‹ Formulaire homoeopathique; ou, Guide pathogénétique usuel pour traiter soi-même les maladiesChapitre 118 sur 298 · CHAPITRE XXXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXI

INFLAMMATION DES YEUX ET DE LEURS ANNEXES ART. Ier. — 0PI1THALMIE.

On désigne sous le nom d'Ophthalmie (vulgairement maux des yeux, inflammation des yeux), les affections inflammatoires de l'œil.

L'Ophthalmie se divise en aiguë et chronique. Nous étudierons également Pophthalmie traumatique, purulente et scrofuleuse.

ophthalmie. 285

§ 1er. — Opthalmie aiguë ou simple.

Symptômes.

ugeur du globe oculaire et de la conjonctive (memî muqueuse qui tapisse la face interne des paupières, unit au globe de l'œil) ; sensation comme si du sable intré sous les paupières; rougeur de ces dernières, >rûlement, ardeur, ou cuisson ; larmoiement contisurtout à l'air ; mal de tête et photophobie (difficulté >porter la lumière).

Traitement.

r combattre cette affection, trois et au plus quatre rnients suffisent; ce sont : Aconitum, Belladona, Ma et Mercurius vivus ou solubilis.

)rescrira d'abord :

?onitam9 12e dilution 6 globules.

m 90 grammes.

îlsatilla, 12° dilution 6 globules.

iu 90 grammes.

's. — Alterner ces deux médicaments (Aconit le et Pulsatilla le soir), à la dose d'unç cuillerée à , de quatre en quatre heures.

s deux médicaments n'ont pas amené un change omplet au bout de vingt-quatre heures (chose qui st pas arrivée trois fois sur vingt), on les cessera, et crira pour le lendemain :

Uadona, 12* dilution 6 globules.

ii 90 grammes.

les hommes :

reurlu* vlvns, 12e dilution .... 6 globules, n 90 grammes.

Pour les femmes et les enfants :

Mercurins solubllis, 12° dilution ... 6 globules. Eau 90 grammes.

Doses. — Alterner ces deux médicaments (un jour l'un, un jour l'autre), à la dose d'une cuillerée à café, de quatre en quatre heures.

Il est bien entendu que si Pophthalmie était entretenue par suite de l'introduction d'un corps étranger dans l'œil, il faudrait, avant tout traitement, commencer par l'extraire.

Si c'était par suite d'introduction d'une substance irritante (tabac, poussière, poivre), on laverait l'œil à grande eau, afin de l'en débarrasser, et on procéderait après au traitement, s'il en était besoin.

§ 2. — Ophthalmie traumatique.

Elle est produite par un coup, une contusion ayant

atteint l'œil.

Traitement.

Deux médicaments sont employés le plus ordinairement; ce sont : Aconitum et Arnica montana.

Aconit uni, 12° dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Arnica montana, 12e dilution .... G globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Alterner ces deux médicaments à la dose d'une cuillerée à café, de quatre en quatre heures (Aconit le matin, et Arnica l'après-midi).

Si, à la suite du coup ou de la contusion, il se formait une taie (ou tache blanchâtre) sur la cornée, qui nuisit ou qui mît obstacle à l'acte de la vision, il faudrait prescrire :

Conlam macnlafmn, 12* dilution. . . 6 globules. Eau 90 grammes.

OPHTHÀLMIE. 287

oses. — Une cuillerée matin et soir, si l'affection n'est ancienne, et une cuillerée tous les matins seulement, iflection est chronique.

ntidote. — Un peu d'eau vinaigrée, ou du jus de citron. , au bout de quinze jours de traitement, nulle amétion visible ne se produisait, on cesserait Conium, et prescrirait :

Euphrasla ofiicinalis, 12* dilution. . 6 globules. Eau 90 grammes.

oses. — Une cuillerée, tous les matins.

atidote. — Camphre; je crois pouvoir l'avancer,

rès quelques expériences que j'ai faites. Tophthalmie était causée par une fatigue de la vue suite de travaux fins (broderies, ouvrages minu-

:, etc.), on ferait prendre :

Carbo vegetabills, 12" dilution ... 6 globules. Eau 90 grammes.

oses. — Une cuillerée, matin et soir.

ne semblable potion peut servir aussi pour lotionner eux pendant quelques minutes, malin et soir. Carbo vegetabilis ne remplissait pas le but qu'on se ose, on le remplacerait par :

Ruta graveolens, 30° dilution .... 4 globules. Eau (30 grammes.

oses. — Une cuillerée à café, matin et soir.

§ 3. — Ophthalmie chronique.

îs mêmes que ceux de l'ophthalmie aiguë ; seulement a absence de douleurs, ou douleurs bien moins vives

dans l'ophthalmie aiguë, avec sécrétion de chassie

ou moins abondante.

Traitement.

Les meilleurs médicaments à lui opposer sont : Arsenicum album, Calcarea carbonica, Sulfur et Pulsatilla.

Araenlcum album, 30e dilution. ... 4 globules. Eau 60 grammes.

Doses, — Une cuillerée, tous les matins.

Il convient surtout aux individus pâles, étiolés, habitant des plaines marécageuses.

Six jours après avoir achevé cette potion, s'il y a du mieux, on la recommencera ; s'il n'y a pas de mieux, on prendra :

Calcarea carbonlea, 30° dilution. . 7 globules.

Eau 120 grammes.

Sulfur, 30* dilution 7 globules.

Eau 120 grammes.

Doses. — Les alterner (un jour l'un, un jour l'autre), à la dose d'une cuillerée tous les matins.

Chez les personnes aux yeux bleus, d'un tempérament lymphatique, à l'humeur douce et mélancolique, on fera bien de prescrire Pulsatilla, après la prise de Calcarea et de Sulfur; ce médicament stimule leur action, tout en y joignant la sienne; fait marcher l'amélioration lorsqu'elle ne veut plus faire de progrès, ou bien la fait naître lorqu'elle tarde à se produire. Je n'ai toujours eu qu'à m'en louer dans ce cas.

Cette prescription se répétera, s'il en est besoin, mais à une dilution beaucoup plus élevée (à la 100e par exemple).

§ 4. — Ophthalmie purulente.

Maladie grave et contagieuse, propre aux enfants en bas âge, surtout à ceux qui sont nés de parents cachectiques (constitution maladive), dont les mères ont habituellement

OPHTHÀLMIE. 289

leucorrhée (fleurs blanches), ou une blennorrhagie litique.

Symptômes.

ugeur et gonflement des paupières ; cris dès que les se trouvent exposés à l'action de la lumière ; sécréabondante d'une matière purulente, crémeuse et se, blanche d'abord, puis jaunâtre ou verdâtre, qui amule entre le globe de l'œil et la paupière, pour couler le long des joues que son contact excorie sou- ; les paupières sont fermées, et, si on les écarte, cette Te coule à flots sous la forme d'un ruban. Si l'on ne te d'y remédier, cette humeur ulcère la cornée (globe eil), qui se perfore, et l'œil se détruit par suite de ichement au dehors des humeurs qui le constituent.

Traitement.

le docteur Teste prescrit deux médicaments, que employés également d'après leur symptomatologie ; ce : Calcarea carbonica et Mercurius solubilis.

Calcarea carbonica, 24° dilution . . 6 globules. Eau 60 grammes.

^ses. — Une cuillerée à café, de deux en deux heures, au bout de douze jours, Calcarea n'a pas amené imélioration notable, on donnera :

Mercurius solubilis, 2 i° dilution. . . G globules.

>ses. — Une cuillerée à café, de deux en deux heures, au bout d'un certain temps, la guérison n'avançait sous l'influence des deux médicaments ci-dessus, on avérait au moyen de la potion suivante :

Du! en ni ara, 12e dilution G globules.

Eau 90 grammes.

'kost-Lacuzon. — Form. hornœopath. 19

Doses. — Une cuillerée à café, toutes les quatre heures, pendant le jour seulement.

Oindre de temps en temps les paupières avec une décoction tiède de graine de lin dans de l'huile d'amandes douces.

Le traitement que j'ai fait suivre ne diffère de celui du docteur Teste, qu'en ce que je faisais alterner Caharea et Mercurius à la 15e dilution au lieu de la 24e, et que je donnais Sulfur, 30° dilution, en dernier lieu.

§ 5. — Ophthalmie scrofuleuse.

Maladie essentiellement chronique, se rattachant à un état morbide spécial de la constitution.

Symptômes.

Tuméfaction rougeâtre des paupières, avec sécrétion d'une chassie épaisse, s'agglutinant sur leurs bords ; taies grisâtres plus ou moins transparentes, occupant quelques points du globe oculaire, en le recouvrant entièrement; chute des cils avec ulcération des glandes de Meibomius (glandes situées dans l'épaisseur du bord libre des paupières) ; quelquefois, ectropion, ou renversement, plus ou moins complet au dehors, du bord interne de la paupière inférieure ; souvent engorgement permanent des ganglions sous-maxillaires ; teint jaune, terreux ; extérieur chétif, ou bouffissure de la face, avec teint haut en couleurs. Quoi qu'il en soit, le plus ordinairement toute l'habitude (ou l'aspect) de ces individus révèle l'état scrofuleux (Voyez huitième classe de maladies.)

Traitement.

Cette affection exige beaucoup de temps pour guérir, parce qu'il faut, avant tout, modifier la constitution.

ri*

OPHTHALMIE. — BLÉPHARITE. 291

miencera par donner :

irea carbonica, '30* dilution . . G globules. 90 grammes.

îr, 30e dilution 6 globules.

90 grammes.

— Alterner ces deux médicaments (un jour l'un, lutre), à la dose d'une cuillerée tous les matins, rs après qu'on les aura achevés tous deux, on

:a, 30° dilution 6 globules.

90 grammes.

— Une cuillerée tous les matins.

[ue Silïcea sera prise, on la laissera agir pendant me, puis on recommencera le même traitement, 100° dilution. On prendra de la même manière remière fois, mais seulement les intervalles îsquels on ne prend pas de médicaments seront des premiers (douze jours au lieu de six, et deux au lieu d'une), lès que l'affection aura cédé, on prescrira :

iugulans, 12° dilution 6 globules.

90 grammes.

— ■ Une cuillerée tous les matins, bout d'un certain temps, l'affection était tounême malgré l'emploi du traitement ci- dessus, le suspendre et donner Nuxjugulans, comme être dit.

ART. 2. — BLÉPHARITE.

pharite ou inflammation des paupières peut être ironique.

§ 1er. — Blépharite aiguë.

Symptômes.

Paupières rouges, tuméfiées (enflées) et douloureuses, avec tension, chaleur, douleur et démangeaison ou picotements insupportables ; sécrétion abondante de larmes ; exsudation (suintement) d'une humeur jaunâtre et épaisse, qui agglutine les cils et colle les paupières entre elles ; pholophobie ; élancements dans les angles de l'œil .

Traitement.

On donnera premièrement :

Aeonitom, 12e dilution .......'. 6 globuks.

Eau 90 grammes.

Pulsatilla, 12° dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Alterner ces deux médicaments à la dose d'une cuillerée à café, de quatre en quatre heures (une fois l'un, une fois l'autre).

Si Aconitum et Pulsatilla ne détruisent pas cette affection, on donnera :

Belladona, 12° dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Mereurius vlvus ou solubills,

(selon le sexe) 12° dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Alterner ces deux médicaments à la dose d'une cuillerée à café, de quatre en quatre heures (un jour de l'un, un jour de l'autre).

Si, la guérison achevée, il restait quelques nodosités (petites tumeurs ou kystes) dans l'épaisseur de la paupière, on prescrirait :

Staphis agrla, 12« dilution 4 globules.

Eau 90 grammes.

BLÉPHABITE. 293

>ses. — Une cuillerée à café, matin et soir. la blépharite ne se résolvait pas sous l'influence des e médicaments désignés pour la combattre, ou qu'il formation de pus, soit dans la glande lacrymale ou celles de Meibomius, on prescrirait :

lepar sulfur, 12<> dilution 6 globules.

ittI1 90 grammes.

ses. — Une cuillerée tous les matins.

§ 2. — Blépharite chronique.

Traitement.

ix médicaments sont aptes à combattre cette affecabelle ; ce sont : Hepar sulfur et Conium macu-

fepar sulfur, 30° dilution 6 globules.

an 90 grammes.

es. — Une cuillerée tous les matins, te potion prise, on laissera agir le médicament penne semaine, puis on reprendra encore une fois la potion, et on laissera s'écouler encore une semaine. 's, si nulle amélioration ne s'est manifestée, on a :

Milum macula tu m, 30° dilution . . 6 globules. in 90 grammes.

is. — Une forte cuillerée à café, matin et soir, prendra ce médicament de la même manière que sulfur, pour reprendre ensuite Hepar, et les r ainsi ensemble à de longs intervalles, t bien entendu que si, de prime abord, Hepar sutt du bien, on le continuera et on ne prendra pas n , à moins que l'amélioration produite par Hepar ille plus avancer.

>ourra se bassiner les paupières, matin et soir, avec

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