‹ Formulaire homoeopathique; ou, Guide pathogénétique usuel pour traiter soi-même les maladiesChapitre 28 sur 298 · SUETTE MILIAIRE · texte numérisé non relu

SUETTE MILIAIRE

Les deux médicaments de fond, qui embrassent presque tous les symptômes de la suette, sont :

Arsenlcam album, 10e ou 30e dilution.

Sambneoi ntgra, 6e ou 10* dilution.

Ceux intercalaires sont :

Aconitum et Belladone, 42* dilution.

M. Alexis Espanet (1) recommande Y Aconit. Nous allons donner les indications nécessaires à leur emploi.

On administrera, au début de la maladie :

Aconitmn, 12* dilution 6 globules.

Doses. — Une cuillerée de quatre en quatre heures, jusqu'à prise entière de la potion.

S'il y a diarrhée, on prescrira :

Arsenleom album, 40« dilution ... 6 globules. Eau 90 grammes.

S'il y a agitation, cris, anxiété, tressaillements des membres :

Arsenfcnm album, 30* dilution ... 6 globules. Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée de trois en trois, ou de quatre en quatre heures.

S'il survenait du délire dans le cours du traitement, avec rougeur ou pâleur de la face ; yeux fixes et étincelants ; que le malade voulût s'enfuir de son lit ; ou bien qu'il y eût visions de choses imaginaires, on suspendra les autres remèdes, et l'on donnera :

(1) Alexis Espanet, Traité méthodique de matière médicale et de thérapeutique. Paris, 1864, p. 42.

Belladona, 12» dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, de deux en deux heures.

Le délire passé, on reprendra le traitement interrompu.

Après avoir donné Arsenicum, pendant vingt-quatre ou quarante-huit heures, si les symptômes s'amendent (diminuent), on le continuera en reculant l'intervalle des doses. Si les sueurs persistent avec l'oppression, on suspendra l'usage à? Arsenicum, et on donnera :

Sambucus, 10e dilution 6 globules.

Doses. — Une cuillerée de trois en trois heures.

On donnera alternativement Arsenicum pendant vingtquatre ou quarante-huit heures, et Sambucus (si les sueurs persistent) pendant le même espace de temps.

La suette ne résiste presque jamais à ce traitement.

« Observation. Le 17 mars 1856, je fus appelé pour « l'enfant du sieur Petitot, employé aux ateliers de « MM. Guyon frères, à Dôle. Cet enfant, âgé de douze c ans environ, présentait les symptômes suivants : décu- « bitus dorsal, avec prostration générale des forces ; face « décomposée ; la peau du visage offre une teinte plom- « bée ; les yeux, renfoncés dans la voûte orbitaire, sont <r éteints et mats ; il semble qu'une couche de fumée en « obscurcisse la cornée transparente ; le pouls est à € peine sensible, ses battements ne sont que des oscilla- « tions ; la peau est baignée d'une sueur froide, exhalant « une odeur sans nom. L'enfant a été ou a dû être ad- « ministre, d'après ce qu'un des parents m'a dit. Le « malade laisse échapper de sourds gémissements et < semble insensible aux objets extérieurs ; les lèvres sont « noirâtres, la langue est sèche, fendillée ; il y a de la

c diarrhée, mais elle est peu abondante. La face porte « dans son ensemble un cachet de stupeur et d'hébétude ; « enfin le cou, la poitrine et les .bras sont couverts de pe- « tiles vésicules perlées, semblables à la miliaire blanche.

c Les sueurs sont excessives et l'oppression des plus t vives ; on regarde l'enfant comme perdu.

« Sans trop d'espoir, je dois l'avouer, je prescrivis : c Arsenicum, 30e dilution (à cause de la prédominance € des symptômes ataxiques et nerveux), une cuillerée de c trois en trois heures. Au bout de huit à dix heures, surc vint du délire, qu'une seule cuillerée à café de Belladona « fit cesser, et l'on continua Arsenicum.

c Enfin, Sambucus fut administré au malade, pour disc siper les sueurs et le peu d'oppression qui étaient res- « tées, et lorsque la desquamation arriva, le malade était c en pleine convalescence. »

S'il restait de la faiblesse après la guérison, on donnerait :

China, 30« dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée, matin et soir, pendant trois jours.

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