INSPIRATIONS MÉDICINALES
La membrane gastro-intestinale est sans contredit la surface avec laquelle on met le plus fréquemment les médicaments en contact, pour que delà leur action s’étende souvent jusqu’aux organes les plus éloignés, soit par absorptiou soit par sympathie. Cependant il est encore d’au-
NOTIONS PRÉLIMINAIRES
très voies par lesquelles les agents thérapeutiqnes peuvent être introduits dans l’économie. Ainsi la peau saine ou dénudée de son épiderme et surtout la membrane muqueuse qui tapisse la trachée artère et les bronches sont des organes extrêmement puissants d’absorption. C’est cette dernière voie , celle des organes de la respiration , dont nous dirons ici quelques mots. On comprend que dans les maladies dont le poumon est le siège, l’action de médicaments portés immédiatement sur l’organe qui souffre doit être bien plus énergique et plus prompte que celle qui ne s’exerce que par des sympathies dont le siège ou le point de départ est très éloigné. C’est en portant par le moyen d’inspirations souvent répétées des vapeurs chargées de molécules médicamenteuses que l’on agit ainsi directement sur cette surface puissante d’absorption. Plusieurs personnes se sont occupées de ce genre de médicamentation , mais nul autre n’en a fait un objet plus spécial d’études et d’applications pratiques que M. le docteur Richard- Desruez, pharmacien distingué de Paris.
A cet effet on se sert d’un flacon à trois tubulures, d’environ deux litres de capacité. Deux tubes partent de ce flacon. L’un d’environ 50 centimètres de longueur et coudé vers son milieu, a son ouverture interne dans la partie supérieure du flacon , il sert à faire les inspirations ; l’autre droit et vertical, plonge dans sa partie inférieure. Par ce tube on introduit le liquide qui doit occuper environ le quart de la capacité du flacon, et un thermomètre servant à en faire reconnaître la température. C’est aussi par le tube vertical que l’air est renouvelé dans le flacon , en traversant pour y pénétrer toute la masse du liquide échauffé. Ce flacon est ensuite placé dans un appareil en fer blanc, cylindrique et composé de deux compartiments superposés l’un supérieur , dans lequel sont reçus environ les deux tiers inférieurs du flacon, l’autre inférieur contenant une lampe à esprit de vin. Cette dernière sert à élever graduellement la température du liquide contenu dans le flacon.
La nature de ce liquide varie suivant le but qu’on se propose et la maladie qu’on veut combattre. Ainsi ce peut être de l’eau pure, du lait, des décoctions émollientes, des infusions de plantes aromatiques, etc. Ce
NOTIONS PRÉLIMINAIRES
sont les vapeurs qui se dégagent de ce liquide et qui occupent la partie supérieure du flacon que l’on porte dans l’intérieur des voies aériennes par de longues inspirations , et qui en sortent ensuite par les mouvements correspondants d’expiration. Ces vapeurs peuvent être rendues beaucoup plus actives en ajoutant au liquide des médicaments variés : ainsi des teintures aromatiques , du chlorure de sodium , quelques gouttes même de chlore dissout dans l’eau, etc.
La température du liquide peut aussi exercer une grande influence sur l’action de ces inspirations. Ainsi, elle peut être élevée graduellement de 35 à 50° et même 60°. Les phénomènes qui se manifestent le plus généralement pendant ces inspirations médicinales , sont une grande facilité dans l’acte respiratoire, l’accélération graduelle des mouvements du cœur et par conséquent de la circulation ; une diaphorèse souvent très abondante et .un état de calme intérieur des plus manifestes.
Il est impossible de méconnaître l’action puissante d’un semblable moyen et les avantages qu’il est permis d’en attendre dans une foule de circonstances. Ainsi, par exemple, dans les catarrhes pulmonaires, soit aigus, soit chroniques, en mettant en contact avec la membrane muqueuse, siège de la maladie, des vapeurs émollientes et tièdes dans le premier cas; des vapeurs aromatiques et d’une température un peu plus élevée dans le second cas, on peut faire cesser, souvent plus rapidement que par aucun autre moyen, tous les symptômes de la maladie.
Mais ce n’est pas seulement au traitement des seules affections des organes de la voix et de la respiration, que cette méthode peut être utile. L’absorption des molécules médicamenteuses parla membrane pulmonaire, étend ses effets sur les autres points de l’économie et peut être extrêmement avantageuse dans une foule d’autres maladies.Par exemple, on peut par le moyen de ces inspirations médicinales, introduire dans l’économie des médicaments très divers et qui par cette voie agissent avec plus de promptitude et d’énergie. Des médicaments excitants de tous les genres, diurétiques, sudorifiques, emménagogues et même certaines préparations minérales, les sels mercuriels par exemple, ont pu être
NOTIONS PRÉLIMINAIRES
SD
administrés de cette manière et souvent avec un succès des plus remarquables. Nous n’avons pas besoin de dire que cette méthode a besoin d’être appliquée par des mains exercées et surveillées par des personnes qui aient acquis quelque expérience de cette nouvelle medicamentation.
NOTIONS PRÉLIMINAIRES
Deux scrupules — 2 Gram.
Trois scrupules ou un gros — 3Gram.
Deux gros — 7Cram.
Trois gros — 11 Gram.
Quatre gros ou 1/2 once — 15 Gram.
Une once — 30 G ram.
Deux onces — 61 Gram
Trois onces — 91 Gram.
Quatre onces — 122 Gram
Cinq onces — 152Gram,
Six onces — 183 Gram.
Huit onces — 244 Gram
Dix onces — 305Gram
Douze onces — 367 Gram,
Seize onces ou une livre — 489 Gram.
Deux livres — 979 Gram.
Quatre livres lKilog. 958 Gram
Dix livres 4Kilog. 895 Gram,
Gram.
54Centig. (2,54).
82Cenlig. (3,82).
65Centig. (7,65).
47Centig. (11,47).
30Centig. (15,30).
59Cenlig. (30,59).
19Centig. (61,19).
78Centig. (91,78).
• 38Centig.(122,38).
97 Cenlig.(152,97).
56Cenlig.(183,56).
.75Centig.(24t,75)- 94Centig.(305,94).
14Centig.(367,14).
51Centig.(489,51).
(0,Kil.979).
Le tableau précédent fait voir que les poids anciens ne peuvent pas être représentés en poids décimaux par des nombres ronds. Pour parer à cet inconvénient, on est généralement convenu, pour les usages vulgaires, de s’éloigner de la rigueur mathématique, et de représenter les anciens poids par des nombres ronds et approximatifs. Voici le tableau des valeurs adoptées dans la dernière édition du Codex, et que nous avons suivies également.
Valeur approximative adoptée dans ce Formulaire
Gram .
1 grain
vaut
5 Centig.
1/2 grain
2 Centigr. 5 Milligr.
1/4 de grain
12 Milligr.
1/5 de grain
1 Centigr.
1/8 de grain
6 Millig.
1/16 de grain
3 Millig.
2 grains
1 Décig.
10 grains
5 Décig.
1 scrupule
1 Gram. 3 Décig.
1 demi-gros
2 Gram.
1 gros
4 Gram.
2 gros
8 Gram.
1/2 once ou 4 gros
16 Gram.
1 once
32 Gram.
1 once et demi
48 Gram.
2 onces
64 Gram.
3 onces
96 Gram.
4 onces
125 Gram.
1/2 livre ou 8 onces
250 Gram.
1 livre
500 Gram.
2 livres
1000 Gram.
En comparant ce tableau avec celui qui le précède, on reconnaîtra que ces valeurs s’éloignent sensiblement de la valeur réelle, et qu’elles ne sont qu’approximatives. Mais ces différences sont peu importantes dans la pratique, quand elles sont une fois bien connues.
Certaines substances liquides très énergiques s’administrent communément par gouttes. C’est un mauvais mode de prescription , et qui devrait être banni des formules médicales, parce que le poids d’un même nombre de gouttes d’une même substance peut beaucoup varier. Il serait donc préférable de prescrire les liquides énergiques également en poids. Néanmoins, comme l’usage a consacré la prescription par goutte dans un grand nombre des formules de ce recueil, nous allons donner ici un tableau approximatif et comparatif de la représentation en poids de vingt gouttes de différens liquides.
Vingt gouttes de :
Ether sulfurique à G6° pèsent 35 Liqueur d’Hoffmann —
Alcool à 31° (Cartier) —
Alcoolat de mélisse composé —
Huile animale de Dippel —
Teinture de Castoréum —
Huile d’oliv. ou d’amandes douces, — Acide acétique à 10° —
Vinaigre distillé —
Eau de Rabel —
Centig. (7 grains) 45 Centig. (9gr.) id. (id.)
id. (id.)
5 Décig. (10 gr.) id. (id.)
55 Centig. (Il gr.) 60 Centig. (12 gr.) 65 Centig. (13 gr.) 70 Centig. (14 gr.)
Deux scrupules —
Trois scrupules ouun gros — Deux gros —
Trois gros ~
Quatre gros ou l/> once — >
Une once —
Deux onces —
Trois onces —
Quatre onces —
Cinq onces —
Six onces —
Huit onces —
Dix onces —
Douze onces —
Seize onces ou une livre —
Deux livres —
Quatre livres lKilog
Dix livres 4Kilog
2Gram.54Centig. (2,54).
3Gram.82Centig. (3,82).
7Cram.65Centig. (7,65).
llGram.47Centig. (11,47).
15Gram.30Centig. (15,30). 30Gram.59Cenlig. (30,59).
61Gram.l9Centig. (61,19).
91Gram.78Centig. (91,78).
122 Gram. 38Centig.(122,38).
152 Gram. 97 Centig.(152,97).
183 Gram. 56 Cenlig. (183,56) .
244 Gram. 75 Centig.(244,75).
305 G ram . 94 Cent ig. (305,94).
367 Gram. 14Centig.(367,14).
489 Gram. 51 Centig.(489,51).
979 Gram. (0,kil.979).
,958Gram. (1,958).
.895 G ram. (4.895).
Le tableau précédent fait voir que les poids anciens ne peuvent pas être représentés en poids décimaux par des nombres ronds. Pour parer à cet inconvénient, on est généralement convenu, pour les usages vulgaires, de s’éloigner de la rigueur mathématique, et de représenter les anciens poids par des nombres ronds et approximatifs. Voici le tableau des valeurs adoptées dans la dernière édition du Codex, et que nous avons suivies également.
Valeur approximative adoptée dans ce Formulaire
Gram.
1 grain
vaut
5 Centig.
1/2 grain
2 Centigr. 5 Milligr.
1/4 de grain
12 Milligr.
1/5 de grain
1 Centigr.
1/8 de grain
6 Millig.
1/16 de grain
3 Millig.
2 grains
1 Décig.
10 grains
5 Décig.
1 scrupule
1 Gram. 3 Décig.
NOTIONS PRÉLIMINAIRES
1 demi-gros —
1 gros —
2 gros —
i/-2 once ou 4 gros — 1 once —
1 once et demi •—
2 onces —
3 onces —
4 onces —
1/2 livre ou 8 onces —
1 livre —
2 livres —
2 Gram.
4 Gram.
8 Gram.
16 Gram.
32 Gram.