‹ Formulaire homoeopathique; ou, Guide pathogénétique usuel pour traiter soi-même les maladiesChapitre 14 sur 298 · ANTIDOTES · texte numérisé non relu

ANTIDOTES

Ferrum metallicum, 15e et 30° di- China, kreosotum. lution.

Fluoris acidum, 15° et 30* dilution. Silicea.

Gadus, 15° dilution.

Glonoinum, 15° et 30° dilution.

Gossipium, lr° dilution.

Graphites, 15° et 30° dilution.

Camphora.

Inconnu.

Inconnu,

Arsenicum album, nux vomica.

Helleborus niger, 12° dilution. Camphora.

Hepar sulfur, 12° et 30° dilution. Belladona, silicea, chamomilla.

Hydrocyani acidum, 3° dilution. Camphora, coffea, opium.

Hyoscyamus niger, 12° et 30° dilut. Camphora.

Ignatia amara, 12° et 30° dilution. Chamomilla, pulsatilla, coffea.

Iodium, 30° dilution. Camphora.

Ipecacuanha, 3°, 6° et 12° dilution. Yeratrum album, arsenicum, china

Kali nitricum, 3° dilution.

Kousso, 4° et 6° dilution.

Kreosotum, 12e dilution.

Inconnu.

Ferrum metallicum.

Lachesis, 12° et 20° dilution. Cédron.

Laurocerasus, G° et 15° dilution. Camphora, coffea, opium.

Ledum palustre, 6° et 12° dilution. Rhus toxicodendron.

Lobelia inflata, 6° dilulion. Camphora, ipéca.

Lycopodium, 18° et 30° dilution. Lachesis.

Manganum, 30° dilution.

Mercurius corrosivus, 12° et 30° dilution.

Mercurius praecipitatus ruber,3° dilution.

Mercurius solubilis, 6°, 12° et 30° dilution.

Mercurius vivus, 12°, 30° et 200° di- Sepia, nitri acidum. lution.

Coffea cruda.

Mercurius solubilis, sepia, lobelia inflata.

Sepia.

Mercurius corrosivus, nitri acidum.

Mochus, 12° dilution.

Muriatus acidum, 4° et 15° dilution.

Natrum muriaticum, 30° dilution.

Nitri acidum, 6°, 12°'et303 dilution.

Camphora, vinaigre.

Ipecacuanha, bryonia, camphora.

Éther nitrique en olfaction (respiré)

Camphora, calcarea carbonica, mercurius corrosivus.

NOMS LATINS. ANTIDOTES

Nux jugulans, 15° et 30c dilution. Camphora, coffea.

Nux moschata, 30° dilution. Cumin, infusion d'anis.

Nux vomiea, 12°, 18° et 3fr> dilu- Camphora, chamomilla, et surtout

tion. lachesis.

Oleander, 15e dilution. Camphora, nux voraica, coffea.

Opium, 3°, 12° et 30° dilution. Plumbum.

Petroleum, 12° et 30° dilution. Camphora.

Phosphorus, 12°, 18° et 30° dilution. Chamomilla, camphora ou coffea.

Phosphori acidum, 6e et 12J dilution Camphora, coffea cruda.

Platina, 6°, 15° et 30° dilution. Colchicum.

Plumbum, 24° et 30° dilution. Alumina, ou plutôt aethusa cyna-

pium.

Prunus spinosa, 12° dilution. Inconnu.

Psoralea bituminosa, 2° dilution. Camphre.

Pulsatilla, 12° et 30° dilution. Chamomilla, sulfur, coffea.

Ranunculus bulbosus, 10° dilution. Camphora, rhus toxicodendron.

Banunculus glacialis, 6°, 12° et Camphora. 18o dilution.

Rheum, 12° dilution. Camphora.

Rhus toxicodendron, 6°, 12° et Ledum, bryonia, coffea camphora. 30* dilution.

Ruta graveolens, 12° dilution. Camphora.

Sabadilla, 12c et 30° dilution. Camphora, pulsatilla.

Salamandra, 6° dilution. Inconnu.

Sambucus nigra, 10« et 30° dilution. Camphora.

Sanguinaria canadensis, 15° dilut. Inconnu.

Secale cornutum, 6° et 12° dilution. Camphora, dulcamara.

Sepia, 15° et 30° dilution. Chez l'homme, mercurius corrosi-

vus; chez la femme, mercurius solubilis.

Silicea, 12°, 30° et 100^ dilution. Hepar sulfur, sulfur.

Spigelia, 12° et 30° dilution. Cocculus, camphora.

Spiritus camphora Hahnemann. Inutile, l'action étant passagère. Teinture mère.

Spongia tosta, 12° et 30° dilution. Camphora.

Squilla maritima, 15° dilution. Camphora.

Stannum, 30° dilution. Pulsatilla.

Staphys agria, 15° et 30° dilution. Camphora.

Stramonium, 12° et 30° dilution. Vinaigre, citron, mais surtout

camphora.

Sulfur, 5°, 12°, 30°, 100° et 200° di- Camphora, pulsatilla, coffea. lution.

NOMS LATINS. ANTIDOTES

Sulfurus acidum, 15° et 30° dilut. Pulsatilla.

Tabacum, 6° dilution. Gamphora, ipecacuanha, coflea.

Teucrium marum, 30° dilution. Camphora, coffea.

Valeriana, 12° et 30° dilution. Camphora, coffea.

Varatrum album, 3°, 12° et 30° di- Staphys agria. lution.

Viala odorata, 6° dilulion. Camphora.

Viala tricolor, 12° dilution. Camphora.

Zincum metallicum, 12° dilution. Lobelia inflata.

Zincum sulfuricum, 12° dilution. Lobelia et pulsatilla.

Zingibar, G°, 12° et 30e dilution. Camphora.

§ 6. — Physionomie symptomatique et morale des principaux médicaments.

AC0NITUM. — Ce médicament modifie surtout le système sanguin.

Il s'emploie avec succès dans les maladies essentiellement inflammatoires, principalement chez les personnes replètes, sanguines, au teint coloré, aux yeux et aux cheveux bruns ou noirs, d'un tempérament bilioso- nerveux, et d'un caractère vif et emporté.

Il est essentiel que les symptômes pathogénétiques moraux de l'aconit correspondent aussi exactement que possible à ceux du malade, pour retirer un fruit plus rapide de son administration.

Ces symptômes principaux sont :

Grande agitation, avec besoin de remuer continuellement, pleurs, cris, angoisse ou exagération que rien ne calme ; gémissements ou plaintes ; terreur, crainte de mourir bientôt ; effroi ; tendance à se fâcher, à sortir de son lit ; humeur alternativement riante et pleureuse ; dé-

lires nocturnes ; inquiétudes au sujet de sa santé, avec persuasion qu'on ne guérira pas.

ARSENICUM ALBUM. — Il modifie profondément les systèmes gastrique et nerveux ; son action sur les systèmes lymphatiques et sanguins n'est que secondaire ; il convient surtout contre les affections des personnes pâles, épuisées, d'un tempérament lymphatico-nerveux ou leuco-phlegmatique, prédisposées aux affections catarrhales ou hydropiques, aux éruptions, dartres et suppurations. Cependant il s'applique également aux personnes bilieuses, vives et colériques, ou disposées à la mélancolie, quand leurs symptômes le réclament; alterné avec China, il guérit presque toutes les variétés de la fièvre intermittente.

BELLADONA. — Son action affecte spécialement le système nerveux ; les autres systèmes élémentaires, sanguin, gastrique et lymphatique, ne sont modifiés par elle que sous l'influence du système nerveux.

Ce médicament s'applique principalement contre les indispositions des personnes lymphatiques ou replètes, prédisposées aux inflammations phlegmoneuses ou à l'engorgement des glandes ou ganglions : il convient surtout aux affections des personnes blondes, à l'humeur douce et tranquille des femmes et des enfants.

Une judicieuse remarque faite par M. le docteur Teste, et que j'ai vérifiée plusieurs fois, c'est que plus le cerveau est développé, c'est-à-dire plus la tète est volumineuse, plus l'action de la belladone acquiert de puissance et est spécialement indiquée quand ses symptômes concordent d'ailleurs avec ceux de la maladie.

Ce fait se vérifie surtout chez les enfants.

BRTONIÀ. — Modifie spécialement les systèmes sanguin et lymphatique ; son action sur les systèmes nerveux et gastrique n'est que secondaire.

Les symptômes de ce médicament concordant avec ceux de la maladie, il conviendra principalement aux adultes mâles, dont la constitution est sèche, nerveuse, maigre, bilieuse, cheveux et yeux noirs, teint basané, d'une nature colérique, prédisposés aux inflammations membraneuses. Il s'applique surtout aux douleurs que le mouvement .aggrave fortement.

CALCAREA CARBONICA. — Remède de fond, à longue action. Il convient particulièrement aux personnes ou aux enfants maladifs, faibles, épuisés, atrophiés, prédisposés aux scrophules, aux engorgements ou suppurations des glandes, ou aux ramollissements, déviations des os et affections rachitiques ; il s'emploie également avec succès contre l'inflammation chronique des muqueuses, telles que le coryza; contre l'ophtalmie scrofuleuse, la faiblesse musculaire ; certains polypes de la matrice et du nez ; quelques convulsions épileptiques nocturnes, surtout si le sujet est psorique, ou s'il y a eu rétrocession de la gale, etc., etc. Mais. si l'on veut obtenir dans tous ces cas un effet certain et durable du Calcarea, il faut l'alterner avec Sulfur, en laissant quatre ou cinq jours d'intervalle (selon le plus ou le moins d'ancienneté de la maladie) entre la dose de Calcarea et celle de Sulfur.

Je regarde ces deux médicaments comme la base essentielle du traitement de la diathèse scrofuleuse, en y joignant Silicea, s'il y a nécrose des os ou trajets fistuleux quelconques, et Gadus, au lieu de Silicea, dans les tumeurs blanches du genou.

La mauvaise humeur, la tristesse, la disposition aux

pleurs pour peu de choses, la disposition à l'anxiété, l*angoisse et la frayeur au récit de lugubres histoires ou la terreur nocturne ; le désespoir, la crainte de devenir fou, de perdre sa fortune, de tomber malade, de mourir, avec aversion pour le travail ; l'absence d'idées et la paralysie de la mémoire : tels sont les symptômes moraux qui réclament Calcarea carbonica.

CARBO VEGETABILIS. — Agit en modiûant légèrement le système gastrique; son action sur les organes génitaux est plus prononcée. Ce médicament sera particulièrement indiqué par les symptômes suivants : amiété, caractère irritable avec désir de mourir ; rire spasmodique, tendance à s'effrayer avec convulsions partielles ; affaissement ou défaillance, avec envie de dormir le matin, dans l'après-midi, ou au crépuscule; réveils en sursaut la nuit, avec peur des spectres ; tendance à se refroidir, ou frissons et horripilations, ou bouffées de chaleur fréquentes ; amaigrissement ; ulcères fétides saignant facilement; céphalalgie occupant surtout l'arcade sourcilière ou le dessus des yeux, les tempes ou l'occiput , douleurs et ardeur dans les yeux par suite de fatigue de ces organes ; manque de cérumen dans les oreilles ; saignements de nez fréquents la nuit et le matin, soit en se baissant, soit en faisant des efforts ; amertume de la bouche, rapports amers, excès ou manque d'appétit ; pesanteur et pression au creux de l'estomac après les repas, avec nausées. Élancements de tous les côtés et à la rate, douleur d'élancement au foie ; vents continuels par le bas ; affluence de pensées lascives ou volupteuses, avec pollutions ; onanisme pendant le sommeil ; règles faibles et pâles excoriations à la vulve ; écoulement jaunâtre ou verdàtre par le vagin ; enrouement prolongé ou le matin

seulement ; oppression par la marche ; toux avec crachats jaunes ou verts ; répugnance pour les aliments gras et le laitage ; lenteur de la marche des idées.

CHAMOMILLA. — Agit sur le système gastrique dans le sens de l'altération de la nutrition ou de son affaiblissement, et sur le système nerveux dans le sens de l'exaltation et de la mobilité.

Convient spécialement (lorsque l'ensemble des symptômes l'exige) aux maladies des femmes et des enfants, particulièrement aux femmes en couches et aux nouveau-nés.

Est très utile pour combattre les effets nuisibles de l'abus du café et des narcotiques, ainsi que les suites d'une violente colère.

CHINA. — Convient surtout (lorsque les symptômes l'exigent) aux personnes maigres et bilieuses ou épuisées par des perles débilitantes ; s'emploie dans les cas d'hydropisies passives ; d'hémorrhagies par suite d'atonie des tissus; de dyspepsie par suite de déperdition d'humeur ou de fortes maladies aiguës; de diarrhées par suite de faiblesse ; de tuméfaction et d'induration du foie ou de la rate, etc., etc.

Mais c'est surtout en l'alternant avec Arsenicum qu'il agit pour ainsi dire magiquement sur les fièvres paludéennes récentes ou chroniques, quel qu'en soit le rythme.

Les symptômes moraux qui y correspondent sont : un grand abattement avec une apathie morale et physique, de l'anxiété, du manque de courage, du mécontentement provenant de ce qu'on se croit malheureux et que chacun cherche à vous tracasser ; emportement excessif avec caractère peureux, et grande susceptibilité pour le moindre bruit ; crainte* nocturne (surtout celle d'animaux) ; lenteur dans les idées, qui sont abondantes cependant, avec forma-

Prost-Lacuzon. — Form. homœopath. 3

tion d'une foule de projets, bien qu'il y ait grande répugnance pour tout travail.

DULCAMARA (Douce amère). — S'emploiera surtout (toujours en se conformant à l'ensemble des symptômes) contre les affections causées par des refroidissements, les dartres de diverses espèces, les éruptions urticaires, le catarrhe vésical, quelques paralysies. Dulcamara alternée avec Sulfur, et ce dernier suivi d'Hydrocotyle asiatica, offre un puissant moyen de détruire la plupart des dermatoses (maladies de la peau) en continuant ce traitement pendant quelques mois.

L'état moral, qui, joint aux autres symptômes, comporte l'emploi de Dulcamara, est le suivant :

Agitation morale; impatience ; désir de diverses choses qu'on ne veut plus dès qu'on les a ; disposition à se quereller de sang- froid ; délires nocturnes.

HEPAR SULFUR (Foie de soufre). — En consultant toujours l'ensemble des symptômes, on appliquera surtout ce médicament contre les suites fâcheuses des traitements mercuriels, les érysipèles simples, phlegmoneux, les rhagades provenant surtout de l'abus du mercure, la teigne, quelques éruptions et dartres à la face, le panaris et le croup. Les symptômes moraux qui réclament également Hepar sont : angoisses et appréhensions nocturnes, qui portent aux idées de suicide; mauvaise humeur, indifférence pour les siens ; faiblesse excessive de la mémoire ; visions le matin, étant couché ; emportement pouvant aller jusqu'à l'assassinat.

HYOSCYAMUS (Jusquiame). — En se guidant toujours sur l'ensemble des symptômes, on consultera ce médicament contre les affections causées par un refroi-

dissement, une frayeur ; contre les convulsions, crampe?, symptômes hystériques, chorée ; épilepsie, surexcitation nerveuse avec insomnie ; manie ; vésanie ; rage et certaines aliénations mentales. Inflammation du cerveau; convulsions et vomissements des nouveau-nés; toux convulsive ; toux chez les vieillards. Ce médicament convient principalement aux affections spasmodiques des femmes enceintes ou en couches, ainsi qu'aux affections nerveuses des enfants atteints de vers. Les symptômes moraux qui indiquent aussi ce médicament sont : mélancolie, peur, envie de s'enfuir de sa chambre ou de son lit la nuit ; crainte d'être empoisonné ou trahi ; moqueries, jalousie ; fureur avec envie de tuer ou de frapper ; stupidité avec plaintes et cris ; perte de connaissance avec délire ; accès de convulsions épileptiques ; manie avec perte de connaissance ; bouffonneries et contorsions ridicules ; rires insensés ; manie lascive, démonomanie.

IPECACUÀNHA. — Ce médicament convient spécialement aux affections des enfants et des personnes blondes, au tempérament sensuel ; il convient également, quand les symptômes le réclament, aux affections causées par l'abus du quinquina, du lard et des viandes grasses, ainsi qu'à la suite d'une indigestion ou d'une débauche. Spasmes, crampes, convulsions, surtout chez les enfants et les personnes hystériques. Hémorrhagies d'un sang liquide et vermeil. Embarras et fièvres gastriques ; ' hématémèse, affections gastriques à la suite d'indigestion, avec vomissements et diarrhée ; toux convulsive ; affections asthmatiques ; crampes de poitrine, surtout celles provenant des vapeurs arsenicales ou de cuivre.

LACHESIS (Venin dentaire du Trigonocéphale à lo»

sanges). — Il modifie puissamment tous les grands systèmes organiques élémentaires : le nerveux, le sanguin, le gastrique et le lymphatique.

Médicament qui, toujours en consultant l'ensemble des symptômes, convient aux affections des personnes chétives, maigres et épuisées, prédisposées à la mélancolie ou à la colère. Il s'applique contre les suites fâcheuses d'un chagrin, contre les souffrances provoquées par un temps chaud, humide, et par les changements de temps ou un grand vent. IL est essentiel dans les souffrances des ivrognes, et celles causées par l'abus des préparations mercurielles.

Les indications morales qui contribuent au choix de ce médicament sont : anxiété et besoin impérieux de rechercher le grand air; affaissement moral et tristesse, avec craintes sur sa maladie ; disposition à se chagriner, à voir toutes les choses en noir, et se dégoûter de la vie. Jalousie effrénée ; indolence el horreur pour tout travail de corps ou d'esprit ; frayeur, incertitude, apathie, imbécillité et faiblesse de mémoire telle qu'on ne se rappelle rien, et qu'on se trompe sur tout, même sur les heures du jour et les jours de la semaine. Extase, exaltation allant jusqu'aux larmes, ou besoin de parler constamment et rapidement de sujets incohérents n'ayant aucune suite ou relation entre eux. Méfiance et soupçons.

LTCOPODIUH (Lycopode). — A une action élective sur les voies digestives et les intestins ; il agit également sur le système musculaire et les membranes synoviales.

En se basant toujours sur l'ensemble des symptômes, ce médicament s'administrera contre les affections des personnes (surtout des femmes) d'un caractère paisible et mélancolique, d'un tempérament lymphatique, prédis-

posées aux rhumes de cerveau, catarrhes pulmonaires et autres affections des muqueuses.

Les symptômes moraux auxquels il correspond, sont : susceptibilités avec pleurs et grande irritabilité ; caractère soumis et bienveillant, ou opiniâtre; humeur mélancolique avec désespoir de son salut éternel ; anxiété et sentiment d'angoisse inexprimable dans la région de l'épigastre ; dispositions aux pleurs, surtout à la vue d'autres personnes ; frayeur de la solitude ; impossibilité de se livrer à des travaux intellectuels ; aversion pour la parole. Ce médicament pris alternativement avec Sulfur, un jour l'un, un jour l'autre, est un des plus puissants traitements à opposer aux coliques saturnines qui se développent chez les potiers de terre lorsqu'ils vernissent leurs pièces, ainsi que je l'ai souvent expérimenté.

HERCURIUS. — Il modifie d'une manière spéciale les systèmes lymphatique et nerveux ; son action atteint tous les organes appartenant à ces deux systèmes.

Convient, comme Lycopodium, aux personnes lymphatiques ou leucophlegmatiques, d'une constitution maladive, phlegmatique, prédisposées aux sueurs et aux refroidissements.

Les symptômes moraux qui correspondent à ce médicament sont : forte angoisse, inquiétude et jactation avec anxiété intérieure excessive, surtout la nuit ou le soir, comme si l'on avait commis un crime ; accablement, indifférence ; aversion pour le travail et dégoût de la vie ; facilité à se fâcher et s'emporter, avec grande susceptibilité ; humeur querelleuse, méfiance et soupçons ; morosité et tacitumité; gémissements, distraction, inadvertance, inaptitude à la méditation, faiblesse de la mémoire et

tendance à se tromper en parlant ; accès de manie et de démence.

: NUX VOMICA (Noix vomique). — Ce médicament modifie spécialement le système gastrique ; les autres systèmes organiques n'en sont atteints que par sympathie avec le système gastrique. En se basant toujours sur les symptômes Jes plus saillants de la maladie, ce médicament s'administrera surtout aux personnes d'un tempérament vif, sanguin ou colérique, ayant les yeux et les cheveux noirs, le teint brun, jaunâtre ou très coloré, la constitution bilieuse, sèche, pléthorique ou veineuse très développée, et prédisposées aux hémorrhoïdes, à l'hypocondrie, à l'hystérie.

Il s'emploie surtout contre les affections périodiques ou présentant un type intermittent.

Ce médicament est propre à combattre les souffrances causées par l'abus du café, du vin, et autres boissons spiritueuses, ainsi que celles provenant de veilles prolongées, d'études forcées ou d'une vie sédentaire. Les symptômes moraux qui, joints aux autres symptômes, exigent l'emploi de ce médicament, sont :

Grande surexcitation avec impressionnabilité excessive de tous les organes ; hypocondrie et chagrin avec inquiétude sur son état ; manie de parler à tout le monde de sa maladie avec crainte de mourir ; angoisses , crainte et agitation excessives, allant jusqu'à l'idée du suicide et ayant surtout lieu le soir au lit, ou dans le milieu de la nuit ; exaspération, cris, larmes et plaintes avec grande facilité à s'effrayer ; humeur pleureuse ou acariâtre, avec disposition à se fâcher, à critiquer, à éclater en reproches, ou caractère craintif et défiant avec indécision; besoin de se quereller et de dire des injures; ennui et

inaptitude pour tout travail manuel ou intellectuel ;\ divagations et manies, avec visions affreuses, ou perte de connaissance et délires.

PULSATILLA (Puîsatille). — Agit de prime abord sur les systèmes sanguins et nerveux, puis sur les systèmes élémentaires organiques.

Ce médicament, en consultant toujours les symptômes, convient spécialement au sexe féminin ou aux personnes d'un caractère paisible, doux ou mélancolique, inclinées à la plaisanterie, aux rêves, ou à des pleurs qu'un rien fait couler, ayant une pbysionomie bienveillante et douce, un teint pâle, des yeux bleus et des cheveux blonds, une constitution lymphatique, et prédisposées aux écoulements muqueux, tels que : rhume de cerveau, flueurs blanches.

Les symptômes moraux qui, joints aux autres, en réclament l'emploi, sont :

Folie tranquille et rêverie calme, avec air morne, froid ou égaré ; mélancolie avec tristesse, pleurs, inquiétude excessive sur sa santé et ses affaires ; angoisse terrible dans la région précordiale, avec secret penchant au suicide ; anxiété venant par accès , avec crainte de mort subite ou d'être frappé d'une attaque d'apoplexie, avec tremblement convulsif des doigts ; peur nocturne des revenants ; découragement, indécision avec mutisme ; position assise et mains jointes, en ne se plaignant de rien ; prières presque continuelles, avec désespoir de son salut éternel ; humeur capricieuse, hypocondriaque ou morose, avec grande susceptibilité de caractère et répugnance pour la conversation ; dégoût ou indifférence pour toutes choses ; état d'étourdissement qui fait qu'on ne sait ni où l'on est, ni ce qu'on veut faire ; divagations la

nuit ) délires avec perte de connaissance, visions effrayantes ou stupidité ; grande faiblesse de la mémoire.

PHOSPHORUS. — Agit spécialement sur le système glandulaire, sur les os et les tissus aponévrotiques ; il modifie aussi profondément la nulrilion ; c'est, avec le Calcarea carbonica, un des puissants réparateurs des déperditions de l'organisme. On le consultera principalement, toujours en tenant compte de l'ensemble des symptômes, contre les affections des personnes fines et élancées, d'une constitution phthisique, ou faible et lymphatique, ayant les cheveux blonds et les yeux bleus, prédisposées à la vivacité ou à une exquise sensibilité, dont la constitution a été minée lentement par de longues maladies au par toute autre cause débilitante ; il convient spécialement aussi aux vieillards.

Les symptômes moraux propres à ce médicament sont : terreurs et inquiétude, surtout étant seul le soir, ou à l'aspect d'un orage. Disposition à la frayeur, inquiétude sur l'avenir, tristesse ou hypocondrie; grande colère, avec violence et emportement ; répugnance pour tout travail ; état de clairvoyance comme dans le somnambulisme ; indifférence pour toutes choses, même pour ses parents et ses enfants.

RHUS TOXICODENDRON. - Il modifie spécialement les systèmes lymphatique et nerveux, et a une grande analogie avec la bryone.

Une remarque assez singulière et que l'expérience clinique confirme, c'est que la bryone est propre aux douleurs rhumatismales qui s'aggravent par le mouvement, soit du corps, soit de la partie affectée, tandis que le Rhus toxicodendron s'applique spécialement aux douleurs rhumatismales qui sont soulagées par ce même mouvement.

Les symptômes moraux qui y correspondent sont :

Grande mélancolie ou tristesse, avec angoisse inexprimable, surtout le soir ou pendant la nuit ; envie irrésistible de pleurer et besoin d'être seul ; grande agitation qui fait qu'on ne peut rester en place, avec crainte de mourir ; grand abattement moral ; inquiétude sur sa famille, ses affaires, et sur l'avenir ; espèce d'imbécillité avec absence d'idées, ou idées confuses avec visions et délires.

SEPIA (Sèche). — Médicament qui, toujours en tenant cas des symptômes, s'appliquera surtout contre les maladies du sexe féminin, particulièrement chez les femmes à peau fine, délicate, sensible, de faible constitution, et, surtout, portées à l'érotisme ou énervées par les abus de l'amour.

Les symptômes moraux qui répondent à ce médicament sont : grande tristesse avec accablement et pleurs ; mélancolie, angoisse et crainte, avec chaleur fugace ; prédisposition aux rêveries, avec inquiétude continuelle sur sa santé ; disposition à s'effrayer, avec rêverie, découragement et indifférence pour toutes choses ; répugnance à s'occuper de ses affaires ; susceptibilité et humeur acariâtre avec colère et emportement ; inaptitude aux travaux d'esprit avec faiblesse de la mémoire.

SILICE A (Silice). — Médicament considéré comme inerte par la médecine dite officielle, mais dont les effets surprenants sont là pour lui donner un éclatant démenti.

Il convient spécialement, toujours en consultant les symptômes, aux individus scrofuleux ou lymphatiques, prédisposés aux affections des os, aux abcès à trajets fistuleux, ainsi qu'aux ulcérations de toute nature.

Les effets moraux qui y correspondent sont, en général,

nostalgie, anxiété compliquée d'agitation ; concentration de l'esprit, avec inquiétude et mauvaise humeur ; disposition à avoir des soubresauts, ou à s'effrayer aux moindres bruits ; découragement avec humeur morose et dégoût de la vie ; opiniâtreté et irritabilité. Apathie en matière d'intérêt ; faiblesse de mémoire avec impossibilité de réfléchir ; idées fixes ; on ne pense qu'à des épingles, on les voit, les cherche, et les trouve partout, tout en en ayant crainte. Ce dernier symptôme, tout invraisemblable qu'il paraisse, est presque caractéristique de tous ceux produits sur le moral par la silice.

SULFUR (Teinture de soufre). — Il correspond à toutes les espèces de lésions chroniques, soit des grands systèmes organiques élémentaires, soit des tissus, des organes, soit des fonctions et de leurs produits.

En se basant toujours sur la concordance des symptômes, on administrera principalement ce médicament contre les affections des personnes scrofuleuses ou lymphatiques, prédisposées, ou ayant contracté des affections psoriques ou maladies de la peau ; ou aux personnes bilieuses atteintes ou étant prédisposées aux hémorrhoïdes ou à une mélancolie hypochondriaque, ou encore aux sujets leucophlegmatiques, faibles, épuisés, prédisposés aux refroidissements, aux sueurs, aux rhumes de cerveau, ou aux blennorrhagies.

Les symptômes moraux qui, joints aux autres symptômes, en réclament l'emploi, sont :

Grande tendance aux pleurs, avec rires involontaires ; lamentations et scrupules de conscience pour des riens. Angoisse excessive le soir avec frayeur ; caractère peureux, mauvaise humeur avec tendance à tout critiquer et répugnance pour la conversation ; fâcherie et emporte-

ment pour peu de chose ; grande faiblesse de mémoire pour les noms propres, ou difficulté de comprendre et de répondre juste aux questions ; grande affluence d'idées avec prédisposition aux rêveries religieuses et philosophiques ; délires avec agitations des mains ; idées fixes ; erreur sur la nature des objets que Ton voit, désir d'avoir toutes choses en abondance.

VERATRUM. — Ce médicament, qui, par ses effets pathogénéliques, correspond à Arsenicum et Nux vomica, convient aux jeunes sujets, aux enfants et aux femmes, généralement aux personnes de tempérament sanguin ou sanguin -nerveux, de caractère gai, d'humeur mobile, non épuisées à la longue par les excès ou l'abstinence.

Les symptômes moraux sont : agitation et besoin de s'occuper ; sagacité ; rires immodérés ; exaltation des facultés affectives ; diminution des facultés intellectuelles ; emportement, mélancolie douce et tranquille avec pleurs ; gémissements en dormant ; trouble de conscience; souvenir pénible, surtout le matin au lit, des fautes qu'on a commises dans sa vie et de ce qui en est résulté ; taciturnité, timidité, défaillance et syncope ; délire calme, avec visage radieux ; aliénation avec divagations risibles ou terreurs paniques et envie de s'enfuir ; aliénation erotique ou religieuse, débutant par accès ; agitation affairée avec besoin de se donner du mouvement ; disposition à s'effrayer ; disposition au mutisme.

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