‹ Formulaire homoeopathique; ou, Guide pathogénétique usuel pour traiter soi-même les maladiesChapitre 13 sur 298 · RÉGIME A SUIVRE PENDANT LE TRAITEMENT · texte numérisé non relu

RÉGIME A SUIVRE PENDANT LE TRAITEMENT

à la fleur d'oranger ; fromage trop vieux ou de haut goût ; miel, pain d'épices, mélasse, et tout gâteau de pâte grasse ou feuilletée; glaces autres qu'à la framboise, truffes, olives, champignons, cerises aigres, épine-vinette, groseilles à grappes, gelée de groseilles, bonbons parfumés.

Médication. — Vésicatoires, emplâtres, purgatifs, sangsues, saignées, bains composés d'eaux minérales.

Toilette, — Savons odorants, dentifrices, ni pommades parfumées ; éviter toute odeur ; l'essence de Portugal est seule tolérée.

On peut prendre pour boissons : le sirop de gomme, de cerises ou de framboises, l'eau sucrée légèrement rougie ; l'eau d'orge ou de riz ; le lait coupé d'eau.

Les fumeurs ne prendront la pipe ou le cigare que deux heures avant de prendre ou après avoir pris le médicament.

§ 4. — Des préparations officinales.

La trituration est le procédé à J'aide duquel on divise un médicament en le mêlant exactement avec une quantité donnée de sucre de lait, et aussi le produit de cette trituration.

On appelle diluer un médicament, mêler une certaine quantité de sa masse avec une proportion beaucoup plus grande de véhicule inerte. Ainsi, mêler une goutte de teinture mère de belladone avec 99 gouttes d'alcool, c'est diluer ce médicament. L'instrument dont on se sert pour préparer une dilution est une fiole de verre capable de contenir 150 gouttes de liquide.

Le véhicule à l'aide duquel on divise la substance active est l'eau, l'alcool, ou l'eau alcoolisée.

La première dilution contient la substance active dans la proportion de 1 à 400.

La deuxième dilution, formée avec la 100e partie du médicament ajoutée à 99 parties d'alcool, le contient dans la proportion de 1 à 10,000.

La troisième, dans celle de 1 à 1,000,000.

La quatrième, dans celle de 1 à 100,000,000.

La cinquième, dans celle de 1 à 10,000,000,000.

La sixième, dans celle de 1 à 1,000,000,000,000.

Les teintures mères sont les préparations obtenues en faisant macérer dans l'alcool, pendant un temps plus ou moins long, les substances qui abandonnent à l'alcool leurs principes actifs.

Les globules sont des non-pareilles de sucre de lait qu'on imbibe de teinture ou de dilution.

§ 5. — De l'emploi des médicaments.

Je me suis servi du gramme comme unité de poids, pour désigner la quantité d'eau à employer en véhicule dans les formules.

Comme chacun n'est pas familier avec la manière de faire la tare des vases et les pesées, et qu'en outre tout le monde n'a pas de balances à sa disposition, nous allons réduire nos grammes en cuillerées à bouche (1).

Quant à la conduite à tenir relativement à la répétition ou non-répétition du médicament au malade, il n'y a d'au-

(1) 15 grammes d'eau équivalent à peu près à une cuillerée à bouche d'eau.

30 grammes d'eau équivalent à 2 cuillerées à bouche d'eau.

60 grammes d'eau équivalent à 4 cuillerées à bouche d'eau.

90 grammes d'eau équivalent à 8 cuillerées à bouche d'eau.

120 grammes d'eau équivalent à 8 cuillerées à bouche d'eau.

En général, 1 once ou 32 grammes sont représentés par 2 cuillerées à bouche d'eau.

1res règles à suivre que celles que la marche même de la maladie indique.

Ainsi, dans les cas sAgus, plus la maladie augmentera, plus on donnera souvent du médicament.

Plus les symptômes, au contraire, diyninueront ou perdront de leur intensité, moins on donnera souvent de la potion au malade.

Il faut donner le médicament homœopathique d'une manière homœopathique aussi à la marche de la maladie.

En ayant cet axiome présent à la mémoire, et en suivant les indications prescrites dans cet ouvrage, on ne sera jamais embarrassé à cet égard.

Dans quelques formules, j'emploie la cuiller à dessert comme dose à administrer ; or, pour ceux qui ne connaîtraient pas sa capacité, nous leur dirons que cette cuiller tient le milieu entre la cuiller à bouche et celle à café ; aussi on peut la remplacer par deux fortes cuillerées à café, qui représentent, à peu de chose près, son contenu. Les médicaments se font dissoudre dans de l'eau de rivière ou de fontaine ; la filtrée est surtout excellente ; on ne se servirait d'eau de puits ou de citerne qu'à défaut d'autre.

L'eau distillée qui se trouve chez les pharmaciens ordinaires ne vaut absolument rien; ainsi on se gardera de s'en servir, tout autre étant préférable.

Les solutions de médicaments doivent se faire de préférence dans des fioles de verre neuf; elles doivent n'avoir jamais servi ; les vieilles fioles de pharmacies sont à rejeter, ainsi que celles qui sont suspectes ; on devra donc les choisir de préférence chez les marchands de verres ou de cristaux.

Faute de fioles, on prendra des verres très propres, surtout de ceux dont on se sert le moins souvent ; et, une fois les médicaments dissous, il faudra tenir fioles ou

verres bien bouchés et au frais, s'il fait trop chaud, ou à l'abri de la gelée, l'hiver.

Une fiole ou un verre dans lesquels il y a eu un médicament quelconque peut servir plusieurs fois pour ce même médicament, mais jamais pour un autre, à moins d'avoir lavé trois ou quatre fois, dans l'eau chaude, la fiole ou le verre qui le contenait, et les avoir exposés un instant dans un four, en même temps qu'on y met le pain, ou lorsqu'on l'en retire. On se contentera de laver les cuillers à l'eau bouillante, et de bien les essuyer avec un linge blanc.

Nulle odeur ne doit exister dans la chambre où l'on tiendra les médicaments; il en sera de même pour celle du malade.

Je vais donner maintenant le tableau de tous les médicaments employés dans cet ouvrage, ainsi que leurs antidotes, afin que, si quelques-uns d'entre eux venaient à produire des aggravations trop fortes ou trop prolongées chez le malade, on put les détruire ou les atténuer en administrant l'antidote voulu, à la dose d'un ou deux globules pour une cuillerée d'eau, et qu'on répétera s'il en est besoin car presque toujours la dose d'un médicament homœopathique produit une aggravation de la maladie : mais cette aggravation est sans danger aucun et cesse seule (1).

(1) Ces médicaments se trouveront :

A Paris, chez M. Kirn, pharmacien homœopalhe, rue du Helder, 15, et boulevard Hausmann, 17, et chez M. Georges Weder, rue des Capucines, 8.

 Lyon, chez M. Lembert, pharmacien, rue de Lyon, 45.

A Nice (Alpes-Maritimes), chez M. Arnulphy, pharmacien homœopathe.

A Saint-Pétersbourg, chez M. Fleming, pharmacien.

Tableau des médicaments.

NOMS LATINS. ANTIDOTES

Aconitum, 6°, 12° et 30° dilution. ■ Vin pur, jus de citron, vinaigre.

Agaricus muscarius, 12° dilution. Camphora, nitri acidum.

Allium sativurh, 30° dilution. Lycopodium.

Alumina, 30° dilution. Bryonia, chamomilla, ipéca.

Ambra grisa, 30° dilution. Camphora, pulsatilla.

Ammonium carbonicum, 20° dilu- Camphora, arnica, tion.

Anacardium, 30° dilution. Camphre.

Angustura, 30° dilution. Coffea cruda, causticum.

Antimonium, crudum, 15° dilution. Hepar sulfur, calcarea et mercurius

solubilis.

Apis mellifica, 3° dilution. Ledum.

Argentum, 15° et 30° dilution. Mercurius solubilis.

Argentum nitricum, 15° et 30o di- Mercurius corrosivus, mercurius

lution. solubilis.

Arnica montana, 6J, 12° et 30o di- Cocculus, camphre, lution.

Arsenicum, 6°, 12°, 30° et 100° di- Camphora, ipéca, china, lution.

Arum maculatum, 18° dilution. Coffea, camphora.

Assa fœtida, 9° dilution. Causticum, china.

Asterias rubens, 30° dilution. Plumbum, zincum.

Aurum foliatum, 9°, 12° et 30° di- Belladona, china, mercurius. lution.

Baryta carbonica, 12° et 30° dilution Mercurius sol ubilis.

Belladona, 6°, 12° et 30° dilution. Opium, camphora, mais surtout

une cuillerée de café à l'eau.

Berberis vulgaris, 30° dilution. Camphora.

Bismuthum, 15° et 30° dilution. Colchicum, camphora.

Borax veneta, 12° dilution. Coffea, chamomilla.

Bovista, 15° dilution. Camphora.

Bromum, 15& et 30° dilution. Ammoniaque (alcali volatil), répandre une goutte sur du linge et flairer.

Bryonia alba, 6°, 12° et 30° dilu- Ferrura muriaticum, chamomilla,

tion. aconitum.

Buffo, 6° dilution.

Calcarea carbonica, 12°, 24° et Nitri acidum. 30o dilution.

Camphora, 3* et 6° dilution. Nul, Faction en étant éphémère.

NOMS LATINS. ANTIDOTES

Cannabis sativa, 60 et 12< dilution. Camphora, belladona.

Cantharis, 6° et 12° dilution. Camphora.

Capsicumannuum, 6° et 12* dilution. Camphora.

Carbo animalis, 30J dilution. Camphora.

Carbo vegetabilis, 6°, 12° et 20° di- Ferrum metallicum. lution.

Causticum, 12© et 90° dilution. Lauroccrasus.

Cedron, 6° dilution. Belladona, lachesis.

Chamomilla vulgaris, 6*. 12° et Causticum, cocculus, pulsatilla. 30o dilution.

Chelidonium majus, 6° et 12e dilu- Camphora, tion.

China, 3°, 12<>, 30° et 100° dilution. Arsenicum, ferrum metallicum,

ipéca.

Chininum sulfuricum, 15° dilu- Arsenicum, ferrum, pulsatille. tion.

Cicuta virosa, 60 et 12° dilution. Camphora, opium.

Cina, 6* dilution. Camphora.

Cannabaris, 12© et 30° dilution. Sepia.

Clematis erecta, 12^ et 30° dilu- Camphora. tion.

Clematis vitalba, (5° dilution. Inconnu.

Coccolus, 12° et 30° dilution. Staphys agria.

Colfea cruda, 6° et 12<> dilution. Tabacum.

Colchicura autumnale, 12° et 30° di- Camphora. lution.

Colocynthis, 12° dilution. Camphora, coffea, chamomilla.

Conium maculatum, 6°, 12° et Vinaiçre, jus de citron, de gro-

30° dilution. seilles.

Copaivœ balsamum, 15° dilution. Mercurius corrosivus chez l'homme, et mercurius solubilis chez la femme.

Coralia rubra, 30° dilution. Inconnu. Le vinaigre semble cependant en neutraliser les effets.

Croton tiglium, 6° et 12° dilution. Dulcamara.

Cuprum metallicum, 6°, 12e et Belladona, china, mercurius, so-

30* dilution. lubilis.

Digitalis purpurea, 12*3 et 30« dilut. Opium.

Drosera rotundifolia, 15° dilution. Camphora.

Dulcamara, 3°, 12° et 30° dilution. Capsicum et camphora.

Euphrasia officinalis, 30° dilution. Camphora.

Ferrum magneticum, 3e dilution. Inconnu. Rhus peut être utile.

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