AVERTISSEMENT
Mon savant maître , Cabré , avait pensé qii*un Formulaire^ sur un plan presque scientifique, serait le complément de ses utiles travaux. Son continuateur devait tenir à honneur d'achever religieusement l'œuvre commencée. L'idée ne m'appartient pas. J'ai cherché à rendre l'exécution digne (autant qu'il m'était possible) du grand jurisconsulte qui l'avait conçue.
M. CARRi consacrait un cours complémentaire 2i la procédure formulaire^ et il rendait ainsi un véritable service à ses nombreux élèves.
M. Edouard LABouLATBafait ressortir l'importance d'un semblable cours, dans un passage de son écrit sur V Enseignement du droit, que les jeunes adeptes dé la science liront avec intérêt :
« Celte réforme une fois faite, l'enseignement pratique nous semblera-l-U complet? Non. Nous aurons encore un reproche grave à lui adresser , et ce reproche, qui surprendra peut-être les théoriciens^ sera compris par la magistrature et le barreau : cet enseignement n'est point assez pratique : entre l'école et le barreau, entre les théories générales et la pratique des affaires, il y a aujourd'hui un abîme; les doctrines qui triomphent dans les écoles de droit ne sont souvent pas celles qu'admettent nos tribunaux ; en outre^ les jeunes gens sortent de nos écoles avec tne ignorance si profonde des affaires, de la discussion, de la imle, qu'il leur faut en quelque sorte recommencer leur édueatioD légale. L'avocat désapprend, au palais, les théories que 'or 4 enseignées son professeur; le clerc d'avoué ou de notaire