‹ Formulaire homoeopathique; ou, Guide pathogénétique usuel pour traiter soi-même les maladiesChapitre 107 sur 298 · PANARIS · texte numérisé non relu

PANARIS

du doigt affecté, ou même de plusieurs autres, par suite de la destruction des tendons fléchisseurs profonds des doigts, ou parcelle des articulations, ou encore par la nécrose de l'os d'une ou de plusieurs phalanges, ce qui arrive surtout lorsque l'inflammation a atteint le périoste de l'os qui les constitue.

Le panaris érysipélccteux est le plus bénin de tous, la chute de l'ongle en est la conséquence la plus fâcheuse; mais il repousse bientôt, à moins que sa matrice n'ait été complètement altérée ou détruite.

Causes.

Les plus connues sont la présence ou l'introduction dans nos tissus de corps étrangers (échardes, épines, piqûres, etc.), les contusions un peu considérables, etc., etc.

Traitement.

Quand on compare le traitement allopathique, de cette affection, avec le traitement homœopathique, on est saisi d'une profonde pitié et d'un réel sentiment de tris^ tesse.

Le traitement allopathique est une torture barbare, que, la plupart du temps, rien ne motive ; ainsi, régie générale, il est arrêté que : tout panaris ou toute apparence de panaris mérite l'honneur inévitable de profondes incisions, voire même celles des gaines tendineuses, et qui plus est, la section âHun ou de plusieurs tendons.

Direz- vous que ces incisions sont faites afin d'empêcher l'inflammation de se propager aux gaines des tendons ou même du périoste ? Vous savez fort bien que ce moyen n'a jamais atteint ce but, ni empêché l'affection de parcourir ses périodes ; de plus, vous avez souvent aggravé

l'état du malade, et l'avez, sans le vouloir, privé d'un, sinon de plusieurs doigts.

L'homœopathie procède autrement ; elle combat l'état inflammatoire par des moyens à elle connus, et l'état inflammatoire cède ; elle ne porte pas la lame matérielle d'un bistouri dans la profondeur des tissus affectés, greffant ainsi une douleur sur une autre ; mais elle fait circuler dans ces mêmes tissus les mystérieuses effluves médicales tirées de son vaste laboratoire, sous l'influence desquelles l'affection cède et se dissipe, en abandonnant intact le lieu où elle s'était localisée.

Pour tous les panaris, et quel que soit le siège de l'inflammation, trois médicaments suffisent ; ce sont, au début Mercurius vivus, puis Ilepar sulfur et Silicea, alternés.

Dans le cas où des symptômes de gangrène seraient à craindre, que le phlegmon deviendrait bleuâtre ou d'un rouge pourpre, on donnerait Lachesis et Hepar sulfur, alternés ; si, au bout de vingt-quatre heures, le mal ne cédait pas, et que l'aspect de la tumeur ou du phlegmon fût le même, on donnerait : Arsenicum album et Carbo vegetabilis, alternés.

Mercurius vlvus, 12J dilution. ... 7 globules. Eau 120 grammes.

Doses. — Une demi-cuillerée à bouche de quatre en quatre heures.

Si, sous l'influence de Mercurius, la résolution du panaris ne s'opérait pas, et qu'au bout de trente-six ou quarante-huit heures, les souffrances, loin d'avoir diminué, fussent toujours les mêmes, on prescrira :

Hepar sulfur, 12* dilution 7 globules.

Silicea, 12» dilution 7 globules.

Eau 120 grammes.

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