‹ Formulaire homoeopathique; ou, Guide pathogénétique usuel pour traiter soi-même les maladiesChapitre 179 sur 298 · PHTHISIE PULMONAIRE · texte numérisé non relu

PHTHISIE PULMONAIRE

la tête, à la poitrine ou au creux des mains pendant le sommeil.

La présomption sera plus forte, si l'individu est d'un tempérament lymphatique, avee poitrine étroite, omoplates saillantes, rougeur vive de pommettes.

Traitement.

Calcarea carbonica, 30 dilution . • 6 globules. Eau 90 grammes.

Sulfur, 30e dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Alterner ces deux médicaments, de deux en deux jours (c'est-à-dire, en laissant entre la prise de chacun d'eux un jour, pendant lequel on ne prend pas de remède), à la dose d'une cuillerée à dessert matin et soir.

Ces deux potions achevées, on leur laisse huit jours d'action, au bout desquels on les redonne,, mais à la 100* dilution ; puis, les laissant agir ensuite quinze jours au lieu de huit, on les fera prendre à la 200e dilution, une cuillerée matin et soir, tous les quatre jours seulement en les alternant.

S'il survenait un crachement de sang, on suspendrait

provisoirement Calcarea et Sulfur, et l'on prescrirait :

Ipéca, 6e dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée, trois fois par jour.

Une fois l'hémoptysie arrêtée, on redonnera Sulfur et Calcarea.

Si la diarrhée devenait très - abondante , avec chute rapide des forces, on prescrirait :

China, 6* dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Acidum phosphori, 6° dilution. ... 6 globules. Eau 90 grammes.

Doses. — Alterner ces deux médicaments (un jour de l'un, un jour de l'autre), à la dose d'une cuillerée matin et soir.

La diarrhée cédant, on reviendra à Calcarea et Sulfur.

S'il survient des ulcérations au larynx, on fera prendre exclusivement :

Carbo végéta bllls, 30° dilution .... 7 globules. Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée matin et soir.

Revenir à Calcarea et Sulfur, après la prise de celte potion.

Soutenir les forces par une bonne alimentation, renouveler l'air de la chambre du malade, et entretenir une grande propreté autour de lui.

Bien que l'on ait cité des cas de guérison de la phthisie pulmonaire tuberculeuse, je la regarde comme une maladie incurable, malgré le traitement rationnel le mieux suivi. Peut-être trouvera-t-on un jour le moyen de la combattre ou d'en empêcher le développement (1).

On voit aussi se former chez les enfants des abcès dans les poumons à la suite de fièvres éruptives ou typhoïdes ; mais ils ne sont pas la conséquence d'un développement des tubercules, et occupent rarement, pour ne pas dire jamais, le sommet ou lobe supérieur de ces organes, lieu où la tuberculisation s'établit de préférence ; ces abcès, produits par suite d'une inflammation aiguë des organes de la respiration, ne présentent nulle trace de tubercules, et se guérissent, d'après M. le docteur Teste, au moyen de

(1) Voir Feuillet, Note sur la phthisie pulmonaire en Algérie, Paris, 1855. — Hoffmann, La phthisie pulmonaire, Paris, 1877. — Fonssagrives, Thérapeutique de la phthisie pulmonaire, 2e édition. Paris, 1877, in-8°.

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