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MASSAGE DANS LES AFEECTIONS DU SYSTÈME NERVEUX

Au commencement du siècle le massage avait été employé comme anesthésique ; il y a trente ans que Meding s’en est servi pour la première fois dans la crampe des écrivains. Les tentatives antérieures ont été si isolées, si oubliées que le massage n’est même pas compté parmi les adjuvants des médications ordinaires du système nerveux.

Nous passerons successivement en revue les affections générales du système nerveux, puis celles des centres, enfin celles des nerfs périphériques.

§ 1er — MASSAGE DANS LES NÉVROSES

Hystérie. — Le traitement de cette névrose ou plutôt d’une partie de ses symptômes par le massage a été tenté plus d’une fois; il est difficile de dire quels résultats ont été obtenus. Lorsqu’on parle des médications de cette nature, il n’y a pas de milieu entre l’enthousiasme et la défiance qui ne voit dans les faits publiés que des réclames. 11 parait cependant que les manipulations thérapeutiques ont eu assez d’avantages dans les manifestations douloureuses de l’hystérie pour que des médecins et des chirurgiens très sérieux en aient tenu compte. Brodie a été le premier à s’occuper du massage dans les névroses.

Il y a quelques années seulement que le traitement de l’hystérie par le massage a été repris en • Amérique, il a eu pour défenseur un savant dont le nom fait autorité dans tout ce qui touche à la physiologie et à la pathologie du système nerveux, M. Weir Mitchell.

Méthode de Weir Mitchell . — Il n’y a decommun que le nom entre ses procédés et celui de Récamier. M. Mitchell ne s’adresse point aux mêmes organes ; il ne vise pas le 'même but ; la contrac- j lure musculaire, si elle existe, n’est ni une indication ni une contre-indication ; c’est à la névrose elle-même qu’il s’attaque, persuadé que s’il peut la guérir, toutes les calamités accessoires disparaîtront. Le premier travail dans lequel M. Mitchell a parlé de son traitement de l’hystérie est intitulé : La graisse et le sang , titre capable de nous renseigner a priori sur la doctrine de l’auteur. C’est à l’économie entière, aux échanges organiques qu’il s’en prend. Il voit chez l’hystérique une personne dont tous les tissus soutirent, dont le système nerveux est incapable de remplir son rôle parce qu’il est épuisé et comme dérouté au milieu d’un organisme épuisé lui-même. Pour rétablir les choses dans l’état, normal, il faut absolument soustraire les malades aux impressions extérieures capables d’agir défavorablement sur leur état et par conséquent les isoler ; les alimenter de telle sorte qu’ils reprennent l’embonpoint perdu, puis favoriser la digestion et l’assimilation de cet excès de substances ingérées et c’est alors que le massage entre en jeu.

On est en présence d’une valétudinaire émaciée

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