OU OPIATS DENTIFRICES
Le Corps des Pàles^ des Opials et des Savons dentifrices est toujours constitué soit par de la glycérine, soit par de la glycérine et de la gomme adragante, soit par du miel blanc et de la glycérine à P.E. soit le pins souvent par du glycéroLé d'amidon de blé ou d'arroirroot.
Pour les Opiats et les Pâtes, on devra toujours éviter l’emploi de la glycérine seule; de telles préparations deviennent très molles, se séparent assez facilement et laissent transsuder des gouUelettescolorées ; cette décomposition est due aux propriétés hygrométriques de la glycérine.
Il n’en est pas de même pour les Savons dentifrices, surtout lorsqu’on prend le soin de dissoudre à chaud le savon dans la glycérine, et d’ajouter ensuite les autres substances. Un dentifrice ainsi obtenu peut se conserver des années.
La Glycérine et le Miel à parties égales donnent d’assez bons résultats pour la préparation des Pâtes et des Opiats.
On fond au B. M. ou à une douce chaleur le Miel Blanc dans la glycérine, on verse sur son poids de poudre, on triture au pilon ou bien on presse fortement à la main, de façon à agglutiner un peu la préparation ; dès que le mélange prend de la consistance, on le pétrit à la main dans un mortier en marbre. C'est le procédé le plus expéditif pour préparer de 2 à G kilogrammes.
Pour les grosses quantités, on opère à la broyeuse mécanique.
Le glycérolé d’amidon de blé ou à défaut le glycérolé d’arrow-root convient aussi bien à la préparation des Pâtes et des Opiats qu'â celle des Savons ; on peut dire qu'il forme aujourd'hui la hase de tous ces dentifrices.
On emploie le glycérolé d’amidon de blé du Codex, ou bien on fait un glycérolé suivant la formule ci-dessous :
Amidon de blé 10 gr.
Eau distillée de Rose 20 gr.
Glycérine neutre à 30'* 120 gr.
PATES ET SAVONS DENTIFRICES
On Irilure l’Amidon de blé avec l'eau de Rose, puis on ajoute la glycérine, on chauire le tout dans une capsule en nickel ou dans une capsule en tôle émaillée, en agitant sans cesse à l’aide d’un pilon en porcelaine. Lorsque le glycérolé se prend en gelée et qu’il est encore chaud, on y ajoute le colorant et on verse le produit obtenu sur les poudi-es préalablement tamisées et mises dans un mortier en marbre chautle à l’eau bouillante ; on mélange au pilon ou mieux à la main.
On colore habituellement, les Pâtes et les Savons dentifrices en rose-vif ou en rouge-cerise-foncé. On peut employer le carmin n° 40 porphyrisé et délayé avec un peu de glycérine, ou bien le carmin ammoniacal préparé avec de l'ammoniaque pure et exempte de dérivés pyridiques, on fait ensuite disparaître l’odeur du dissolvant en ajoutant vers la fin de la préparation 0 gr. oO d’acide citrique par gramme d’ammoniaque employé, il se forme un citrate d’ammoniaque qui ne modifie pas le goût et l’odeur de la préparation.
Le meilleur emploi du Carmin consiste à traiter la Cochenille pulvérisée avec du Ritartrate et de l’Alun par l’Eau distillée à l’ébullition (voir la formule de ce colorant à l’article Extraits d'odems : les Colorants Rouges). On obtient ainsi un superbe colorant qui permet d’avoir toutes les teintes comprises entre le rose-clair et le rouge-pourpre.
Le Stilfo de Fuchsine, VEosine, VEosinate de Potasse, le Rouge de Rordeaiix sont également employés. On ne devra jamais faire usage de ces dérivés syntbétiques avec les Savons dentifrices qui ont généralement une réaction faiblement alcaline, celle-ci modifie totalement la teinte de ces produits. Les couleurs indiquées ci-dessus ou leur mélanges avec le Corail rouge, le Safran, VOrcanette, VOrseille . trouveront leur emploi dans certaines pâtes dentifrices.
En règle générale, les Composés alcalins tendent à colorer en violet ; les Acides au contraire font virer au rouge-orangé et atténuent la teinte.
11 sera bon de conserver les Pâtes et les Savons à la cave, et de préférence dans des pots en grès.