CHAPITRE XXX
BRULURE.
On appelle Brûluresy toutes lésions que l'action du calorique (chaleur), on le contact de certaines substances caustiques (brillantes) ont pu produire sur nos tissus (chairs).
On les a divisées en six degrés ; mais la division en trois degrés, est suffisante.
Ils peuvent varier à l'infini, en raison des divers degrés de la brûlure. Les symptômes généraux sont en rapport et avec la profondeur de la brûlure, et avec son étendue ; ainsi une brûlure du premier degré, qui est peu de chose à proprement parler, peut, lorsqu'elle est très étendue, amener la mort en quelques heures, tandis qu'une brûlure du troisième ou du sixième degré peut ne produire qu'un peu de malaise lorsqu'elle est très circonsccrile (très peu étendue). Presque toutes les. brûlures un pe» étendues donnent lieu à une espèce de gastro- entérite plus ou moins intense, qui les complique. (Voyez Gastroentérite, page 162.)
Dans le premier degré de la brûlure, il y a seulement rougeur de la peau disparaissant sous la pression du doigt, et accompagnée de douleur vive ; elle se termine par résolution.
Dans la brûlure du deuxième degré, il y a désorganisation de Tépiderme (peau) et formation de phlycténes
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es vessies) remplies d'une sérosité (liquide) couleur ; douleur intense, avec chaleur et gonflement des ïs affectées. Se termine par suppuration. ns la brûlure du troisième degré, la partie malade m plie de phlyctènes remplies d'un liquide couleur )uille et sanguinolent, sous lequel il existe des res qui peuvent être ou d'un blanc terne, ou jaunàou noirâtres, selon le plus ou moins d'intensité et de adeur de la brûlure. Il y a, en outre, une douleur corrosive et brûlante, et une inflammation, destiséparer les eschares du reste des tissus sains ou flectés, se déclare : peu après, elle est remplacée par plaie superficielle, qui laisse une cicatrice ridée, hâtre et ineffaçable.
is les brûlures graves et profondes, il peut y avoir misation complète de toutes les parties molles. gangrène peut souvent venir compliquer ces aflec-
Traitemeiit.
traitement conseillé par M. le docteur Teste m'a )ien réussi.
ns la brûlure au premier degré, on sait, si elle est ireonscrile (peu étendue), qu'il suffit d'exposer la * atteinte à une forte chaleur artificielle, pendant ues secondes, pour faire avorter complètement la ur et l'affection; la douleur s'exagère, il est vrai, mt la durée si courte de ce traitement, mais aussi, st complètement mise à néant.
•st un moyen vulgaire qui réussit toujours.
dans la brûlure au premier degré, on ne pouvait ou j voulait pas employer ce moyen, il est un médica-
précieux ignoré des allopathes, qui est le plus sou-
vent suffisant ; seulement, il faudra observer dans son administration le précepte suivant : plus la brûlure sera étendue, et plus il faudra le. donner à basses dilutions et à des doses plus rapprochées. Ce médicament est Rhus toxicodendron; dans les brûlures fort légères, une seule dose de deux globules, à sec ou dans une cuillerée d'eau, suffit pour faire disparaître en peu d'instants et la rougeur et la douleur.
Rhus toxicodendron, 63 ou 12° dilution
(selon le cas). 7 globules.
Ean 90 grammes.
Doses. — Une cuillerée toutes les quatre heures, une cuillerée à café pour les enfants.
On continuera ce médicament jusqu'à résolution complète de la brûlure.
Une précaution très essentielle à prendre, est qu'il n'y ait rien d'appliqué sur la brûlure, et que l'air joue librement sur la partie affectée.
Dans les brûlures très graves, c'est-à-dire du troisième degré, on commencera d'abord à faire prendre aux parlies lésées pendant deux heures au moins, le bain suivant, chauffé à 34 degrés centigrades.
Prenez une quantité d'eau chaude suffisante ; ajoutez-y autant de fois quatre cuillerées d'eau- de- vie et 15 grammes de chaux vive, que vous aurez de litres d'eau chaude; cela fait, voyez quand la chaux cesse de bouillir et s'éteint, et, à cet instant même, mettez dans le bain la partie brûlée.
Après le bain, on donnera la potion suivante :
Rhus toxicodendron, 6J dilution . . 6 globules. Eau 90 grammes.
Doses. — Une cuillerée d'heure en heure d'abord, et le lendemain, de quatre en quatre heures seulement.
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i la brûlure s'étendait jusqu'au tissu cellulaire et aux scies, on prescrirait de suite :
Rhos toxicodendron, 10* dilution . . 7 globules. Eau 60 grammes.
Arnica, 6° dilution 7 globules.
Eau 90 grammes.
oses. — Alterner tous les deux jours ces deux médi-
ents, à la dose d'une cuillerée, de deux en deux
'es. (Il faut donner Rhus pendant deux jours, puis
ica pendant deux jours, et revenir à Rhusy pour con-
er de même.)
ri pourra appliquer matin et soir sur la brûlure pen-
une demi-heure au plus, une compresse trempée dans
imposition suivante, savoir : tout le temps qu'on pren-
Rhas à l'intérieur, on se servira de la lotion ci-après :
Eau tiède un demi-litre ou une livre.
Rhus (en teinture mère) 16 gouttes.
êlez le tout, pour y tremper une compresse, que vous
îquerez sur la brûlure pendant une demi-heure, ma-
t soir.
)ut le temps qu'on prendra Arnica à l'intérieur, on
;rvira de la lotion qui suit :
Eau tiède un demi-litre ou une livre.
Arnica (en teinture mère) 10 gouttes.
êlez le tout, pour vous en servir comme il est dit plus <• •
uand le travail de cicatrisation ne fait plus de pro- , surtout si le malade est d'une constitution lympha- 3 débile ou psorique (sujet aux maladies de la peau), ue sa constitution soit altérée par suite des brûlures les, on lui donnera :
Sullur, 12o dilution 6 globules.
Eau 90 grammes.
Doses. — Une cuillerée, matin et sair.
Pour obtenir une prompte cicatrisation, il faut, quand la saison le permet, laisser les plaies par suite de brûlures presque continuellement exposées à l'air ; cela active la cicatrisation ; il faut aussi rejeter toute application d'onguents, cataplasmes et autres substances, pour s'en tenir exclusivement à ce qui est recommandé ici, car tout autre traitement serait plus nuisible qu'utile.
Si la brûlure était assez grave pour amener du délire et que Bhus ne le fit pas cesser, on le suspendra et on donnera :
Belladona, 12° dilution 6 globules.
Eau 90 grammes.
Doses. — Une cuillerée à café, de deux en deux heures.
Dès que le délire aura cédé, on cessera Belladona, et
le lendemain on redonnera Rhus, comme il est prescrit.