‹ Formulaire de poche, ou recueil des formules les plus usitées ... contenant la classification des différens médicamens simples, avec l'indication de leurs préparations et de leurs doses, d'après le nouveau Codex de ParisChapitre 6 sur 95 · XXX · texte numérisé non relu

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lions qu’elles peuvent opérer et les produits nouveaux qui en résultent. Par exemple , on mêle ensemble un sel quelconque et un acide : il y aura presque toujours décomposition. Le même phénomène aura encore lieu si l’on mélange deux sels. Si , par exemple , l'on mêle ensemble deux sels solubles , le sulfate de soude et le muriate de baryte , il y aura nécessairement décomposition; l’acide sulfurique se portera il sur la baryte , et formera un sel insoluble qui se précipitera; l'acide muriatique, au contraire, se combinera avec I

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la soude , et formera un mu-> riatede soude qui est soluble.

Les mêmes phénomènes auraient encore lieu si l’on mettait en contact un muriate soluble , celui de potasse , par exemple, avec le nitrate d’argent. Ces deux sels seraient décomposés et leurs élémens désunis formeraient de nouvelles combinaisons. C’est principalement àM. Berthollet que l’on est redevable de cette connaissance importante de l’action que les différent sels exercent les uns les aur très.

Il est donc indispensable , quand on fait une prescrip-»

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tion , de ne mélanger que des substances dont les molécules ne peuvent réagir les unes sur les autres de manière à produire une décomposition , à moins cependant que l’on n’ait eu l’intention de déterminer cette décomposition , afin de mettre à profit quelques-uns des nouveaux principes auxquels elle donne naissance. C’est ce qui a lieu par exemple , dans la potion anti-émétique de Rivière : l’acide citrique que l’on verse sur le carbonate de potasse, a pour objet de décomposer ce sel, afin de mettre à nu l’acide carbo-

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-nique qui constitue en quelque sorte , la base de cette i potion. Cette application des connaissances chimiques à l’art de formuler , éclairera encore sur le choix et la nature des vases dans lesquels les médicamens doivent être préparés; c’est ainsi, par exemple, que tourtes les substances acides ne doivent point être mises en i contact avec des vases de cuiivre , de fer, de plomb ou de 'marbre, sur les parois desquels elles exerceraient une action plus ou moins intense , mais dans des capsules ou vases de porcelaine , de grès

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ou de verre ? qui résistent à toute espèce d’action de décomposition. Il en est de même encore des sels métalliques , tels que l’émétique , le sublimé , etc. On doit éviter soigneusement de les administrer avec des substances astringentes qui renferment une certaine quantité d’acide gallique , lequel pourrait en déterminer la décomposition.

Il nous serait facile d’étendre encore beaucoup ces considérations générales sur l’Art de formuler; mais nous renvoyons pour de plus amples détails aux auteurs de

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