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Extraits aux Fleurs ou Infusions sur fleurs

besExlraits aux Fleurs (ou Infusions sur fleurs) sont obtenus en faisant réagir au B. M. de l’Alcool privé d’odeur età 95“ sur des Pommades d 'Eu fieu rage.

L’Enfleurage avec la graisse, les huiles ou la Vaseline, se pratique sur les fleurs qui n’abandonnent pas leur parfum par expression ou qui ne laissent pas entraîner leurs essences par la vapeur d'eau, ou encore dont le parfum est modifié par la distillation.

Les Extraits aux Fleurs les plus répandus dans le commerce sont : les Infusions aux Fleurs de Violette, de Cassie, de Jasmin, de Tubéreuse, de Jonquille, de Fleur d’Uranger, de Rose, d’OEillel, de Lilas’.

La finesse, la douceur, le velouté de ces produits les font rechercher pour corriger l’acrelé et la dureté des dérivés synthétiques.

Leur mélange raisonné constitue le véhiculé des dérivés synthétiques: il a été dit précédemment que l’on désignait en parfumerie ce liquide aromatique sous le nom de Sauce.

Les Pommades aux Fleurs'^ ou Corps de .... nous viennent du Midi et en particulier de Grasse et de Cannes. Elles servent à préparer les Infusions sur fleurs. On opère de la façon suivante :

On met par exemple dans un vase en nickel ou en grès verni el muni d’un couvercle, un litre d’alcool à 95“ et un kilogramme de Pommade. On chauffe au B. M. et on laisse en contact de trois à huit jours, en agitant de temps en temps. On décante l’alcool surnageant, on filtre et on a :

l'Infusion Première.

En versant de nouveau un litre d'alcool àt)5° et en opérant comme précédemment on obtient :

r Infusion Seconde.

Enfin un troisième litre d'alcool employé dans les mômes conditions donne :

rin f as i 0 11 Tro isi à m e .

•1. On trouve des Pommades aux Fleurs el des Infusions Lf, 2™e, et cliez :M. Charles Estf.h, fis, rue de FAqueduc, Paris.

EXTRAITS D’ODEURS

Celle infusion esl nalurellement la moins parfumée. En allant dans le même ordre on désigne encore ces infusions dans le commerce sous les noms d’Exlraits aux fleurs n® 30, 18 el 24.

.Vpi’ès la Iroisième opéralion, les corps gras sont, considérés comme lolalemenl dépourvus de leurs odeurs, on les mel decôlé pour servir à la préparalion des Pommades et des Savons.

Ces infusions onl V inconvénient de dissoudre de faibles quantités de graisses qui précipitent en hiver et rendent la Solution louche : il est donc utile de les congeler après leur préparation , soit en les soumellanl à faction de la gelée en hiver, soit en entourant les récipients d'un mélange de glace pilée el de sel marin ou bien d'eau additionnée de nitrate d'ammoniaque ordinaire.

Après les avoir soumises à Tact ion du mélange réfrigérant, on filtre aussitôt et on esl sôr qu’elles ne troubleront plus pendant l’biver.

On évite aujoui’d'hui ces inconvénients et les manipulations pour obtenir des Infusions, en employant soit des essences concrètes^ soit des essences liquides que Ton dissout simplement dans l'alcool à 95°C

Ces essences sont obtenues grâce aux progrès de la Chimie qui onl permis de remplacer renfleLirage à l’aide des graisses, des huiles et des carbures par la distdlalion dans le vide, à basse température, d'éther de pétrole, de sulfure de carbone, de chloroforme, d’éther dont on fait passer préalablement les vapeurs sur les fleurs fraîches.

Ce procédé décrit par Millon a été perfectionné et appliqué par M.M. Piver, Rimmel, Atkinson, etc.

On obtient ainsi des parfums très subtils el très actifs. On pourra donc remplacer les Infusions par des Extraits liquides ou par des Extraits concrets' .

ô. infusions. Teintures, Esprits :

La macération des plantes ou des parties de plantes, des i-ésines, des gommes-résines, des camphres, des matières animales (musc, castoreum, cochenille, cantharide, etc.) porte en Parfumerie le nom d' Infusions et en Pharmacie les noms de Teintures ou Alcoolés.

Ces li’ois noms sont donc équivalents

Il est regrettable que la l’arfumerie n'adopte pas un titre uniforme pour ces produits, les doses varient en elTet suivant chaque préparateur.

Le Codex français a imposé aux pharmaciens, deux titres pour les Teintures, le titre 1/3 (un cinquième) pour la plupart et le titre 1/10

1 On trouve dc.s Essences ou Extraits liquides d’enfleurage chez M. Cliarlc.' Esteh. Parfumeur, tiS, rue de rAqucduc, Paris.

EXTRAITS DODEURS — COLORANTS

ROUGES

(un dixième) pour les quelques teintures à base de matières animales ou de produits végétaux d’un prix élevé.

Seules la Teinture d’Extrait d’Opium et la Teinture d’iode l'ont exception : elles sont au titre 1/13 (un treizième), en d’autres termes, 13 grammes de teinture d'iode renferment 1 gramme d’iode pur.

Les Teintures des Pharmaciens, suivant les substances à dissoudre, se préparent avec de l’alcool à 60° (matières extractives, matières tanniques), à 80° (matières résineuses, huiles essentielles), à 00" (huiles essentielles ou matières à base de camphres).

Lorsqu’on distille les Infusions ou les Teintures ou Alcoolés, on obtient des Esprits. Voir à l’article Liqueurs comment on les rectifie.

c. Colorants employés:

Les Colorants Qnh'Qwi non seulement dans la plupart des formules de Parfumerie, mais aussi dans un grand nombre de formules de Liqueurs et de Préparations pharmaceutiques.

Il sera donc traité dans cet article, non seulement des Colorants pour les Extraits mais de tous les Colorants en général.

L’Ordonnance en date du 31 décembre 1890, de M. Lozé, I^réfet de Police, interdit l’emploi dans les matières alimentaires ;

1° De tous les colorants Minéraux à base de Plomb, de Mercure, de Cuivre, à'Arsenic, de Baryum, (V Antimoine.

2° Des Couleurs dérivées de la houille, des Pktaléines et de leurs dérivés substitués, des matières colorantes préparées à l’aide des dérivés diazoïques (voir plus loin les substances tolérées).

Les Colorants les plus employés sont :

1° Les Rouges. 1° J.es Verts.

2° Les Jaunes. 5“ Les Bruns.

3° J^es Bleus. Les Violets.

l. — Colorants Rouges:

Ces Colorants sont peu usités pour les Extraits aux Fleurs, mais par contre ils ont une grande vogue pour les Elixirs dentifrices; ils servent encore à colorer les Poudres, lesOpiats, les Pâtes, les Savons Dentifrices, les Fards, les Crèmes, les Pommades et les Poudres de Riz.

On les emploie quelquefois pour les Eaux de Quinine : il est préférable de les remplacer dans ces dernières par le brun très clair ou

EXTRAITS DODEURS — COLORANTS

ROUGES

par le jaune ambi-é qui Pe communiquent jamais <le fausses teintes aux cheveux blond-ccndi-é.

1“ Cochenille ; On colore les Dentifrices en rouge vif ou en rouge orangé avec de la Cochenille. La dose i)ai‘ litre d'Elixir est de ;

8 à K) gi’. de Cochenille pulvérisée ou 80 à 100 gr, de Teinture de Cochenille, à 1 10, du Codex.

l/addition de Teinture de Benjoin fait virer au rouge doré: ce changement de teinte est dt’i à la présence de l'acide benzoïque et <le l'acide toluique.

l/acide citrique, suivant les pi'opoiTions ajoutées, donne une teinte rouge or ou rouge orangé foncé.

Enfin des traces d'alcali, ou quelques grammes d’orseille ou quel- (jues centigrammes de carmin d'indigo font virer en i*ouge violet.

2® Carmin pulvérisé. — Le Carmin, pulvérisé ou en dissolution, peut également servii* à la coloration des dentifrices ; comme le prix de revient est généralement élevé, on le réserve pour les poudres, les pâtes et les opiats dentifrices.

La dose normale pour les Poudres varie de 0 gr. 25 à 1 gr. pour cent, suivant que l'on veut les teindre en i-ose clair ou en rouge foncé.

La dose à employer pour les Pâtes et les Opiats et pour les Crèmes ((ui ne renferment pas de poudres colorées dans leur formule, est de l â2 centigr. pour cent pour obtenir un rose clair.

On peut corriger la teinte violacée en faisant entrer un peu de Corail rouge dans la composition de la formule : ainsi, on obtiendra une teinte rose assez agréable en prenant :

Carmin pulvérisé 1 centigr.

liorail rouge pulvérisé 10 gr.

Carbonate de chaux 100 gr.

Clycérolé d'admidon, q. s. pour obtenir une pâte ferme.

Ou bien on peut ajouter encore quelques gouttes (l’éosine ou d'éosinate de potasse.

-Vvec les Pâtes qui renferment des poudres colorées, ou pour avoii* des Opiats, on portera la dose de Carmin de 0 gr. 50 â 1 0 0.

Le Carmin se prépare en traitant la cochenille pulvérisée soit par la soude, soit par du sous-carbonate de potasse et de l’alun en poudre, soit par de l’azotate de potasse pur et du sel d’oseille. On obtient ainsi (les Carmins très purs que l’on désigne sous le nom de Carmins n° 10.

Ce produit est soluble dans l’ammoniaque ; mais, outre l’odeur désagréable de ce dissolvant, que l’on peut neutraliser très facilement, il faut encore tenir compte des impuretés que renferme l’ammoniaque et qui communiquent des odeurs pyridiques désagréables aux préparations.

EXTRAITS D’OOEURS — COLORANTS

ROUGES

ün remplace donc généralement la disssolulion ammoniacale de

carmin par la solution ci-dessous :

Cochenille pulvérisée 10 gr.

Alun pulvéï'isé (ou Sulfate d’Alumine et do

Potasse) 2 gr. 50

Crème de Tartre pulvérisé (ou Hitartrate de

Potasse) 2 gr. 50

Eau distillée 150 gr.

On porte l'eau à l’ébullition, on ajoute la cochenille ; au bout de quatre à six minutes, on ajoute l’alun et la crème de tartre pulvérisés, on mélange à l’aide d’un agitateur en verre et on laisse refroidir.

On obtient ainsi une couleur très brillante, qui permet de faire toutes. les teintes comprises enti’e le rose pâle et le rouge foncé.

.‘1“ Le Santal Rouge {Pterocarpus Santolinus t)u P. indiens) râpé pulvérisé est le colorant le plus tenace et le moins coûteux ; il donne une teinte rouge doré très agréable à l’œil.

La dose à employer par litre d’élixir dentifrice est de :

5 à 8 gr. de poudre par litre d’élixii-, soit:

25 à 40 gr. de teinture à I /5 par litre d’élixir.

On prépare la teinture de Santal rouge avec de l'alcool à 80°.

On peut mélanger avantageusement le Santal rouge avec la Teinture de Cochenille ou avec la Teinture de Benjoin.

4° Le Bois de Campêche {Hæmatoxylum campée hianum) donne également un rouge assez vif à la condition que le titre alcoolique soit élevé et que les composants soient neutres, sans quoi la teinte passe au jaune brun.

On peut remplacer le Campêche par son principe colorant : VIHmaline ; quelques gouttes d’acide font passer ce dérivé au jaune or ou au jaune ambré; les alcalis le font virer au rouge pourpre.

5° L’Orcanette [Anchusa tincloria ou Alkanna tinctoria) traitée par l’acide citrique donne un rouge groseille qui peut trouver son emploi dans les Lotions à bas prix.

On pulvérise 100 grammes d’Orcanette, on les humecte avec une solution de 1 gramme d’acide citrique dans 10 grammes d’eau distillée: on abandonne le tout quelques heures ; on ajoute ensuite de l’alcool à 80°. Au bout de six à huit jours On filtre le colorant obtenu.

L’Orcanette est un très bon colorant des corps gras et des carbures, on l’utilise fréquemment dans les Pommades, les Vaselines, les Cires, pour obtenir toutes les teintes comprises entre le rose clair et le rouge pourpre foncé.

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