ART. 2. — APPÉTIT DÉPRAVÉ, OU MALACIE ET PICA
Cette maladie occasionne une telle dépravation du goût, que ceux qui en sont atteints mangent, ou désirent manger ou boire des substances non usitées comme aliments, mais qui cependant contiennent des principes nutritifs (nourrissants), tels que des rats, du cheval, de la chair humaine, des punaises, poux ou araignées, etc. ; ou bien, boire de l'encre, de l'eau bourbeuse, de l'urine, etc. : dans ce cas, on dit qu'il y a malade (mollesse) ; ou bien l'appétit convoite des objets qui n'ont rien d'assimilable, tels que du charbon, de la craie, de la terre, etc. ; dans ce second cas, on dit alors qu'il y a pica.
Les femmes enceintes et les filles à l'époque de la puberté y sont sujettes.
Traitement.
On prescrira d'abord, surtout si Ton a affaire à des
(1) Comparez Jahr, du Traitement homœopathique des maladies de la digestion, Paris, 1859.
individus au teint et aux cheveux bruns, au tempérament colérique, irritable, et sujets à la constipation :
IVnx vomlca, 10° ou 12e dilution. . . 7 globales. Eau 120 grammes.
Brjonla, 12o dilution 7 globules.
Eau 120 grammes.
Doses. — Une cuillerée matin et soir, en les alternant (un jour l'un, un jour l'autre).
Si la guérison se fait attendre, ou que ces deux médicaments n'aient produit nulle amélioration, on prescrira :
Nitrl aeldnm, 30° dilution 7 globules.
Eau 120 grammes.
Doses. — Une cuillerée matin et soir.