‹ Formulaire du massageChapitre 77 sur 114 · DE L’UTÉRUS · texte numérisé non relu

DE L’UTÉRUS

La plupart des observations qui ont été publiées dans mon ouvrage sur le Massage dans les affections du voisinage de l'utérus et de ses annexes , ont été recueillies dans le service de M. le docteur Péan, de l’hôpital Saint- Louis, il a bien voulu confier à mes soins des malades entrés à l’hôpital pour des paramétriles, des périmétrites ou des ovarites, chez lesquelles il ne voulait intervenir chirurgicalement que s’il était bien démontré que tous les moyens employés par les gynécologistes modernes étaient impuissants. Chez la plupart des malades on avait eu recours aux injections, aux applications de pessaires, au traitement général, aux cautérisations, au curettage, etc. ; aucun procédé n’avait abouti à une guérison persistante. L’état fut constaté soigneusement au début du massage; il fut employé seul et leur état fut de nouveau constaté après la cure; par conséquent, s’il y avait une guérison ou une amélioration on ne pouvait la rapporter qu’au traitement suivi en dernier lieu.

J’ai fait revenir les malades à des époques qui ont varié entre six mois et deux ans ; malheureu-

MASSAGE EN GYNÉCOLOGIE

sementjen’ai pas pu dans tous les cas obtenir sur ce point ce que j’aurais désiré.

Certaines personnes qui sont retournées en province étaient à peu près dénuées de ressources ; il était impossible de leur imposer un voyage coûteux pour un simple contrôle. D’autres, qui habitent Paris, avaient juré leurs grands dieux qu’elles reviendraient aux dates promises; nous ne les avons jamais revues.

Malgré tout, des examens tardifs ont été faits dans un assez grand nombre de cas. J’insistai surtout lorsqu’il s’agissait de dévialions utérines, versions ou flexions.

Mes résultats ont été assez satisfaisants, comme le montrent les observations que j’ai publiées dans mon livre sur le Massage dans les affections du voisinage de l'utérus et de ses annexes.

Aussi dans les affections du voisinage de l’utérus et. des annexes j’emploie le massage seul et j’interromps le traitement seulement durant les périodes menstruelles.

Les précautions à prendre au début sont les mêmes que pour l’utérus. On engagera la malade à respirer librement sans efforts et on détournera autant que possible son attention de manière à favoriser le relâchement des muscles de la paroi abdominale (1). Supposons maintenant que l’on masse de la façon la plus habituelle, c’est-à-dire par voie vaginale et abdominale, voici comment on procédera : Deux doigts introduits dans un des

(1) Certains malades apprennent avec une extrême facilité à relâcher les muscles de la paroi abdominale, d’autres apprennent difficilement, d’autres n’y arrivent jamais.

Page 1