XXV
que de Rivière n.°2i , le carbonate de potasse est la base , le suc de citron l’adjuvant qui dégage le gaz acide carbonique , l’eau commune est l’excipient, le sirop de limon est le correctif \ et pourrait être également considéré comme un second adjuvant.
Quand le médecin voudra prescrire une formule quelconque , il doit d’abord ?
i.° commencer par écrire en tête du papier la forme pharmaceutique qu’il veut faire prendre au médicacament et spécifier autant que possible son espèce; 2.° avant d’indiquer les sub-
[ xxvj ]
stances qui doivent former lé médicament, il mettra un P qui signifie 'prenez , ou une R, ou enfin ce signe if qui veulent dire recipe; 5.° il écrira sur autant de lignes distinctes les différens corps qu’il veut employer, en indiquant d’abord la base , puis l’adjuvant , ensuite l’excipient ou le dissolvant , et finissant par le correctif.
Il en indiquera scrupuleusement la dose, soit en employant les signes adoptés pour représenter les différens poids ou mesures, soit en les écriant en toutes lettres 4* ° Il indiquera ensuite le
[ xxvfj ]
mode particulier de prépa-> ration si les substances qu’il emploie en exigent un , ou se contentera de mettre simplement ces mots : Faites selon
Fortune potion , wnjulcp , des pilules , etc., que l’on peut abréger de la manière suivante : F. S. A.potio , etc.
(Fiat sccundum artem) si l’exécution de sa formule ne | présente rien de remarqua- I ble.
Il devra ensuite écrire la i manière dont le médicament doit être pris ; sa dose, s’il doit • être administré en une ou ) plusieurs lois , par verrées, j par cuillerées , gouttes , etc.
f xxviij ]
Cette indication , qui regarde spécialement le malade ou ceux qui l’entourent , doit être précédée d’un T qui signifie transcrivez. C’est-àdire que le pharmacien doit transcrire sur l’étiquette du médicament son mode d’administration. Enfin , en terminant la formule, le médecin la datera et signera , puis mettra le nom de la personne pour laquelle elle est destinée , afin d’éviter toute espèce de méprise de la part du Pharmacien. Cette dernière précaution ne devrait point être mise en usage, si les médicamens pouvaient faire
[ xxix "]
connaître la nature d’une maladie que le malade croi-?
rait avoir intérêt de cacher.
Telle est la marche à suivre dans la prescription d’une formule magistrale , en gé-?
néral. Mais dans la composition même de cette formule il est un grand nombre de précautions à prendre , d’erreurs à éviter, sur lesquelles la chimie seule peut nous . éclairer. En effet , quand , dans une formule composée on mélange ensemble plusieurs substances , il faut connaître l’action qu’elles i peuvent exercer les unes sur iles autres, les déçomposi-.