‹ Formulaire de poche à l'usage des praticiens, ou recueil des formules les plus usitées dans la pratique médicale, avec l'indication des doses exprimées en poids décimaux et en poids anciensChapitre 15 sur 258 · CÉRATS, POMMADES ET ONGUENTS · texte numérisé non relu

CÉRATS, POMMADES ET ONGUENTS

Sous ces différents noms on désigne des médicaments presque tous officinaux, destinés à être employés à l’extérieur. Leur composition est un peu différente. Ainsi on appelle cèrals ou oléocérats les mélanges de cire fondue et d’huile. Leur consistance est molle. Les pommades, liparolés ou graisses médicamenteuses, ont pour excipient

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l’axonge dans lequel on dissout ou mélange différentes substances, tels que du soufre, des pulpes, des poudres , les eantalirides, etc.

Quoique le plus grand nombre des pommades soient des médicaments officinaux, cependant le praticien peut à sa volonté faire varier la dose ou la nature des substances qui en font partie.

Comme exemples de pommades nous citerons la pommade mercurielle, la pommade de Cyrillo, le baume nerval, la pommade astringente, etc.

Enfin l’on a donné le nom d 'onguents aux préparations faites avec une résine mêlée à de l’huile ou à de l’axonge. Leur consistance est plus grande que celle des deux formes précédentes.

Les onguents que l’on emploie le plus fréquemment sont les suivants :

Onguent basilicum. Il est maturatif.

— d’altbæa ou de guimauve. Adoucissant, résolutif.

— gris , ou d’oxide gris de mercure. Antisyphilitique.

— populéum. Calmant, adoucissant.

— Styrax. 11 est excitant.

Le baume d’Arcœus, etc.

EMPLATRES.

Ils diffèrent des onguents parleur solidité et leur composition. En effet, outre l’huile, la résine ou la cire, ils sont formés de litliarge ou protoxydede plomb, et offrent une ténacité plus considérable.

Les emplâtres sont de véritables savons insolubles , c’est à dire des sels résultants de la combinaison des acides des corps gras avec l’oxide de plomb. Cependant il est un certain nombre de médicaments qu’on appelle également emplâtres et qui néanmoins ne contiennent pas de sel de plomb , et offrent la même composition que les onguents : tels sont, par exemple, les emplâtres de cire, de mucilage, d’André de La Croix, etc. Ils ne diffèrent des onguents que par leur consistance beaucoup plus grande. C’est avec juste raison selon nous, que beaucoup de pharniaco-

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Iogistes ne donnent le nom d’ emplâtres qu’à ceux qui contiennent un sel plombique.

Les emplâtres sont extrêmement nombreux. Étendus sur une toile fine, mais solide, ils constituent les sparadraps, pour la confection desquels on emploie plus particulièrement l’emplâtre de diachylon gomme, l’emplâtre île Nuremberg, d’André de La Croix , etc.

Le sparadrap sert à faire des bandelettes agglutinatives fort utiles dans le pansement des diverses espèces de plaies.

Faites fondres lentement, ajoutez l’eau ; faites bouillir en agitant continuellement, jusqu’à ce que l’oxide se fonde et s’incorpore au reste du mélange.

Les emplâtres les plus usités sont les suivants :

Emplâtre agglutinatif simple.

— de gomme ammoniaque. Il est résolutif.

— d’André de la Croix. Agglutimatif.

— épispastique ou de cantharides. Vésicant.

— de ciguë. Résolutif.

— diachylon gommé. Agglutinatif, suppuratif»

— de mercure. Résolutif.

— de mercure composé, ou de Vigo. Fondant.

— de Nuremberg. Dessiccatif.

— de savon. Fondant.

— résolutif.

—brun, vulgairement onguent de la Mère. Suppuratif.

$ II. Formeg pharmaceutiques destinées à l’usage externe d’un organe en particulier.

Emplâtre simple.

% Litharge en poudre, Huile d’olives, Axonge.

Eau,

INJECTIONS

Médicaments liquides, destinés à être injectes dans cer-*

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taines cavités ou canaux du corps , et plus spécialement dans l’urètre. Ce sont des décodés, et quelquefois de simpies infusés ou solutés, auxquels on ajoute certaines substances propres à en augmenter l’énergie.

Les injections sont toujours des préparations magistrales , devant être composées d’après la formule écrite par le médecin.

LAVEMENTS

Injections spécialement destinées au gros intestin.

Us agissent soit localement sur cet organe, soit secondairement sur le reste du corps. On les emploie, dans ce dernier cas , tantôt comme moyen dérivatif, tantôt pour introduire dans l’économie certaines substances que l’estomac ne peut supporter. On doit alors en augmenter la dose, parce que l’absorption est moins puissante vers la fin du canal alimentaire.

Quand le praticien a l’intention d’administrer quelque substance active par le moyen d’un lavement , il faut le faire précéder d’un premier, composé uniquement d’eau simple. Ce premier est destiné à débarrasser le gros intestin des matières qui pourraient y être contenues. Par ce moyen le second agit plus efficacement et surtout est gardé plus facilement par le malade.

GARGARISMES

Ce sont des médicaments liquides destinés à être mis eu contact avec l’intérieur de la bouche et l’arrière-gorge, et que l’on y maintient par une suite de mouvements et de secousses, en ayant soin de ne pas avaler le liquide. Leur composition est très variée, ce sont des solutés, des infusés ou décodés auxquels on ajoute des sels, des extraits ou d’autres substances souvent très énergiques. Les gargarismes sont toujours des préparations magistrales.

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COLLUTOIRES.

Sous le nom de Collutoires on comprend des préparations magistrales, ayant une consistance épaisse, celle d’un sirop concentré ou même du miel, et que l’on applique avec un pinceau ou un fragment d’éponge , sur les gencives ou les autres points de l’intérieur de la bouche, en recommandant au malade de ne point avallcr la salive impreignée du collutoire.

COLLYRES

On donne ce nom à des médicaments destinés spécialement aux maladies des yeux. On les distingue en secs, 7nous et liquides.

Les collyres secs se font avec des poudres d’une extrême ténuité, que l’on insuffle sur l’œil, au moyen d’un tuyau de plume.

Les collyres mous sont des onguents, et surtout des pommades dont on enduit l’œil et le bord libre des paupières.

Enfin les collyres liquides sont faits soitaveedes eauxdistillées de végétaux, soit avec des solutions de diverses substances salines.

Ces derniers sont toujours préparés exlcmporanément.

surrosiToiRES.

Ce sont des médicaments ordinairement solides, d’une forme conique, de la grosseur d’une plume ou du petit doigt, destinés à être introduits et à demeurer quelque temps dans le rectum. Ou les prépare, soit avec des mèches de charpie enduites de cérat, de pommade ou d’onguent, auxquelles on ajoute des substances propres à remplir quelque indication particulière, soit enfin avec du savon, du suif, du beurre de cacao ou même des racines émollientes convenablement taillées. Ces médicaments doivent être renouvelés souvent.

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$ III. Formes pharmaceutiques destinées à l’usage

Interne.

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