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DÉRIVÉS LIQUIDES

Acacia ( Vara-Yara pur).

Aldéhyde anisique ou Aubépine.

Ambre.

Anéthol.

Anthranilate de méthyle.

Bromélia ou Néroline.

Goumarine.

Iléliotropine cristallisée.

Iléliotropine amorphe.

Iléliotropal.

Acétate de benzyle.

Ajonc.

Aldéhyde benzoïque.

Bergamote ou Lémonal.

Cassie.

Citral.

Eglantine.

Eugénol.

1. On trouve dos alcools de riz très purs, dépourvus de toute odeur secondaire riiez lleli/v et Doisteau, à l'antiii.

EXTRAITS D’ODEURS

Musc en gros cristaux.

Les Muscs pulvérisés renferment pour la plupart de 95 à 98 0/0 d’impuretés et en particulier de l’antifébrine.

Musc ambre (produit peu recommandable).

iNéroli synthétique.

Xéroline (Bromelia).

Vanilline.

Violettal solide.

Mang-Ylang.

Vara-Yara.

fous ces dérivés synthétiques sont fabriqués chez :

1° M. Heine et C‘® à Leipzig, Allemagne.

2° M. Maschmeyerà Amsterdam, Hollande.

5° M. de Laire et C®, 92, rue Saint-Charles, Paris.

Pour les formules chimiques, les fonctions, lasolubilité, la préparation, voir la Chimie organique de Bélial.

Géraniol (Hhodinol, Rosenon).

Giroflée.

Jacinthe.

lonone.

Irisol (Isomère de TJonone).

Iroléne.

Iraléne.

Ivanol.

Jasmin (ou Acétate de benzyle).

Lilas (ou Terpinéol).

Linalol (ou Muguet).

Mimosa.

Muguet (Terpinéol ou Linalol ou mélange des deux, voire même avec des traces d’acétate de benzyle).

Xéroli Synthétique.

Rosenon (Rhodinoli.

Syringa.

Terpinéol (Lilas ou Muguet).

Trifoline (pour Trèfles).

Violette organique.

Violettol.

Violettal.

Tous ces produits destinés à préparer les Violettes ne sontque des isomères dTonone ou des mélanges d’Ionone nud’lrisoël à d’autres dérivés synthétiques, Néroli, Cassie, Ylang-ATang, etc.

Le Bromélia, le Yara-Yara conviennent plutôt à la préparation des Savons et des Poudres pour sachets qu’à celle des extraits et des lotions.

Notons en passant que le TerpinéoC le Musc arli/iciel, V Acétate de heuzgle, le hulyrate dehenzo'ile donnent également d'excellents résultats, dans la préparation des savons et se conservent très l)ien en milieu alcalin.

On devra choisir avec soin ces dérivés synthétiques et vérifier la valeur des marques.

lonone (Voir sa préparation dans la Chimie organique ileBéhal, et employer pour la distillation dans le vide des liouchons en liège et non des bouchons en caoutchouc qui communiquent une odeur désagréable).

EXTRAITS D’ODEURS

Ij’lonone doit ùl re transparente, non colorée, légèrement visqueuse. On s’occupera d’abord de son odeur (jui doit se rapprocher de la violette et ne pas l’appeler le citi’al, ou le lemongrass ; évaporée sur une feuille de papier, elle ne doit pas la tacher.

iSans faire de dosage, on peut reconnaître la valeur de cette cétone <[ui est souvent vendue diluée dans 90 0/0 d’alcool, en mettant un petit cristal de fuchsine dans un demi ou un centimètre cube d’ionone: si elle est pure, la fuschine ne se colore pas, si au contraire elle est additionnée d’alcool, on obtiendra immédiatement une teinte rouge plus ou moins foncée.

Les "Violettes organiques, le Violettol, le Violettal, l’Irisoël sont des isomères de l'Ionone ou des ionones mélangées à divers dérivés synthétiques, ces produits sont indispensables pour fixer l’Odeur de Violette.

Quant au Musc artificiel, on fera bien d’acheter exclusivement le musc ai’titiciel en gros cristaux. Ces cristaux se dissolvent à la dose de C grammes pour mille dans l'alcool à 93°. On les pulvérise et on les met en grand excès (7 gr.) dans un litre que l’on remplit d’alcool à 93° et qu’on agite de temps en temps poui’ obtenir la saturation.

Cette solution est désignée à tort sous le nom d’infusion de Musc artificiel à 0 0/00.

Enfin le Musc artificiel en gros cristaux possède une odeur plus fine et plus agréable.

Les Muscs ai’titiciels en poudre que l'on trouve dans le commerce contiennent presque tous de 93 à 99 0 0 d’impuretés et en particulier de l’antifébrine.

11 n’y a donc rien de surprenant à ce que leur solubilité soit plus grande, ainsi que l’annoncent les prospectus et les étiquettes qui oublient seulement d’ajouter « toutes proportions gardées ».

Le Terpinéol de bonne qualité est assez rare, tantôt il est mal rectifié, tantôt son odeur se modifie même lorsque le flacon est bien bouché et à l’abri delà lumière.

Ce déi’ivé forme la base des Lilas et des Muguets vendus dans le commerce. On l'additionne parfois de Linalol ou de Syringa synthétique. La dose est de 8 à K) grammes pour un litre d’alcool.

L’Héliotropine se présente sous forme amorphe et sous forme cristallisée, elle est assez souvent fraudée par de l’acétanilide ou par des quantités considérables de matières inertes.

On choisira riléliotropine amorpke\>o\\v la préparation des extraits, car riléliotropine crislalUsée est presque insoluble dans l’alcool. La dose pour obtenir un fond d'Uéliotrope est de 10 grammes par litre.

La Coumarine donne en solution une odeur très agi’éable de foin -coupé: 210 grammes de coproduit remplacent un kilogramme de

EXTRAITS D’ODEURS

fève Tonka. La Coumarine est généralement peu l'alsifiée, elle se mélange fort bien à l’aubépine synthétique pour les fonds d’extraits tle foin coupé.

La Vanilline est rarement fraudée ; mais suivant les procédés de préparation employés, son odeur est plus ou moins agréable et elle est parfois toxique.

Pour les préparations destinées à l’usage interne on pourra employer avec avantage la Vanilline de Laire.

La Trifoline, le Trèfle synthétique, l’Ivanol donneront de bons résultats dans les Extraits de Trètle incarnat, de Chypre, de Peau d’Espagne, etc.

L’Acétate ou le Butyrate de benzyle ou de benzoïle et le Linalol serviront à remonter les Extraits de Jasmin, d’Ylang-Ylang, de Cassie ; il ne faudra pas cependant abuser de ces produits qui laissent après évaporation une odeur acétique (aigre).

Il est inutile de passer en revue les autres dérivés synthétiques employés pour la ])réparation des Savons, des Lotions, des Eaux de Cologne, dirai, Ldmonal, NeroU, lihodinof ou llosenon, Jacinlhe^ Euçjénol,, Sijringa, etc., etc.

Mais on ne saurait trop insister sur ce point, c'est que tous les dérivés synthétiques sans exception ont besoin d’être atténués par des essences naturelles, ou des infusions sur tleurs, il leur faut une Sauce selon l’expression employée en parfurnei’ie pour désigner le liquide aromalique destiné à les recevoir. Cette sauce peut variera l'infini et donner d’excellents résultats enti’e des mains habiles.

Ainsi veut-on corriger l'odeur âcre et camphrée de l’Ionone, ou ^ d'une violette synthétique quelconque il suffira de dissoudre le produit dans une infusion d’iris, dans des Extraits de Jasmin, de Tubéreuse, d’Ylang-Ylang, Je Cassie, etc. ou mieux dans le mélange de trois ou quatre infusions sur fleurs.

/3. Essences :

On ne parlera pas de r.É’.ï^mc^ton, de la Purification, des Caractères Plii/sigues et Chimiques des Essences Naturelles : on trouvera des descriptions très détaillées dans tous les traités de Parfumerie, de Pharmacie et de Chimie organique.

Pour tes Falsifications voir également les ditTérenls traités.

Enfin, il sera indispensable de rechercher toujours les meilleures qualités et de choisir autant que possible des produits sous cachets provenant de maisons sérieuses. On évitera ainsi d’acheter sous le nom d’^si’cnce^ des mélanges d’A/roo/, d' Essence de léréhen-

EXTRAITS D’ODEURS

t hiue, à' Ihùles minérales, à' Huiles grasses ou Essences additionnées d'Essenees voismes, de même fonction chimique mais d’un prix de revient beaucoup moins élevé.

Cette dernière fraude est la plus intelligente et d'ailleurs la plus répandue; ainsi par exemple, on additionne l’essence de fiose de France avec de l’essence de Rose d’Orienl qu’on falsifie elle-même avec de l’essence de Raima /{osa ou Essence de Géranium indien ('produite par l’Andropogon Scliœnantus Graminées). Cette Essence de Rose d’Orient est si fraudée, que l’on peut dire que toutes les essences que livre la Bulgarie ne sont jamais pures.

Enfin, on fraude même l’Essence de Palma Rosa par du Géranium de h'rance ou d' Esj)agne on même par du Géraniol ou du Rhodinol ou du Rosenon.

l.a recherche des falsifications est alors presque impossible, les fraudeurs profitent des données de l’analyse et des progrès de la chimie. Par des mélanges savants, les densités, les points de congélation. \o?, points d'ébullition, les pouvoirs rotatoires, les indices d’absorption d'iode, deviennent un simple problème souvent très facile à résoudre pour les fraudeurs doublés de chimistes.

].e Parfumeur ne devra donc plus se borner à faire une seule recherche, mais bien huit à dix pour être affirmatif.

Les caractères organoleptiques perm.ettent heureusement au parfumeur exercé de ne pas se tromper sur la valeur d’un produit.

Pour rechercher les différentes sortes d’essences qui entrent dans un mélange ou dans la composition d’un parfum (Eau de Cologne par exemple), on coupe des bandes de papier filtre blanc, on les trempe dans le liquide et on les laisse évaporer. On sent à différentes reprises le papier: en raison de la volatilité différente des parfums,, on perçoit ces essences les unes après les autres, surtout si elles ne sont pas mélangées dans les proportions dont je parlerai ci-dessous.

Beaucoup de Parfumeurs ont recours à ces simples caractères organoleptiques pour reconstituer des parfums, et je m’empressed'ajouter (|ue ces caractères sont souvent aussi précieux dans la pratique que l’analyse chimique.

L’intensité odoriférante des Essences est inversement proportionnelle à leur volatilité.

Ainsi les Essences de Rose et de Patchouli, d’une intensité odoriférante maxima sont douées d’une volatilité ininima.

Le Musc naturel, dont l’intensité d’odeur est extraordinaire, possède une volatilité nulle, puisqu’un gramme de musc bien sec peut parfumer un appartement pendant plusieurs jours, sans perdre de poids appréciable à la balance de précision la plus sensible.

EXTRAITS D’ODEURS

Les ondes odoriférantes émises par les essences peuvent donc être comparées aux ondes lumineuses émises par le Radium.

Piesse a établi des coetticients de volatilité très intéressants, <jui peuvent donner quelques indications dans la préparation des odeurs.

En prenant l’eau comme unité de mesure, on obtient les cbitlres suivants ;

Eau distillée

Essence de Citron ....

Essence de Portugal . .

Essence de Bergamote.

Essence de Lavande. .

Essence de Petit-Grain

Essence de Menthe . . .

Essence d’Anis Vert . .

Essence de Badiane. . .

Essence de Th vin

Essence de Cédi’at. .. . 20

Essence de Romarin. . J 5

Essence de Néroli 10

Essence de Verveine.. S

Essence de Géranium . K

Essence de Rose i

Essence de Girofle. .. . d

Essence de Cèdre 2

Essence de Santal .... 2

Essence de Patchouli. 1

IjC simple examen de ces cbitlres pei’inet de déduire (}ue pour remplacer par exemple \ gr. d'Essence de Rose, il faudra S j>i-. d’Essence de Géranium ; ou bien encore que pour obtenir un parfum homogène, il faudra prendre 25 gr. de Citron, 10 gr. de Bergamote et 0 gr de Lavande, etc.; ou encore, en d’autres termes, que pour corriger l’odeur et la saveur de l’Essence de Menthe dans une eau dentifrice, il faudra un poids égal d'Essence d’.\nis vert ou d’Essence de Badiane, etc.

Il serait à souhaiter que l’étude de ces coefticients fût reprise avec soin et étendue à d’autres essences.

D'après les chiffres indi(|ués ci-dessus, en prenant VEau comme maximum de volatilité et comme uiinimum d'ondes odoriférantes émises et le Patchouli comme minimum de volatilité et comme maximum d'omles odoriférantes émises, on peut construire une véritable gamme d’odeurs, dont les ondes odoriférantes correspondent aux vibrations des notes.

Essence de Patchouli ou Miniimun do Volalilitô et Ma\iimiiii d ondes odoriférantes = Si

^ n 1 II é ■ " ! h U ^ ^

La Eau ou Maximum do Volatilité cl .Minimum d'ondes oiloriférantes.

Les Solutions d'essences dans l'alcool portent en Pharmacie le nom d' Alcoolats, leur titrage fixé par le Codex est de 2 0/0.

En Parfumerie, ces Solutions sont désignées sous le nom d'Esprits

EXTRAITS DODEURS

simples ou Alcoolés, el comme il n’y a pas de titre fixe, il est donc indispensable de faire suivre les mots f]sprits ou Alcoolés de leur titre.

Ainsi : Esprit ou Alcoolé de Bergamote à 20 0/0

Signifie Solution alcoolique établie à raison de 20 gr. d’Essence de Bergamote par litre d’Alcool à Ü0°.

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