apparents égaux de sable et de ciment ; en élevant la dose de ciment dans le rapport de 3 pour 2 de sable, et même de celui de 2 à 1, on augmente sa résistance à de fortes charges ou pressions d'eau.
Hastles. — Pour réparer les cassures de la pierre et refaire les rejointements, on emploie le mastic de Dhil, qui se compose de 8 à 10 parties de brique pilée, mélangée avec 1 partie de litharge et d'iiuile de lin.
Pour recoller la pierre et surtout le marbre , on compose un mastic de chaux vive pulvérisée et gâchée avec du blanc d'œuf.
Pour relier les tubulures des bouilleurs aux générateurs , on mélange 50 parties de limaille de fer ou fonte avec 1 partie de sel aoimoniac, 1 partie de soufre, et on arrose le tout d'urine. Il se produit par le brassage une combinaison intime ; on tasse ce mastic au pourtour du joint, et il acquiert rapidement une trts-grando consistance.
Dans les laboratoires de chimie, on lute les tubulures avec un mélange de chaux vive, d'argile et de blanc d'œuf.
Pour les conduites d'eau et de gaz, on coule du plomb ou un alliage d'étain dans Temlioitage des tuyaux en fonte ou en fer, et on mate fortement au marteau et au chassoir.
Piatre. — Le gypse ou snlfate de chaux , privé par sa mise en four de son eau de cristallisation, fournit le plâtre dont l'emploi est si frénéial pour revêtir les surfaces de moellons, briques et charpentes. Le i>oids de la pierre à plâtre diminue de 1/4 environ à la cuisson qui varie de 10 à IÇ heures; le plâtre perd de ses qualités par son exposition à l'air. Ou distingue le plâtre au panier qui s'emploie dans son état de livraison pour hourder et faire les crépis, le plâtre au sas^ c'est-à-dire passé au tamis de crin pour les enduits et moulures, et le plâtre au tamis de soie pour les enduits plus fins.
Dans les usages ordinaiies, le plâtre se gâche dans un égal volume d'eau; la quantité d'eau diminue pour gâcher serre, et elle augmente pour faire un coulis, dans des joints où la truelle ne peut servir.
stucs. — Ce marbre artificiel se subdivise en stuc en plâtre et stuc en chaux. Le stuc en plâtre se compose de plâtre gâché avec de l'eau de colle.
Le stuc en chaux est un mélange par parties égales de la chaux et du marbre en poudre tamisé; on l'éteud en couches minces sur une première couche de plâtre mélangé à un mortier de chaux et de sable fin.
Le stuc en plâtre ne peut s'employer qu'à l'intérieur, mais le stuc ou chaux peut s'appliquer à l'extérieur, lorsque les premières couches sont entièrement en mortier de chaux hydraulique.
Blanc en bourre. — Introduit dans un mélange de mortier de terre argileuse et de 1/5 à 1/6 de chaux grasse, le blanc de bourre remplace, sauf en temps de gelée, le plâtre pour les plafonds et enduits. Pour la conservation du poli de l'enduit, la chaux doit être éteinte depuis plusieurs mois.
Déion. — Mélange de cailloux concassés à moins de 0»05 et de mortier hydraulique. Il est gras ou maigre, suivant la proportion plus grande ou plus faible de mortier. Ainsi, la proportion du mortier varie de 0'"<^-55 à 0"'''-20 pour O^c-77 à 1 mètre cube, selon qu'il s'agit de travaux hydrauliques à pression ou de fondation sur terrains secs et mouvants; on compte pour un volume de cailloux 1/2 du volume d'eau environ. Le béton est souvent employé pour fondations, piles et culées de ponts, etc.
DE L'iNGÉNlEUR-CONSTRUCTEUn. 4G1
CONSTRUCTIONS EN BETO^S AGGLOMERES.
M. Coignet avance que la qualité du béton dépend essentiellement d'une bonne agglomération obtenue par le choc d'un corps dur sur le béton. Il faut un fort broyage, éviter Texcès d'eau et maintenir une pâte ferme et épaisse.
Les bétons ainsi fabriqués avec une proportion de chaux et de ciment égaleàl/tO ou 1/15 du volume, sont bien plus résistants que les bétons ordinaires renfermant 1/3 à 1/4 p. 0/0 de chaux ou de ciment de même qualité. Les bétons ont 3 sortes de prises; au début la prise moléculaire, ensuite la prise de siccité, et enfin la prise chimique qui se produit à la longue et à Tair.
1° Un béton très-dur, dont M. Coignet se sert pour le moulage des constructions, se compose de 1/15 de chaux, 1/15 de ciment et 1/10 de X>ouzzolane quelconque (terre cuite ou cendre de houille) et sable. Le prix à Paris revient à 15 à 20 francs le mètre cube, économie par rapport au prix de 120 à 150 fr. du mètre cube de pierre de taille pour façades moulées et habitations.
2' Béton dur ordinaire composé de 1/10 à 1/12 de chaux sans ciment, I/IO de pouzzolane quelconque et de sable ; son prix est de 12 à 15 francs pour remplacer la pierre meulière, la brique, etc.; et comme la maçonnerie de brique coûte 50 à 60 fr., et la pierre meulière 35 à 40 fr., il y a économie de 60 à 80 p. 0/0.
3" Pisé hydraulique composé de terre argileuse commune et de 1/15 de chaux; il devient dur comme la bonne brique rouge résistant à Teau et à la gelée; piix d»» revient 7 à 8 fr. le mètre cube, pour murs, fermes et bâtiments agricoles.
Bllame. — Le bitume pur provient des terrains volcaniques; c'est une substance minérale qui a la consistance de la poix et qui fond à La température de l'eau bouillante. On l'emploie d'ordinaire mélangé avec des calcaires, sable, gravier, etc., pour le dallage et le revêtement des trottoirs, écuries, bassins, ponts, routes, viaducs, etc. ; on enduit aussi de bitume les toiles et les murs pour les rendre imperméables; on en fait aussi des dallages mosaïques.
Le sol destiné à recevoir le bitume doit être dressé et fortement tassé, puis couvert d'une couche de béton de 10 cent, environ sur laquelle on étend une légère couche de mortier mêlé à du sable fin. LorsqTie le béton est bien sec on y dépose le bitume , que l'on étend régulièrement en une couche moyenne de 12 à 15 millimètres.
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Fondailons. — La solidité des fondations est .e point capital d'une bonne constniction en maçonnerie. Cette solidité n'est acquise qu'à la condition d'un sol résistant. Lorsqu'un terrain est compressiMe ou mouvant, on lui donne une résistance artificielle, soit au moyen d'un faux plancher en hois de bateau étendu sur toute la surface, soit au moyen de plusieurs lits successifs de béton pilonné, soit par un sol hydraulique, au moyen de pieux enfoncés dont on recèiKî les tètes, suivant un plan horizontal sur letiuel on établit uff grillage de charpente, puis une première assise de libages ou pierres de fortes dimensions.
Maçonnerie. — Travail en pierres de taille, moellons, meulières et biiques pour assises régulières ou irrégulières reliées par du mortier. La pierre de taille est taillée sur la face apparente, ainsi que sur les faces inférieure et supérieure qui s'appellent lits, et qui occupent la même position cjue dans la carrière.
Lorsque la maçonnerie est montée, on passe au ravalement, ragrément et rejointoiement des faces apparentes.
Le limosinage s'entend d'une maçonnerie eu moellons posés bruts à assises régulières ou irrégulières, et dont le parement se fait simplement au cordeau.
Le blocage est une maçonnerie de moellons ne formant pas d'assises.
Le pisé est une maçonnerie qui s'établit sur un socle en pierre s'élevaiit au-dessus du sol, avec delà terre à briques mélangée et pétrie avec do la paille ou du foin.
Murs. — A partir des fondations qui assurent la stabilité des consliu 'tions, et dont l'épaisseur excède de 1/5, 1/4, et même moitié quelquefois celle calculée pour les murs, on donne à ces derniers un léger talus ou fruit de haut en bas de 1/60 à 1/100 de la hauteur des nmrs. Ce fruit s'élève à 1/12 pour les murs de soutènement.
Rondelet indique diverses formules pour calculer l'épaisseur des murs d'habitation.
Ainsi, l'épaisseur e des murs de face dépendant de la largeur / du bâtiment et de la hauteur h, il fait pour un corps de logis simple
l -\- h Pour un corps de bâtiment double, il fait : e = •
Pour un mur de refend : e = + /* X 0" 0135; n expri-
mant le nombre d'étages.
L'épaisseur des murs isolés varie de 1/8 à 1/12 de la hauteur ordinairement.
D'après Rondelet, dans les maisons d'habitation divisées en plusieurs étages par des planchers, et séparées par des murs de refend ou des pans de bois, l'épaisseur des murs de face varie de O*» 41 à 0"n65; celle des murs mitoyens varie de 0"435 à 0"54, et celle des murs de refend est comprise entre 0°*325 et 0° 487. La plus petite épaisseur 0"'435 des murs mitoyens, contenant les cheminées de deux maisons voisines est supérieure à la plus faible 0'°41 des murs de face.
La pratique a consacré les règles empiriques de Rondelet, ainsi qu'on le voit par l'indication suivante des épaisseurs :
TABLEAU
DES ÉPAISSEURS EN USAGE POUR LES MURS D^ MAISONS d'hABITATION DB LARGEUR MOYENNE ET d'uNE HAUTEUR DE TROIS A QUATRE ÉTAGES.
DESIGNATION
des parties des murs.
Aux fondations. , Au niveau du sol
des caves
du rez-de-chaussée
du <erélagc.
[Au-dessus du plancher { du 2e étage.
du 3e éiage.
MUHS
de face.
de refend.
V ni)